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Tome 3 : L'ombre du doute
 

Holmes, tome 3 : L'ombre du doute

 
 
 

Résumé

Holmes, tome 3 : L'ombre du douteAfin d'acceder au résumé de Holmes, tome 3 : L'ombre du doute, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Holmes, tome 3 : L'ombre du douteIl aura fallu patienter quatre années pour découvrir ce troisième tome. Autant dire que ceux qui ont succombé au charme extraordinaire des deux premiers volets ont dû se ruer chez leur libraire ; on peut aussi espérer que cette nouvelle parution fera découvrir "Holmes" aux lecteurs qui étaient passé à côté de ce petit bijou dû au travail d'orfèvre de Brunschwig et Cecil.

Rafraichissons rapidement les mémoires : "Holmes" est bien une bande dessinée autour du fameux détective créé par Conan Doyle, mais qui se déroule après sa disparition aux Chutes de Reichenbach, après une lutte contre le professeur Moriarty. Le docteur Watson explore le passé de son illustre ami, découvrant de sombres secrets tus par les aventures rendues publiques. Brunschwig parle donc de Holmes tout en renouvelant génialement l'approche du personnage.

Dans ce troisième volet, enrichi par un cahier graphique qui permet de constater que les auteurs ont exploré de nombreuses voies avant de choisir un chemin pour leur récit, Watson et Wiggins sont séparés. Watson est à Pau, dans la demeure familiale des Holmes, afin d'en apprendre davantage sur son ami. Wiggins, resté sur le sol anglais, veut rencontrer un médecin atypique qui est lié à la famille Holmes. Le scénario alterne donc entre les lieux et les personnages, avec une fluidité qui ne surprend plus mais qui demeure admirable. Brunschwig a définitivement la maîtrise sur son univers et s'y promène, en même temps que le lecteur, avec la déconcertante facilité du maître des lieux - maître du mystère aussi, dont il est seul à détenir les clés. Ce nouvel album, plus épais, est sans doute moins riche en révélations mais les ambiances y sont toujours aussi soignées et crédibles.

Pour accompagner le lecteur dans ce passionnant voyage, Cecil continue à donner le meilleur de lui-même. Pour faire court : les planches sont somptueuses. Les couleurs sont des variations de gris, sauf quelques scènes que Cecil veut démarquer (par chronologie ou pour évoquer une autre réalité). On reste pantois devant la maîtrise graphique affichée. Élégance et précision se mêlent dans le trait - les crayonnés du cahier graphique permettent de mesurer, s'il en était besoin, le degré technique atteint par l'auteur.

Troisième épisode, troisième album indispensable. On espère vivement que la suite paraîtra plus rapidement, mais on souhaite surtout aux auteurs d'être pleinement reconnus pour cette bande dessinée d'exception qui se doit d'être sur vos étagères !


Chronique rédigée par Jean Loup le 20/07/2012
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.08
Dépôt légal : Juin 2012

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Holmes, tome 3 : L'ombre du doute, lui attribuant une note moyenne de 4,08/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

29 4 2017
   

On ne pourra que souligner la qualité graphique de ce nouvel album, dans la pleine lignée de ce que nous propose la série jusque-là. C’est beau, c’est fin, ca fourmille de détails qui rendent le tout très réaliste, et le choix de cette colorisation apporte une certaine douceur, tout en donnant un côté « d’antan » aux personnages et aux environnements. C’est d’une superbe précision, et c’est vraiment bien réalisé.

Sur le scénario également, on ne s’ennuie pas : Watson est en France, du côté de Pau, où il part à la rencontre de la nounou de Holmes, alors que Wiggins reste à Londres, tentant de retrouver le Docteur Parks, celui qui aurait connu l’étrange infirmière qui se trouve aux côtés des parents Holmes. Certes, à Londres, cette histoire autour des enfants des rues, puis de cette foule en colère ; et à Pau, ce passage dans cet hôtel, ont tendance à nous éloigner du centre du récit, mais tous ces éléments viennent tous apporter une éclairage supplémentaire sur la personnalité de Sherlock. A Pau, on apprend qu’il était peintre doué, mais également menteur patenté, et à Londres, la personnalité de Parks est des plus insaisissables : bienfaiteur de la communauté, mais également pédophile, et peut-être même Eventreur…. Si l’enquête en tant que telle de Watson et de Wiggins patinent un petit peu sur ces éléments qui semblent extérieurs au récit, mais qui finalement concourent à cette impression de forger, petit à petit, l’identité de Sherlock Holmes. Et puis, il y a quand même un superbe cliffhanger en fin d’ouvrage qui vient relancer toute l’intrigue. On s’amusera, dans tout cela, de ces personnalités diverses et variées, superbement croquées, que ce soit cette vieille propriétaire d’hôtel ou bien encore ces enfants des rues de Londres, qui ne pourront que renvoyer Wiggins vers son propre passé. De même, la personnalité de Watson est troublée par l’enquête qu’il mène sur son ami décédé, et ce trouble est bien palpable dans ses réflexions ou dans ses rêves.

