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Tome 1 : Sales menteurs
 

Gravel, tome 1 : Sales menteurs

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Gravel, tome 1 : Sales menteursProlifique Warren Ellis. Sans doute trop. Ses oeuvres les plus intéressantes restent "Transmetropolitan", la trilogie "Black Summer", "No Hero" et "Supergod" ou encore un bon run sur "The Authority".
Après, il y a du bon et du moins bon. Alors le moins bon de Ellis, ça reste toujours lisible hein... qu'on se mette bien d'accord. Mais comme on a connu tellement mieux avec lui, et ben on sort un peu déçu.

Ici, Ellis nous crée un personnage à mi-chemin entre le Père Carmody (pour les flingues et la grossièreté) de "666" et Harry Potter pour la magie (sans la baguette). Bon, franchement, la magie, ici, c'est juste pour faire genre. Le gars est en fait un bourrin avec des super-pouvoirs. Le côté "magie", c'est juste pour pas se limiter à un seul pouvoir comme les super-héros classiques. J'ai besoin de balles magiques dans mon pistolet ? allez hop, un petit coup d'éclair bleu sur le flingue et je peux maintenant tirer sur les gens qui se trouvent sur le plan astral. Franchement, quel naze ce Dr Strange, pourquoi il se fait chier à apprendre des incantations et à maîtriser des objets magiques aux pouvoirs destructeurs ?

Bon, vous l'aurez compris, tout ça n'est que le prétexte à un vulgaire bourrinage sans réel fond derrière. Gravel a été exclu de son petit club de mages et il est pas content alors il va buter tout le monde pour récupérer les fragments d'un grimoire ultra-puissant. Pour en faire quoi ? mystère, mais on s'en fout un peu en fait.
Donc du bourrinage, mais avec un léger clin d'oeil aux mondes de Lovecraft avec ses créatures bien dégueu et ses sorciers complètement barjes qui rêvent de s'accoupler avec des Grands Anciens.

Le problème avec Ellis, c'est qu'il est intéressant lorsqu'il associe sa vulgarité à un véritable fond. Quand il pose des questions sur la société, quand il revisite le mythe de super-héros en apportant un autre éclairage. Mais quand il abandonne le fond, il faut être réaliste, ça devient bien moyen. Et là, il n'y a pas de fond.

Aux pinceaux, c'est encore son compère Carceres qui s'y colle, comme dans "Captain Swing et les Pirates Electriques de Cindery Island". Un trait un peu crade qui colle bien à l'action. Je trouve ça plutôt pas mal. Surtout que contrairement à l'album sus-mentionné, la colorisation est beaucoup plus claire. Du coup, on y gagne en lisibilité.

Bref, un comics pas indispensable avec un Ellis pas au mieux de sa forme. Le gars aurait-il déjà tout dit ?


Chronique rédigée par david le 27/04/2012
 
 
Statistiques posteur :
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  • 290 (23,09 %)
  • 407 (32,40 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.00
Dépôt légal : Avril 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Gravel, tome 1 : Sales menteurs, lui attribuant une note moyenne de 3,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 5 2012
   

Qu'on se s'y trompe pas : ce "Gravel" est bel et bien un clone hardcore. Une copie, pas si pâle que ça, du célèbre "John Constantine Hellblazer". En plus violent. En plus bourrin...

Et pour cause : Warren Ellis a signé quelques récits pour cette fameuse série. Mais sa vision du personnage et les histoires qu'il propose commencent à créer des différents avec les responsables éditoriaux de Vertigo. Ni une, ni deux, l'émérite scénariste, peu enclin à plier sous des directives, prend ses cliques et ses claques. Il laisse les aventures ésotériques du détective anglais à d'autres et part avec quelques idées en tête.
Il est bien sûr accueilli à bras ouverts chez Avatar, une boîte indé dont une des marques de fabrique est l'hémoglobine. Ellis procède à quelques ajustements : exit l'enquêteur, son personnage devient un militaire appartenant d'une part aux Forces Spéciales en tant que Soldat Magicien, et d'autre part au Sept Mineur, un cercle occulte de sorciers. Avec ce background, cette brute épaisse à la clope aussi fréquente que la descente de whisky devient crédible dans son rôle de machine à buter...
Après une opération de nettoyage en Afghanistan de quelques talibans s'en étant pris à la couronne d'Angleterre, il revient dans la perfide Albion et apprend qu'on l'a fait passer pour mort, et, qu'en toute logique, il a été remplacé dans le Sept Mineur. De plus, celui qui l'a remplacé a "monnayé" son entrée dans ce cercle en ramenant un livre sacré, le Sigsand, qui renferme un pouvoir immense... Bien évidemment, Gravel va tout faire pour regagner sa place, y compris passer ad patres les membres du Sept réticents à son retour et au passage récupérer les fragments du livre répartis entre les membres de cette sorte de secte...
Rusé, brutal, sans aucun état d'âme, on suit ses aventures avec plaisir. Ce n'est certes pas original mais le travail homogène des graphistes, dans un style réaliste, est agréable. J'ai préféré l'épisode signé par Oscar Jimenez, plus fin et plus détaillé à mon sens.

Une brute, des monstres, des sorts, des lieux et des évènements inquiétants, des bastos et des mecs qui pissent le sang, quelques dialogues bien sentis à base d'humour graveleux, un bon rythme et zéro prise de tête devraient permettre aux fans de série B de passer un bon moment...