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Tome 1 : Holmes (1854-1891?)
 

Holmes, tome 1 : Holmes (1854-1891?)

 
 

Résumé

Holmes, tome 1 : Holmes (1854-1891?)Afin d'acceder au résumé de Holmes, tome 1 : Holmes (1854-1891?), merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Holmes, tome 1 : Holmes (1854-1891?)Avec Luc Brunschwig au scénario, Cécil au dessin et Holmes comme sujet, tout est réuni pour clore en beauté cette défunte Collection 32 avec un ultime premier tome en format souple qui fait office de preview de luxe avant la sortie en format cartonné de cette série prévue en 4 tomes de 64 pages.

En revisitant l’histoire de Sir Arthur Conan Doyle, Luc Brunschwig s’attaque à un mythe de la littérature mondiale. En débutant l'intrigue après la mort de Holmes aux chutes de Reichenbach en 1891, c’est à travers le personnage du docteur Watson que ce virtuose du scénario va faire revivre ce détective de légende, pour au fil des pages remettre lentement tout en cause.

Alors que le génie de Sherlock Holmes avait tendance à le faire sombrer dans la folie, celui de Brunschwig nous livre un début de récit déjà bien palpitant, tout en développant en finesse la psychologie des différents personnages. Du docteur Watson qui commence à douter de son ami Sherlock Holmes, à la dualité opposant Sherlock Holmes à son grand ennemi le professeur Moriarty, en passant par l’intrigant Mycroft Holmes et le détective Wiggins, Brunschwig laisse suffisamment de place à chacun de ses personnages afin de pouvoir faire évoluer l’intrigue dans plusieurs directions par la suite.

Au niveau du graphisme, à l’aide d’une colorisation en teintes de gris-bleuté et de jeux d'ombres splendides, Cécil nous livre un style très différent par rapport au "Réseau Bombyce" (dont on attend d’ailleurs impatiemment la conclusion) et parvient à nous plonger dans une ambiance rétro qui colle parfaitement à l'Angleterre Victorienne. Un graphisme très esthétique que l’on peut également contempler dans le "Making-of de Holmes".

Bref, un début de série très prometteur et pas besoin de s’appeler Watson pour comprendre qu’à 4,90 Euro ce n’est pas cher payé pour se faire une idée sur cette série en attendant la version cartonnée du mois d’août.


Chronique rédigée par yvan le 11/12/2006
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.29
Dépôt légal : Avril 1999

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Holmes, tome 1 : Holmes (1854-1891?), lui attribuant une note moyenne de 4,29/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 3 2017
   

Sherlock Holmes et James Moriarty forment un couple pas comme les autres : ce sont des grandes figures, la première incarnant la justice, l’analyse, l’investigation, et le deuxième le banditisme, la science mise à profit pour le mal. Deux figures très différentes qui s’affrontent sempiternellement, comme si les deux, bien que très différents, avaient besoin de l’autre pour exister. Avec ce premier tome, et avec quelques questions posées en préambule, Brunschwig tente de nous faire comprendre la véritable nature de ces protagonistes, ayant tous les deux perdu la vie dans un ultime combat. Dès ce premier tome, le style est donné : on va parcourir les époques, et chacune d’entre elles va nous permettre de mieux cerner ces deux personnages, remettant tantôt en cause leur existence, et tantôt assumant leurs différences mais dans une vision un peu différente de celle à laquelle on est habitué. On commencera ainsi avec un chapitre situé en 1891, juste après la mort de Sherlock, où le fidèle Watson commence à découvrir la nature de celui qui fut son ami, et en deuxième partie d’ouvrage, on se retrouvera en 1844, soit 10 ans avant la naissance du détective, où on découvrira la rencontre entre les parents de ce dernier. Le récit dépoussière l’image laissée par Sherlock et avec un habile jeu de questions/réponses, nous fait avancer dans notre compréhension de ce qu’a bien pu être ce personnage. Un Sherlock qui l’on pourrait penser abîmé par les révélations qui sont faites ici, mais qui en fait révèlent les failles du personnage, qui le rendent d’autant plus humain. Le parti pris est assez intéressant, et surtout traité avec suffisamment de subtilité pour qu’on y croie : ce n’est pas juste un récit qui a décidé de se faire la peau d’une haute figure victorienne, gratuitement. Non, le récit est patient, et convaincant, et fait vaciller les certitudes du lecteur. Dans cet album, la première partie permet de présenter le propos de cet ouvrage et c’est la partie que j’ai préférée. La seconde, qui nous présente l’année 1844, me semble plus éloignée du sujet, mais cette partie ne demande qu’à être davantage étayée puisque l’on devine que la personnalité des parents Holmes expliqueront en partie la névrose, ou non, du Sherlock que l’on connaît.