"Holmes" est décidément une superbe série.

17 4 2013
   

Ce qui est avant tout très impressionnant dans Holmes ce sont les dessins, ils sont de toute beauté, chaque case est magique, les couleurs sont magnifiques également. Le « making of » de fin est pour cela très intéressant puisqu’il explique que des planches entières ont été recommencées car les cadrages ne favorisaient pas l’action ou n’allaient pas dans le sens du récit. Ma préférée reste avant tout cette page 12 avec le bateau amarré qui est vraiment magnifique, même si on ne peut pas passer à côté non plus de l’émeute qui est elle-aussi à tomber.

Bon cela dit, l’histoire, même si elle est passionnante, n’avance pas très vite. On se demande souvent où Brunschwig veut en venir. Je pensais, dans les précédents volumes que c’était le nombre de pages qui était en cause, j’avais tort, dans ce tome 3 les 48 pages ne suffisent pas à insuffler du dynamisme. Watson ou Wiggins ont bien l’air de piétiner dans leur enquête (mais en est-ce une ?)
Quand on sait qu’il a fallu 4 ans entre ce tome et le précédent, on peut se demander aussi si l’attente n’y est pas pour quelque chose.

En tout cas c’est au moins à lire pour les dessins, pour le récit aussi qui pourrait vous intéresser.

14 8 2012
   

Le dessin, oui...irréprochable, mais l'action est d'une lenteur désespérante. Il ne se passe rien ou presque au bout de ces 44 planches qui ne nous ont rien appris.
Certes, la présentation est, une fois de plus impeccable, chaque vignette, chaque planche sont fignolées à l'extrême. Il y a énormément de travail sur le graphisme. L'excellent supplément d'explication accompagnant cette première édition est là pour nous le rappeler en nous apportant des détails sur la genèse de cet album. Oui, mais voilà.... , on reste sur notre faim sur la construction scénaristique où l'impression qui domine, parvenu à la dernière page est que l'auteur ne nous a rien dit... qui valait la peine, tout au moins rien révélé de tangible. L'action peine à trouver son chemin, à moins que l'auteur ne sache pas lui-même où il veut nous emmener (panne d'idée sur le scénario ?)Allez, je jugerai la qualité d'ensemble positive voulant croire qu'il ne s'agit que d'un petit coup de mou . Pas facile d'inventer une suite crédible au personnage fétiche d'Arthur Conan Doyle.....et de se pencher sur ses zones d'ombre. Il a fallu quand même 3 ans pour accoucher de cet album et le résultat........prouve la difficulté

9 8 2012
   

Quatre ans après le deuxième volet, Luc Brunschwig ("Lloyd Singer", "Le Sourire du Clown", "Urban", "Car l'Enfer est ici", "Les enfants de Jessica", "La mémoire dans les poches"), et Cécil ("Le Réseau bombyce") poursuivent avec brio cette revisite du personnage de Sir Arthur Conan Doyle. Débutant l’intrigue après la mort de ce mythe de la littérature mondiale aux chutes de Reichenbach en 1891, c’est à travers le personnage du docteur Watson que l’auteur fait revivre le détective de légende. Au fil des pages de cette enquête post-mortem, Luc Brunschwig remet lentement tout en cause et part à la recherche du vrai visage de Holmes.

