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Tome 1 : L'homme sans clef
 

Horologiom, tome 1 : L'homme sans clef

 
 

Résumé

Horologiom, tome 1 : L'homme sans clefAfin d'acceder au résumé de Horologiom, tome 1 : L'homme sans clef, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Horologiom, tome 1 : L'homme sans clefA la lecture des premières planches, je me suis d’abord dit : «Encore un univers utopique dans lequel un système coercitif va être mis à mal par un héros venu d’ailleurs…» Bref, l’album me semblait tomber d’emblée dans un tel déjà-vu que c’est avec les pieds de plombs que j’ai continué la lecture.

Pourtant mon sentiment à la fin de l’album est assez différent. La sensation de déjà-vu est toujours là mais c’est avec enthousiasme que j’ouvre déjà le deuxième tome. L’intrigue, l’art de raconter de Fabrice Lebeault me plaît, m’a séduit, tout au long de l’album et son dessin, même s’il ne m’enthousiasme pas énormément est très agréable et son découpage irréprochable.

Un album qui ne renouvelle pas le genre mais inaugure en beauté une série qui donne envie d’être suivie.


Chronique rédigée par ArzaK le 21/08/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 100 (93,46 %)
  • 2 (1,87 %)
  • 5 (4,67 %)
  • Total : 107 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.80
Dépôt légal : Septembre 1994

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Horologiom, tome 1 : L'homme sans clef, lui attribuant une note moyenne de 3,80/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 12 2013
   

J'adore. Mais attention, si l'histoire est facile d'apréhension, il n'en est pas de même pour tout ce qui est décor, ambiance. Car Horologiom, surtout ce tome 1 qui est avant tout un tome d'introduction, c'est de la science fiction sans en être, où on frise le kitsch à chaque case.
Bien sûr, si vous avez vu le film Brazil de Terry Gilliam, la comparaison peut sembler facile. Entre notament les fonctionnaires qui exécutent machinalement leur travail dans cette société hiérarchisée et automatisée, et le passage sur le message transmit d'un fonctionnaire à un autre, on trouve déjà deux points communs entre les deux oeuvres.
Cependant si l'un jouait plutôt dans le registre comique, ici c'est plus dans un registre énigme et action que nous avons rendez vous.
Il y aurait beaucoup à dire sur toute la société créée par Fabrice Lebeault, que ce soit pour l'architecture où pour les automates, les robots, les machines volantes. C'est dense et très bien foutu.
Le dessin est d'ailleurs à la hauteur, c'est précis tout en étant très carré, pas de faute de perspective et des cadrages parfois en contre-plongée qui permettent une bonne immersion.
Encore une fois, j'adore, mais je ne suis pas sûr que cet univers plaise à tout le monde.

6 6 2012
   

C'est un monde sacrément intéressant qui nous est proposé là : un monde de machines, où out est organisé selon des règles de mécanique. Tout, y compris l'espèce humaine, qui dispose d'une clé sur le dessus de la tête, clé que des robots préposés à cette tâche sont censés remonter régulièrement et identifier ainsi les éléments défectueux. C'est donc un monde on ne peut plus huilé, on ne peut plus rigide. L'idée des ces êtres qui gardent toute leur part d'humanité tout en ayant été adapté à ce monde mécanique est assez ingénieuse et fait référence, à n'en pas douter, à tous ces régimes où la liberté de l'être humain est bridée. C'est assez subtile et j'ai bien aimé. Le reste est sans doute plus classique : que se passe-t-il lorsqu'un étranger, dépourvu de clé, débarque dans cette cité ? C'est le grain de sable qui gêne la machine qui va tout faire pour s'en débarraser, et c'est également une promesse de liberté, de diversité et de changement, pour tous ces êtres qui voient plus loin que le bout de la cléf qu'ils ont sur la tête, comme Sacharine.

Tout cela est bien introduit, même si l'immersion dans ce monde est un peu difficile d'accès. A ce stade je n'ai pas bien compris tous les rouages de cette société, avec un pouvoir civil et un pouvoir religieux, l'un étant le parrain de l'autre, et avec toute cette organisation bureaucratique qui sert on ne sait pas trop quoi. Ca reste quand même un peu difficile d'accès, car pour l'instant, il n'y a pas grand chose qui nous est donné pour expliquer comment marche ce monde, et les quelques explications distillées sont pour le moins obscures à ce stade.

Je trouve le dessin assez charmant, et l'ensemble fait bien écho à cette idée d'un monde uniformisé. Les robots (et notamment les remonteurs) sont dotés de physiques plutôt bien imaginés. En revanche, je mélange encore un peu les personnages, ceux avec des barbichettes notamment.

