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Tome 6 : Le ministère de la peur
 

Horologiom, tome 6 : Le ministère de la peur

 
 

Résumé

Horologiom, tome 6 : Le ministère de la peurAfin d'acceder au résumé de Horologiom, tome 6 : Le ministère de la peur, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Horologiom, tome 6 : Le ministère de la peurAttention, cet album n'a absolument rien à voir avec les cinq premiers tomes. Horologiom est ici le théâtre d'une intrigue policière, on n'aborde absolument pas du tout le côté psychologique et philosophique qui était développé dans le premier cycle. Ici, c'est l'un des habitants de la ville, le Major Meursy, qui est chargé de l'enquête sur l'assassinat d'un de ses seconds. Je suis assez heureux de retrouver cet environnement, qui avait fait ma joie dans les premiers tomes : l'architecture et les véhicules et jusqu'au plus petit détail "mécanique" étant parfaitement bien trouvé ; faisant preuve d'une bonne dose d'imagination. J'ai également apprécié aller un peu plus loin dans l'organisation sociale de ce monde, le premier cycle ne laissant au final que peu de place aux quidams et aux anonymes pour se concentrer sur une petite dizaine de personnages, au point que l'on pouvait parfois se demander où était passée la population. Ici, rappelée en deux pages au début d'histoire, puis développée sur toute l'intrigue, l'auteur s'amuse à nous dévoiler toutes les turpitudes et toutes les machinations auxquelles se livrent les uns et les autres dans cette atmosphère. Ce qui ne gâche rien à l'affaire, c'est que l'enquête est plutôt bien menée et la fin se révèle suffisamment ironique et cynique pour être aoppréciable.

Cet album avait donc tout pour me plaire : il reprend un environnement intrigant et bien foutu, il sort totalement de toute cette réflexion à laquelle Sach, Mariulo et les autres étaient soumis, pour se diriger vers une enquête policière plutôt bien menée, qui se permet également quelques traits d'humour (et notamment des jeux de mots). Les personnages sont également fort bien imaginés, et notamment les seconds rôles : Rubik et Kub (Rubik's Cube ?), le docteur Doke, ou encore Vermou, tous sont crédités de caractères propres et de bouilles adaptées.

Et pourtant, je reste mitigé au moment de donner mon avis. Parce que pour moi, cet album manque de cohérence avec le monde d'Horologiom que nous avions découvert. Rappelez-vous, c'était un monde où les humains étaient dotés de clés mécaniques sur la tête, clés qu'il fallait remonter régulièrement pour éviter que la mécanique humaine ne tombe dans l'animalité (associée, dans cette caricature de dictature, à la liberté de pensée). Dans cet album, on apprend que plus vous étes remontés, et plus cela permet de gravir les échelons dans la société. Et c'est là que le bât blesse un peu : dans cette société, il n'est pas censé y avoir de meurtres, d'une telle ambition, d'une telle machination au plus haut niveau. En effet, tout cela relève de l'"animalité" qui n'a justement pas sa place dans cette société. J'y vois un manque de cohérence d'autant que Meursy semble se moquer de monter ou non dans la hiérarchie, il semble dédaigner les "remonteurs" alors que compte tenu du poste qu'il occupe, il devrait justement être un de ces pantins qui acceptent l'ordre établi. Heureusement, les dernières pages viennent remettre de la cohérence dans le personnage du Major.

En conclusion, cet album a l'avantage de nous faire découvrir le monde d'Horologiom de façon différente, plus intime, plus poussée. Mais ce faisant, la particularité de cet environnement est un petit peu dénaturé car forcément, pour développer ce type d'intrigue, il faut faire appel à l'animalité qui n'a justement pas droit de cité dans ces murs, et surtout pas chez les personnages principaux de cette histoire.

J'étais parti pour mettre un 4/5, mais ce manque de cohérence freine un petit peu l'enthousisame (d'autant d'ailleurs, que la chute de l'intrigue policière est un peu téléphonée et sortie du chapeau on ne sait trop comment). Pour les dessins, si vous avez aimé les 5 tomes de la série mère, vous aimerez celui-ci, d'autant que la diversité des personnages et de leur "look" apportent un plus certain au récit.


Chronique rédigée par gdev le 07/06/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Septembre 2011

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Horologiom, tome 6 : Le ministère de la peur, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 6 2014
   

Je me suis procuré ce tome 6 qui faisait défaut à ma collection, bien qu'il n'ait rien à voir avec le premier cycle, puisque ce dernier tome est en fait un one shot. Attention je dis dernier tome, mais dès demain ce ne sera plus le dernier...

Donc cet épisode est une grande enquête policière qui a lieu dans le contexte d'Horologiom. On y retrouve, pour mon plus grand plaisir : les décors, les habitants, les machines et le système politique dictatorial hyper réglementé, religieux et hiérarchisé qui font le charme d'Horologiom. On s'aperçoit avec bonheur que l'imagination de Fabrice Lebeault et toujours au rendez vous et que la colorisation, même si elle a un peu changé, reste très chouette et colle parfaitement avec l'ensemble de la série. Et c'est tant mieux car ce décor prête a analyser un peu plus en profondeur les rouages de cette société qui faisait penser au "meilleur des mondes".

Si l'enquête et l'histoire sont bien fichues et prenantes, on se demande comment il est possible que des meurtres, des criminels et surtout le service faisant office de police (le SVP) peuvent exister dans cette société où tout semble ascéptisé.

C'est le seul point qui m'a gêné, le reste m'a emballé, j'aime beaucoup tout le reste, l'humour omniprésent sous forme de dérision inclus.