Le traitement graphique est soigné, doux, sombre, et très réaliste. On adhère d’autant plus à ce récit que le trait est fin et réaliste. A noter enfin que si la première partie est traité dans une monochromie grise plus ou moins appuyée, la second bénéficie de la couleur : dans un cas comme dans l’autre, le dessin est superbement expressif, et on ne perd rien de la violence des sentiments, de la sincérité du frère Mycroft, des doutes de Watson, de la joie de ces jeunes filles dont l’une d’entre elles est appelées à devenir Mme Holmes mère.

On aurait pu imaginer, dans les premières pages, que l’auteur cherche gratuitement à détruire un monument. Au contraire, avec ce premier tome, il nous promet d’en faire une visite guidée sous un angle un peu différent, pour qu’on l’apprécie de façon différente. Et c’est superbement bien fait, que ce soit au niveau de l’idée, de la narration, ou du graphisme.

30 3 2013
   

J'avais entendu du bien sur cette série et puis Brunschwig j'adore donc je me suis penché sur la question.

C'est trés réussi autant sur le dessin bien particulier avec ses teintes un peu bleutés, qui fait à la fois très réaliste et ancien, que du côté scénario. Brunschwig nous relate l'histoire après la mort de Sherlock Holmes, on y retrouve donc tous les éléments de l'univers de ce dernier. Watson, Moriarty, la drogue qui aurait pu faire passer Holmes du côté de la folie.
Pour le moment c'est une histoire rondement menée qui privilégie l'intellec à l'action mais qui ne laissera personne indifférent je pense.

Une petite critique tout de même qui a bien failli faire passer ma note à 3.5, 32 pages c'est vraiment très court pour se faire une opinion. A la fin de ma lecture je me demandais s'il ne manquait pas des pages à la BD. J'espère que les prochains tomes seront plus conséquent, que je n'ai pas l'impression de rester sur ma faim.

En tout cas ça ne fait que confirmer tout le bien que je pensais de Luc Brunschwig.

1 7 2012
   

Ah le bel album !

Le titre de la série se résume à un nom de famille. Et le personnage qui l'a porté l'a rendu si célèbre que son prénom, encore plus identifiable, est passé sous silence. On prend ainsi de la distance, comme avec ces personnes qu'on n'appelle pas par leur prénom, et l'album prend des allures de dossier estampillé au patronyme de celui sur lequel ont porté les recherches.

La fascination pour le détective créé par sir Arthur Conan Doyle ne s'est pas démentie plus d'un siècle après la publication de ses aventures. Sherlock Holmes est une figure de la culture collective, un nom de détective qui s'impose dès qu'il faut faire référence à ce type de personnage (plus encore qu'Hercule Poirot). Luc Brunschwig joue donc sur une figure connue de tous mais décide d'en renouveler profondément l'approche. L'album débute ainsi peu après la disparition du détective, qui serait mort en 1891 face à Moriarty, laissant un Watson désemparé et une Angleterre endeuillée. Le scénario joue à la fois sur les révélations autour de la personnalité de Holmes et sur une enquête assez palpitante que Watson doit mener sans son illustre ami.