C'est donc un premier tome qui donne envie de se plonger à corps perdu, comme Manuelo, dans ce monde. Mais des éléments obscurs du scénario, un dessin parfois inégal et une colorisation peu relevée appellent tout de même à la prudence. Pour autant, je salue la belle originalité de ce premier tome.

Krypton :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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20 2 2010
   

Envoyée avec une maestria sans pareille par Fabrice Lebeault en 5 tomes époustouflants, Horlogiom en a défrisé plus d'un de sa sortie en 1994 jusqu'en 2000, date où parut le tome 5, clôturant en beauté une série tellement à part et forte de caractère que nombreuses ne s'en sont pas remis !

Bâti sur le thème du "Meilleur des Mondes", Horologiom fait dans l'anticipation désuète... paradoxal, non ? Ca veut dire quoi ? Que dans un monde inconnu et dictatorial, tout est régi au millimètre (plutôt à la milliseconde) prés par le Grand Rouage et ses hordes de soldats que l'on remonte comme des vieux jouets avec une grosse clef dans le dos. Le thème est futuriste, et a été abordé par une foule d'auteurs, bien sûr. Par contre, ce qu'apporte Lebeault, c'est un visuel d'une incroyable créativité, au travers d'études effarantes de machines/êtres au look plus mécanique qu'électronique, et c'est là que cette oeuvre prend toute sa valeur : soutenues par une ligne claire et un encrage non moins clair et ingénieux, les planches sont littéralement avalées et décortiquées par le lecteur, qui par ailleurs se délectera des carnets de croquis qui terminent l'oeuvre et dénotent chez l'auteur un esprit farfelu mais ordonné et foisonnant.

Dans cet univers remonté comme une pendule, un intrus débarque d'on ne sait où (jusqu'au dénouement très riche), et deviendra LE grain de sable dans les rouages bien huilés.

5 Tomes très forts, tous autant les uns que les autres, qui constitue l'une des plus belles séries parues chez Delcourt.

Fantastique...

24 11 2006
   

Horologion, c'est déjà une couverture intéressante nous présentant une architecture étrange, recherchée et un drôle d'objet volant non identifié. Les couleurs, gaies et contrastées, claquent dans l'œil.

L'intérieur est du même acabit, ce qui est plus une bonne surprise. Combien de couvertures aguicheuses nous ont déjà trompé par rapport au contenu ?
L'histoire pour sa part n'est pas en reste. L'idée saugrenue de cette ville où chaque habitant dispose d'une clef afin de remonter son mécanisme est sympathique. Nous retrouvons derrière un sujet classique, entre la manipulation mentale, les dictatures politiques, la liberté de penser, l'exclusion par la différence. Mais cela a le mérite de l'attaquer par un biais nouveau.
Le scénario est dynamique, bien ficelé, se lit sans peine, est clair, fluide.
Les personnages sont vite présentés, chacun est à sa place.
Le monde se découvre progressivement et les explications sont apportées au bon moment sans que l'on ait le temps de se poser les questions.

Vraiment un premier tome qui m'a plu.

7 2 2006
   

J'ai lu ce tome voilà bien des années, et mon achat récent de l'ensemble de la récit m'a donné l'occasion de me replonger avec délice dans l'univers mis en place par Fabrice Lebeault.

L'histoire part, comme le signale Arzak sur une base somme tout déjà vu de nombreuses fois : un personnage débarque dans un système oppressif et va mettre à mal celui-ci. Mais la narration de Lebeault, la psychologie de ses personnages et les mystères qui entourent le passé du héros parviennent à captiver le lecteur d'un bout à l'autre de ce premier opus. Lebeault à soigné la cohérence de son univers, et distille au fil de l'album des démonstrations des lois dictatoriales qui régissent le ville. Cette narration joue beaucoup sur la mise en place de l'univers, et permet un immersion facile du lecteur dansc et univers utopique.

Le dessin est vraiment très agréable, le trait fin et précis (mention spéciale aux différentes machines qu'on croise au détour des quartiers de la ville), le tout mis en valeur par une mise en couleur des plus réussies. Le découpage est vraiment maîtrisé, et contribue à la fluidité de l'action de cet album.

En bref un premier petit bijou dans cette série.

25 1 2006
   

L’arrivée d’un ‘étranger’ dans un monde inconnu et isolé, dont on ne peut a priori s’échapper, est un thème maintes fois exploité.

