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Hard boiled : Intégrale

 
 

Résumé

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Planche de Hard boiled : IntégraleIl est tard...

Aujourd'hui, la journée n'a pas été simple : après avoir essuyé les plâtres d'une convocation par votre boss pour utilisation de l'hyper-réseau à des fins personnelles, vous avez confronté votre savoir et vos connaissances à une bonne cinquantaine de clients lésés et énervés par les problèmes techniques récurrents des produits ménagers CleanMotion.
Vous êtes dans une tension palpable à 150m à la ronde, et aspirez à rentrer retrouver Mary, votre épouse depuis 3 mois maintenant, attentionnée et amoureuse du hotliner le plus généreux de cette bonne vieille ville de New York.
Vous êtes un type normal, sans histoire.

Ce soir, il fait beau, et le taux de pollution n'atteint que 17 sur l'échelle de Bretzelschopfler. C'est décidé, vous rentrerez à pied en passant par le quartier romain, dont les néons et l'animation permanente conviennent parfaitement à votre humeur du soir.

Tout à coup, une détonation. Deux, trois ! Les gens stoppent leur activité respective, et regardent dans la direction du vacarme, apeurés. La rue tremble, vrombit, un grondement sourd vient crescendo couvrir le brouhaha de la rue. L'atmosphère est lourde et la foule sur le qui-vive... un attentat peut être ?

Pas le temps de réfléchir, car dans une tornade de détonations, crépitements et crissements de pneus, un car scolaire vient s'écraser contre la vitrine de McShirley's Droguery, après avoir envoyé balader les véhicules du passage, dans un festival de métal froissé et de cacophonie incessante !

Tout explose, les vitres des bâtiments deviennent de véritables lames de rasoir qui meurtrissent les passants, alors que la devanture du magasin s'écrase dans la rue commerçante, laissant lourdement tomber une canette géante de Budweiser qui dévale la rue, tel un rouleau compresseur géant et meurtrier, démontant au passage la grande affiche protestataire des dissidents Traktopel, "Wayne Shelton did not understand anything !".

Dissimulé sous une voiture qui vous fuit une huile crasse et noire sur le visage, vous hurlez de terreur en apercevant le massacre soudain de ce quartier pourtant si sympathique d'habitude : une femme pleure, hurle, en secouant son mari allongé à terre, une tige de métal lui traversant le crâne de part en part. Elle n'a pas encore remarqué que son landau vient d'être écrasé par une dizaine de parpaings... Les morts se comptent par centaines, les gens crient, souffrent, c'est l'enfer ici.

Sortant des décombres, un homme, complètement désarticulé, défiguré, en haillons, enchevêtré dans du fil barbelé, les membres brisés, se précipite malgré son état sur le conducteur de bus en sautant à travers le pare-brise défoncé, l'attrape par le col, et lui dit calmement :

"Ne bouge pas. M'appelle Nixon. Je suis collecteur d'impôts".

Bienvenue dans Hard Boiled.


Chronique rédigée par Piehr le 18/10/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Mars 1995

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Hard boiled : Intégrale, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 3 2014
   

Je n'ai aucune envie de faire polémique - car je vais certainement être un vilain petit canard en étant le seul à mal noter cet album - mais je vais tenter d'expliquer pourquoi il m'a déçu.

Dans un premier temps, cela faisait un bail que je voulais le lire, ayant loupé l'édition originale. Miller/Darrow, ça sonne quand même bien. En fait j'en espérais beaucoup (heureusement, il est quand même nettement mieux que le ridicule "Big Guy" des mêmes auteurs).
Dans un second temps, je tiens à préciser que c'est le développement du récit de Frank Miller qui m'a saoulé, parce que le dessin de Darrow est époustouflant. Il y a quelque chose de Gir dans son trait. C'est un truc assez dingue de conserver de la clarté avec autant de détails qui formillent dans ses planches ...
Miller et la déception, donc. J'y reviens ! Si l'album commence de façon très intrigante, sa suite fait un flop aussi retentissant que le début est bon.

En quelques planches, on prend cet univers SF en pleine tronche. La ville, que dis-je, la mégalopole, est effrayante. On ne sait qui des machines ou des humains est le plus déjanté, bref, je me dis jusqu'à la moitié de l'album que c'est une sacrée histoire.

Puis vient le premier passage en force. Boum-boum, ça flingue de partout.
Puis l'étape suivante c'est boum-boum et ça flingue de partout.
Puis l'étape suivante c'est boum-boum et ça flingue de partout.
Puis la dernière scène, histoire de repartir pour un tour tout en bouclant l'affaire.

Alors voilà, j'assume : je ne dirais à personne d'éviter de lire ce book, parce que le travail de Darrow est prodigieux, mais j'oserai ajouter que c'est une histoire qui démarre super bien et finit en eau de boudin.
Ou quand Frank Miller n'a pas eu envie de se faire ch*** pour écrire son récit, laissant à son génial dessinateur le soin de sauver la baraque, avec des visuels qui traduisent de la meilleure des façons une société en pleine déconfiture.

La décadence, la folie, le meurtre, la violence au point qu'elle devienne absurde, c'est du Miller, mais cette fois-ci il a soigneusement évité de creuser les thèmes...

18 10 2007
   

Pas mal du tout. Que oui !...
Le postulat est assez convenu : un enquêteur en assurances qui pourchasse escrocs et malfrats dans la zone urbaine de Los Angeles. Un mec curieux d'ailleurs : sans aucun sentiment et qui détruit tout sur son passage.
Jusqu'au jour où il va se rendre compte qu'il est un androïde. Et là, le scénario de départ prend une toute autre direction.

Mais s'il n'y avait que cela : "Hard boiled" vaut surtout, pour une très grande part, par le graphisme de Darrow. De grandes planches ultra soignées, au dessin précis, pointilleux, dont les cases (peu nombreuses par planche d'ailleurs) sont remplies de très nombreux détails qui forcent à une première lecture approfondie (ou à une seconde après une première lecture "normale").
C'est ce que j'ai d'ailleurs fait : lire les deux histoires puis, à mon aise, les reprendre en "auscultant" les cases. Et je peux vous dire qu'il y en a des choses à découvrir.

In fine : je ne voudrais pas oublier de mentionner la palette de couleurs de Claude Legris. Ses choix chromatiques aident vraiment à une meilleure compréhension des "images". C'est vous dire !...
Ca a 17 ans et ça ne les paraît pas. Et je parie qu'en relisant un jour cette histoire -ce que je ferai- j'y trouverai encore des choses qui m'ont échappé.
Vraiment très bon.