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Green Blood, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Green Blood, tome 1Kakizaki, c'est l'auteur du manga horrifique réussi en un tome ("Hideout") et le dessinateur de "Rainbow", un manga décrivant l'univers carcéral. Et là, le monsieur s'essaie au western.
Personnellement, je suis un immense fan des western spaghetti, de Sergio Leone et compagnie. Et on retrouve cette ambiance dans "Green Blood " : des gueules d'ange (le héros, son frère), des gueules cassées, des personnages bourrus, des personnages amoraux, des duels au flingue etc...
Mais "Green Blood ", ce n'est pas que ça. Kakizaki va un peu plus loin que le simple hommage. Il emprunte certains codes, mais va aussi lorgner du côté de "Gangs of New York" en nous présentant un monde urbain sale et impitoyable. Les immigrant(e)s venant chercher prospérité ou fortune aux USA se retrouvent dans un monde violent et sans espoir. Le héros, Brad, représente totalement ce monde : il est l'assassin en titre d'un gang et pour 10 dollars, il tuera sans états d'âme celui qu'on lui désignera comme cible. La seule lueur d'espoir vient de Luke, son jeune frère, qui tente de survivre le plus honnêtement du monde avec un travail. Evidemment, il ignore tout des activités de Brad.
Ce premier tome étant une introduction, il remplit parfaitement son office. Le monde est bien décrit et les personnages déjà approfondis. Le chef mafieux est très chouette, le fils psychopathe aussi, grosses réussite pour les flics corrompus. Et bien sûr, le héros, glacial à souhait mais hyper charismatique dans sa gabardine noire et son flingue à lame (on dirait presque un héros de RPG... très japonais les flingues et les lames).
Mais surtout, c'est graphiquement que Kakizaki impressionne. C'est d'une beauté à couper le souffle. On pourra trouver des similitudes avec Buronson ("Hokuto No Ken") mais avec de la finesse, ce qui change tout.
Et quand on sait que ce manga est prévu en seulement 5 tomes, on finit par se dire que le jeu doit en valoir la chandelle. Vous ne serez pas obligé de suivre la série sur 4287 tomes comme souvent dans les mangas. Non, c'est bouclé et c'est très bien comme ça.

"Green Blood " pourrait bien être le carton manga de l'été. En tous cas, il en a toutes les caractéristiques : beau, violent, racé. Du Tarantino en manga. J'aime.


Chronique rédigée par david le 06/07/2013
 
 
Statistiques posteur :
  • 559 (44,51 %)
  • 290 (23,09 %)
  • 407 (32,40 %)
  • Total : 1256 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.92
Dépôt légal : Juillet 2013

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Green Blood, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,92/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 11 2014
   

Voici un premier tome bien prometteur. Il se situe à Manhattan, en toute fin du XIX ème siècle, au moment où les immigrants venus d'Europe se retrouvaient tous au même endroit, dans le 6ème District. Une ville où la guerre des mafias fait rage, et où les honnêtes citoyens se retrouvent victimes de cette violence acceptée et cautionnée par la police elle-même. On y rencontre Luke, un jeune irlandais qui ne veut pas travailler pour la mafia. Il gagne honnêtement sa vie en tant que docker. Il ne peut s'empêcher de s'énerver contre son frère, qui lui, ne fait rien de ses journées et n'a pas de travail. Sauf que Brad a bien un travail, mais inavouable : il est tueur à gages pour le compte d'une mafia. C'est ici une belle introduction pour nous présenter les lieux et l'époque, d'une part, ainsi que cette fratrie peu commune. C'est bien huilé, avec beaucoup de rythme, et c'est surtout très bien dessiné, avec force de détails. Il se dégage de ce tome un violence brute, comme seule peut en produire une mafia, mais également un subtile relation entre les personnages. Je me suis régalé de l'environnement, je me suis délecté du décalage entre Luke et Brad, et j'ai été intrigué par ce but que s'est donné Brad : un justification de son métier qui reste, pour l'instant, bien mystérieuse.

J'ai envie de lire la suite, signe que cette introduction a pleinement rempli son office.

6 9 2013
   

Tous les ténors de coinbd ayant lu et surtout aimé ce début de série, je me suis dit que je pouvais me lancer sans grand risque.
Et effectivement je suis tout à fait d’accord avec eux, c’est très réussi. Le seul problème c’est que le début et le climat ressemblent énormément au film « gang of New York » de Scorsese, j’ai même eu peur que ce soit la même histoire. Heureusement je n’ai pas revu le film depuis un petit moment mais il me semble bien que ça se passe au même endroit, au même moment et qu’on avait également une histoire de guerre de gang. Bon cela dit, le manga ne souffre pas de la comparaison car il est lui aussi très bon, les personnages sont bien campés, les flics véreux, les tueurs, les prostitués, les chefs de gangs sont bien retranscrits avec leurs caractères bien pourris. Nul n’a l’air tout blanc, à part peut-être le frère du tueur, ce qui donne un récit sans compromis parfois à la limite du glauque.
Si on ajoute à tout ceci, un graphisme précis et rythmé, on a vraiment un bon tome d’introduction à une série qui ne comportera que 5 volumes et qui donne sacrément envie de connaitre la suite.
Ça ressemble à du Scorsese, et ça tient la comparaison sans rougir.