Ce premier tome nous fait découvrir un univers aussi étrange que fantaisiste, tant par son architecture que par ses habitants. L’auteur fait preuve d’une très grande inventivité dans la création des personnages, des moyens de locomotion et objets en tous genres. Au-delà de ce côté visuel très divertissant, il y a aussi beaucoup d’originalité dans les lois régissant Horologiom : des lois fondées sur la mécanique qui ont robotisé les citoyens et leur quotidien.

Reste à voir si l’intrigue sera suffisamment attractive par la suite.

Le dessin est pas mal du tout, bien que je trouve le trait un peu trop classique par rapport au côté extraverti du récit.

21 4 2005
   

"L'homme sans clef" est le premier tome de cette série créée par Fabrice Lebeault qui est à la fois aux commandes du scénario et du dessin (les couleurs étant assurées par Florence Breton). Et c'est une bonne entrée en matière.

Le rythme est assez lent et cet album ressemble à une grosse introduction. Mais là où beaucoup en souffriraient, ce volume se tient remarquablement parce que l'univers de Lebeault est aussi original que fascinant. Je n'avais pas lu depuis pas mal de temps quelque chose qui me paraisse aussi inventif.

Quelque part entre Terry Gilliam, Kafka et George Orwell, Lebeault tisse un imaginaire très séduisant d'une richesse peu commune. Les dessins, très réussis, servent parfaitement la cause de l'intrigue : il faut voir tous ces engins et ces bâtiments marqués par la mécanique d'Horologiom ! L'environnement est franchement soigné et permet au lecteur de pleinement s'immerger dans cette société délirante qui se dévoile au fur et à mesure de la lecture.

On a donc là la promesse d'une bonne série. Si l'auteur conserve cette originalité tout en se renouvelant et en faisant progresser son intrigue, on risque même d'avoir une oeuvre majeure. On verra bien. En tout cas, n'attendez pas pour découvrir cet album prometteur et attachant.

11 4 2003
   

Relecture de ce premier tome après une première découverte, il y a déjà un moment (à sa sortie).
Dans mon souvenir c'était vraiment vraiment bien, et en fait, j'ai quelques remarques à formuler maintenant :)
Le 1er tome est un album d'introduction, de présentation du monde d'Horologiom. On y découvre les remonteurs, les altruistes, etc... et surtout le mode de vie oppressée que supportent les habitants, qui doivent se faire remonter pour être déclarés aptes à la vie communautaire, comme une vielle bagnole qui passerait au contrôle technique...
Le monde imaginé par Lebeault est plutôt réussi, en tous les cas j'ai bien accroché. Ces robots portant un chapeau melon sont superbes, et l'univers imaginaire de l'auteur fourmille de détails sympathiques à découvrir.

Maintenant le héros arrive là par hasard, rien de répréhensible en soi (faut bien que le vieux procédé d'identification du lecteur à un des persos fonctionne toujours!) mais il n'est guère attachant ce petit mec tout maquillé sur la frimousse... En tant que lecteur je suis entré dans l'histoire sans problème mais ce héros ne me paraît pas être vraiment crédible ni avoir les épaules pour supporter ce statut.

Le dessin est en général superbe, avec des couleurs bien choisies, souvent dans le même ton en ce qui concerne la ville, ce qui renforce le côté totalitaire décrit. Par contre plusieurs planches sont franchements flous, ou du moins, leurs contours ne sont pas nets (je ne sais pas quel est le terme en langage pro :)) et c'est vraiment vraiment pénible. Oui, je sais ce n'est pas tout l'album qui est comme ça, c'est un taux très peu élevé de planches mais quand même ça gache le plaisir.

16 10 2002
   

Ce premier tome d'Horologiom est, il aut l'avouer, moyen à mon goût : sans plus ! Il ne fait qu'introduire l'histoire globale, Horologiom, sa société, son mode de fonctionnement etc. et au milieu de cela l'arrivé d'un "homme sans clef"...Bon, le problème de Lebeault c'est qu'il s'attarde souvent sur des choses sans importance ! Et de ce fait il ennuit légèrement le lecteur, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'à la suite de cet album je n'avais pas énormément envie de lire la suite ! IL a du mal à capter l'intention du lecteur, ses personnages sont froids, pas du tout attachants et mènent leur petit bonhomme de chemin, nous sommes les simples spectateurs ! Les débuts sont durs et il vaut mieux s'accrocher et continuer...un scénario un peu trop lourd à mon goùut !
Le dessin est pas mal du tout et montre d'ores et déjà une grande mâturité : des décors époustouflants et un effort d'imagination dans la technologie est fait...son trait est appréciable, claire et nette, on se régale !