L’enquête sur la mort de Sherlock Holmes poursuit dorénavant deux pistes parallèles, l’une en France et l’autre à Londres. Après la visite du manoir familial des Holmes et la rencontre avec Siger Holmes, le père de Sherlock, Wiggins explore la piste de l’infirmière qui s’occupe du vieux, tandis que Watson part en France sur les traces de la nourrice de l’illustre détective. Si la première enquête permet d’en apprendre plus sur le passé du protégé de Sherlock et de découvrir un nouveau personnage charismatique en la personne du docteur Dudley Parks, la seconde est ponctuée d’un rebondissement plus qu’intéressant. Alternant les lieux et les personnages, distillant minutieusement quelques flashbacks afin de lever le voile sur le passé des protagonistes et allant même jusqu’à partager certains de leurs cauchemars, Luc Brunschwig peaufine ses personnages et parsème son récit d’indices et de révélations étonnantes. Tout en livrant une enquête prenante, évoluant sur un rythme lent et faisant preuve d’une fluidité à toute épreuve, Brunschwig continue de soigner le développement psychologique des différents personnages. Après le docteur Watson, le professeur Moriarty, l’intrigant Mycroft et le caractère bien trempé de Siger Holmes, ce sont maintenant Wiggins et le docteur Parks qui sont à l’honneur. Le fait de développer la psychologie des proches de Holmes permet d’ailleurs de mieux cerner la personnalité complexe du célèbre détective et d’en apprendre plus sur son passé. En creusant le mystère qui entoure le héros de Conan Doyle, Brunschwig rend non seulement hommage à son créateur, mais parvient également à faire revivre Holmes au détour de chaque case de cet œuvre qui se déroule pourtant après sa mort.

Si la folie menaçait de s’emparer de Sherlock avant sa chute dans les eaux de Reichenbach, le dessinateur de cette saga est probablement également un grand malade. Ses planches sont époustouflantes de réalisme et font preuve d’un souci du détail que l’on soupçonne maladif. Certains passages, comme l’arrivée à Bordeaux ou les émeutes londoniennes, sont à tomber par terre. Notons au passage que ce soulèvement populaire permettra à Wiggins de croiser un certain Cavendish, les auteurs ne précisant pas s’il s’agit là des ancêtres des deux futurs ténors de l’équipe Sky du Tour de France 2012. Sinon, blague à part, Cécil est un surhomme qui parvient à baigner ce récit dans une atmosphère unique. Les jeux d’ombres sont à nouveau splendides et ces vignettes qui semblent issues d’un vieil album photo plongent le lecteur dans une ambiance rétro qui colle parfaitement à l’Angleterre Victorienne d’antan. Si certains auront probablement le culot de se plaindre du temps qui sépare chacune des parutions de cette saga, je ne peux que m’incliner devant le résultat en disant MERCI. Le cahier graphique réservé à la première édition ne fait d’ailleurs que confirmer que cet album est le fruit d’un travail d’orfèvre et que tout bédéphile qui se respecte se doit de remercier les auteurs à genoux pour la qualité impayable de cette œuvre.

Respect messieurs !

28 7 2012
   

Même si j'ai eu un petit coup de mou avec le second volume, alors que le premier m'avait schotché, il n'était raisonnablement pas pensable de lâcher la série.
Parce que Conan Doyle et son héros sont mythiques, et surtout parce que cette libre adaptation est somptueuse. Je défie quiconque de ne pas tomber en pâmoison devant les planches de Cécil.
Et pour mon plus grand plaisir, j'ai retrouvé la passion qui s'était un peu estompée à la lecture du précédent volume.
L’enquête reprend toute sa force, et surtout un rythme narratif à nouveau haletant.
Le mystère s'épaissit encore, les personnages avec lesquels ont est familiarisé continuent à prendre en épaisseur et ceux qui apparaissent sont également pittoresques.
Deux scènes me semblent atteindre un zénith : celle du rêve (ou plus exactement du cauchemar de Watson) et celle de l’émeute provoquée par une autopsie réalisée sur le cadavre d'un bébé, dont la mise en page est ahurissante.
Comme cette première édition contient un cahier graphique, on se sent privilégié d'avoir accès à la genèse de quelques planches, car disposer de l'analyse des auteurs et de leurs explications sur les options qu'ils ont retenues ou écartées est un plaisir qu'aucun amateur ne négligera.
On est désormais à peut près à mi-chemin de cette saga prévue en neuf chapitres, et on se dit vivement la suite ! En espérant ne pas devoir attendre à nouveau 4 ans, mais Londres ne s'est pas construite non plus en deux jours !!!