On n'en dira pas davantage sur l'intrigue, pour se contenter de souligner que c'est remarquablement mené. On est d'emblée pris par l'ambiance de l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, par les dialogues soignés comme par des personnages que Brunschwig rend attachants avec une facilité qui ferait rêver bien des auteurs. Et Cecil, en charge du dessin et de la mise en couleurs, se montre à la hauteur du scénario. Les planches sont tout bonnement somptueuses. Les teintes grises et l'élégance minutieuse du trait font merveille, happant le lecteur qui se régale visuellement.

J'étais passé à côté de l'album, que je découvre au moment où le troisième tome vient de sortir. Un seul conseil : jetez-vous sur cet excellent début de série, prometteur comme rarement.

1 5 2012
   

C'est avec "Après la guerre" que j'ai connu cette très belle et atypique collection 32 de Futuropolis. De la qualité pour un prix inversement proportionnel au grand format, ça mérite un grand coup de chapeau.
Et comme les romans de Sir Arthur Conan Doyle m'ont aussi amené leur lot d'heureuses lectures, je n'ai pas hésité un instant face à cet album.
Le fait qu'il soit plébiscité par les lecteurs de Coinbd ne relève bien évidemment pas du hasard. Tout y est pour construire une intrigue digne du légendaire enquêteur. Sa mort elliptique, le rôle de son frère, celui de Moriarty qui est au centre de toutes les questions et bien sûr la figure du Dc Watson, complètement perdu et rongé par la culpabilité suite à la perte de son ami. Voici donc de solides bases pour partir à notre tour, ironie du sort, sur la piste du légendaire Holmes... Ajoutons l'excellence des textes et la délicieuse apparition de Conan Doyle himself, et nous voici définitivement tombés sous le charme de ce récit.

Un mot des dessins de Cecil : fins et précis, dont la minutie s'applique aussi bien aux costumes qu'aux décors. Quant à la mise en couleurs, quasi monochrome et tournant autour d'un bleu/gris/vert du plus bel effet. Ce n'est certes pas très varié, mais cela colle parfaitement à l'ambiance de cette "veille" Angleterre et finit de scotcher le lecteur.

Un album qu'on ne peut que conseiller fortement, et qui ne devrait décevoir personne, et encore moins les fans du detective.

20 3 2010
   

Le premier chapitre de Holmes est le chant du cygne de la Collection 32 dont les séries ne paraîtront plus maintenant qu'en album intégrale cartonné. Et quel chant du cygne ! Sans conteste la série que j'ai le plus appréciée de la collection.

Le graphisme attire l'oeil dès le départ. Superbe, il bénéficie d'une colorisation en teintes de gris-bleuté qui lui donne une vraie atmosphère et une vraie beauté. De très jolies planches, travaillées, lisibles et esthétiques, et une belle lumière qui plonge dans l'ambiance rétro de la fin du 19e siècle.
Si j'avais un maigre reproche à formuler sur l'aspect visuel de cette BD, ce serait sur les quelques écritures manuscrites qui parsèment le récit et sont parfois un peu ardues à lire même si elles ajoutent au côté réaliste de l'intrigue.

Le scénario m'a plongé dès les premières pages dans l'histoire. Je me suis vraiment pris au jeu, retrouvant l'ambiance des meilleurs Sherlock Holmes à base de dialogues, d'un peu d'action et de beaucoup d'observation et déduction. Très prenante et mystérieuse, l'intrigue a en outre le mérite d'être très dense. Les 32 pages de chaque tome m'ont paru aussi intenses qu'un album d'une soixantaine de pages. Et je demande absolument à savoir la suite.

Vraiment je suis conquis tant par le scénario, intelligent et captivant, que par le graphisme excellent.

Evy :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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20 3 2010
   

Etant fan de Sherlock Holmes et très fidèle au roman, je n'ai jamaus pu lire une seule BD adaptée des livres. L'hypothèse de la vie cachée de ce personne déscrit dans ce livre mais semble concevable et même passionnant. J'attends les autres tomes avec impatience.
J'adhère totalement au graphisme et au dialogue. Je le conseille particulièrement aux fan de SH!