Afin d'acceder au résumé de Herakles, tome 1, merci d'activer Javascript.
Un album véritablement réussi sur le plan esthétique, nanti d'un dessin aussi racé que maîtrisé, qui propulse le lecteur aux côtés d'Héraklès, au moment où il débute l'accomplissement des douze travaux. Le trait est incisif, la couleur possède la lumière des régions méridionales, l'ambiance des légendes grecques est donc bien là.
Reste que si l'aspect graphique est une très belle réussite, le scénario finit par lasser, tellement la structure est répétitive et ne permet pas véritablement de faire évoluer le héros.
Malgré tout, le dessinateur-scénariste parvient à faire parfois dépasser à son personnage le statut de brute épaisse sans cervelle, et à mettre en scène l'humanité et la sagesse qui sommeille en lui, même si cette dernière est plus souvent en sommeil qu'autre chose. Reste qu'on apprécie de découvrir un personnage entier, simple et non exempt de défaut. Mais un personnage qui sait aussi se contenter de peu.
Dommage également de ne s'appuyer que sur cette partie de la vie du héros, et de ne pas forcément contextualiser comment il en est arrivé là, ce qui ne permet pas de véritablement comprendre le personnage et ses objectifs, ni ceux des autres protagonistes. Un choix qui peut se comprendre au vu du matériau de base, mais qui plombe un peu l'intérêt de l'album, qui ne parvient à surprendre qu'épisodiquement le lecteur par la psychologie de ses personnages.
J'attends malgré tout la suite, au moins pour avoir le plaisir de retrouver le dessin d"Edouard Cour, qui colle parfaitement à cet univers de légendes antiques.
3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Herakles, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Édouard Cour, pour son premier album signe une bien belle œuvre.
Étant fan de mythologie grecque, je ne pouvais pas passer à côté de cette version très personnelle du mythe d’Héraclès, vision à rapprocher à celle de Sfar et Blain dans leur "Socrate le Demi-chien"...
Oui, cette comparaison n'est pas innocente car on sent une filiation entre le graphisme d’Édouard Cour et ceux d'autres auteurs modernes, tels Blain justement.
Moderne, hachuré, très esthétique et expressif, avec de très jolis décors et des couleurs chaudes magnifiques, mais avec un sens du mouvement parfois mal maitrisé ou tout simplement brouillon, la partie du visuelle de cet album est une pure merveille qui m'a totalement enchantée et dépaysée.
Pour ce qui est du scénario, on est "lancé" dans les 12 travaux sans contexte (que ça soit des évènements antérieurs ou une présentation des personnages). Si ça ne m'a pas dérangé car je connais très bien l'histoire, peut-être que les non amateurs de mythologie grecque seront un peu déroutés.
Au niveau de l'adaptation, elle est très libre (avec quelques changements qui peuvent paraîtrent choquants), n'empêche que j'aime l'interprétation donnée au personnage d'Heraklès (c'est un peu celle que je m'en faisais). Les dialogues ne sont pas en restes et sont assez rigolos.
Une bonne BD, très moderne dans son ton mais qui souffre d'un léger problème de narration. Je lirai la suite avec intérêt.
Pour son premier album, Edouard Cour revisite un grand classique de la mythologie grecque. L’histoire de ce demi-dieu, qui doit passer des épreuves jugées irréalisables pour le commun des mortels afin d’accéder à l’Olympe, est donc connue de tous. L’approche contemporaine et souvent très drôle de l’auteur fait cependant mouche dès les premières pages.
Héraklès est dépeint comme un rentre-dedans qui ne réfléchit que très rarement et uniquement après avoir frappé. Malgré ce statut de brute épaisse invulnérable, l’auteur parvient à lui insuffler une maladresse attachante et beaucoup d’humanité. Les dialogues modernes et drôles se placent au diapason d’un récit qui ne manquera pas de faire sourire. Les interventions du spectre de l’ancien maître de musique d’Héraklès sont à ce titre assez amusantes.
L’aspect répétitif des épreuves (une par chapitre) est compensé par un graphisme dynamique qui accentue le rythme très soutenu du récit. Chaque case déborde d’énergie et le trait incisif d’Edouard Cour fait parfois penser à celui de Christophe Blain.
Abandonnant le lecteur après la huitième épreuve, cette première partie de diptyque donne non seulement envie de connaître la suite, mais laisse également présager d’une suite qui apportera des réponses au passé du héros, dont ces quatre silhouettes qu’il croise régulière au fil des pages.
Une excellente découverte !