11 7 2013
   

"Hideout" nous avait mis les jetons bien comme il fallait l'an dernier. One-shot horrifique crasseux, poisseux, jusqu'à dans son dessin génialement grade, Masasumi Kakizaki nous avait fait forte impression en priviliégiant une ambiance lourde, malsaine, au détriment d'un scénario peut-être un peu simple mais diablement efficace.

Quand Ki-oon annonce une nouvelle série en 5 tomes du même auteur, l'amateur éclairé ne peut que se réjouir. Le managea quitte ici le style horrifique basique pour partir sur un thriller de fin de XIXème siècle, transposant l'époque victorienne au quartier hostile de Five Point. Et si Londres est donc la grande absente, une ambiance digne d'un bon Jack L'éventreur subjugue le lecteur dès les premières planches. Personnages typés et travaillés, scénario introductif certes mais vraiment prenant, tous les ingrédients sont là pour que la série démarre sur les chapeaux de roue.

Et ce dessin... ce dessin ! Ce style réaliste qui évolue entre réalité historique et vision steak-punk est un véritable plaisir. Si l'ensemble est moins "crasseux" que dans Hideout (le récit s'y prête effectivement moins), l'ensemble gagne en clarté, en finesse, en lisibilité. Et les phases d'actions sont juste folles !

Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce premier opus, d'une série annoncée comme courte (en 5 volumes terminés au Japon) mais diablement prenante. Passer à côté de ce bijou sera votre erreur du mois de Juillet !

11 7 2013
   

Après "Hideout" et "Rainbow", Masasumi Kakizaki revient aux manettes d’une saga prévue en cinq tomes.

Le mangaka propose cette fois un univers qui mêle les codes du western avec une histoire de guerre de gangs dans le New York de 1865. Le lecteur ne retrouve donc pas seulement des règlements de compte et un pistolero particulièrement habile, mais également une intrigue qui se déroule dans le bidonville de Five Points juste après la guerre civile. Le décor de cette saga est donc une zone de non-droit où les nombreux immigrants venus chercher prospérité aux Etats-Unis tentent de survivre au milieu de gangs qui y font régner la terreur.

Le scénario invite à suivre les pas de deux frères que tout oppose. Le premier est un assassin à la solde d’un gang qui tue des gens pour seulement 10 dollar. L’autre est un bon samaritain qui gagne sa croûte en travaillant et qui ignore tout des activités de son frère aîné.

Si l’auteur dépeint un environnement violent et sans espoir, où vols, prostitutions et meurtres fleurissent, il livre également des personnages aussi charismatiques qu’amoraux. Du héros violent aux flics corrompus, en passant par le fils psychopathe d’un chef mafieux, les personnages contribuent à plonger cette série dans une ambiance sombre et malsaine.

Visuellement, le travail de Masasumi Kakizaki est impressionnant. À l’aide d’un trait réaliste, il propose des décors très fouillés et des personnages aux trognes effrayantes, tout en retranscrivant avec brio l’ambiance de l’époque. Dès les premières pages, le lecteur ressent l’ambiance malsaine, glauque et violente de ce quartier de Manhattan.

Un premier tome très prometteur !

8 7 2013
   

Oui "Green Blood " est à titre à lire. C'est étrange de voir comme l'auteur réussi à s'approprier cet univers qui flotte entre la mort du western et le début de la prohibition.

L'histoire se situe à New York quelque temps après l'assassinat de Lincoln. New York est alors une zone de non-droit où les gangs font régner la terreur. Au milieu de ça, deux frères suivent un destin atypique. Le premier, le plus jeune est un bon samaritain qui travaille dur pour gagner sa croute. L'autre est un tueur aux ordres d'un puissant gang, mais il a bon fond et ne dit rien à son petit frère.

Quand on ouvre les première pages, on peut dire que c'est de la belle ouvrage; le dessinateur de "Hideout" a un dessin un peu glauque, mais très fin. On ressent cette ambiance malsaine dès les premières pages. La crasse de New York pendant cette période de flottement qui voit le jour à la fin de la guerre civile, me fait bien entendu penser à du Scorsese. En effet, on sent que l'auteur a dû s'enfiler en boucle "Gangs of New York" pour retranscrire cette force et cette violence.
Pour ce qui est de la trame, bien entendu c'est un scénario qu'on connait, j'ai trouvé beaucoup de similitudes avec une BD comme "Les Sentiers de la perdition", adapté au cinéma par Sam Mendes. On transpose le rôle du père, par celui du grand frère protecteur, mais la trame reste la même. En revanche c'est la maestria de la réalisation qui nous fait dire qu'on a affaire à une oeuvre à part entière.

Bref, "Green Blood " commence très bien, on peut reprocher peut-être au scénario d'être un peu trop manichéen, mais on est pas dans un shonen ou un seinen comme on en voit des tomes, alors prenez votre dose, c'est du tout bon !