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Tome 5 : Extinction
 

Gotham central, tome 5 : Extinction

 
 

Résumé

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Planche de Gotham central, tome 5 : ExtinctionLe solide ancrage de cette saga dans la ville de Batman, ne l’aura pas empêchée de voyager au sein de différentes collections. Après un passage chez Semic Books et deux autres tomes au sein de la collection DC Heroes de Panini Comics, l’éditeur propose maintenant la fin de cette série en format Big Book. Une politique de changement qui ne manquera probablement pas de ravir le nouveau président des Etats Unis, mais qui a surtout tendance à perdre et frustrer les lecteurs. Intitulé «Extinction», cet album imposant offre cependant non moins de quinze épisodes US (Gotham Central #23-25, 28-31 et 33-40).

D’entrée, cet ouvrage, qui débute et se termine par l’affaire de corruption impliquant Jim Corrigan, plonge le lecteur dans une ambiance de séries policières télévisées telles que «NYPD Blue» ou «The Shield». L’histoire a beau se dérouler dans le fief de Batman et de ses ennemis les plus célèbres, les auteurs poussent délibérément le bat-justicier et ses adversaires en arrière-plan, afin de se concentrer sur le quotidien de la Brigade Criminelle. En gardant un univers de super-héros en toile de fond et en sortant les vrais policiers de l’ombre de Batman, ils parviennent à installer une relation complexe et très intéressante entre les citoyens ‘normaux’ de Gotham City et ses individus mondialement connus. Ce cadre original permet ainsi de croiser des héros tels que Batman, Robin ou les Teen Titans, tout en livrant un travail remarquable sur le développement psychologique de gens ordinaires. Des sentiments de Stacy suite au démantèlement du bat-signal, aux déboires familiaux et professionnels d’une Rée Montoya de plus en plus violente, la série n’hésite pas à empiéter sur la vie privée des détectives et à aborder des sujets sensibles comme l'homosexualité. Au fil des pages, les auteurs emmènent lentement leurs personnages au bord du gouffre, pour conclure cette aventure de manière aussi brillante que sombre.

Les rapports humains, les relations ambigües entre les vrais flics et la chauve-souris, l’action et le suspense sont ainsi savamment dosés au sein d’un récit policier de grande qualité, malgré une construction fort classique. Usant de dialogues très "vrais", les auteurs livrent un récit d’un grand réalisme, rythmé par les tensions et les problèmes personnels des membres de la Crime. Le fait d’entrecouper l’histoire d’extraits de rapports de police, accroît encore le sentiment d’authenticité, tout en résumant parfaitement les éléments clés de l’histoire. Si Brubaker et Rucka lient également certains passages aux événements d' "Infinite Crisis", les cinéphiles apprécieront certainement l’interrogatoire du Docteur Alchimie, directement inspiré de la cultissime rencontre entre l’agent Clarice Starling (Jodie Foster) et Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) dans «Le Silence des agneaux».

Au niveau graphisme, Michael Lark et ses suppléants (Jason Alexander, Stefano Gaudiano, Steve Lieber et Kano) contribuent à installer l’ambiance réaliste requise par ce récit très humain à mille lieux des histoires de super-héros classiques, tout en faisant ressortir le décor sombre et pesant de cette ville où sévissent les meilleurs clients de l’asile d’Arkham. Malgré le carrousel de dessinateurs, le style graphique de l’ensemble reste très homogène. Le départ des deux autres créateurs de "Gotham central" (Michael Lark et Ed Brubaker), est néanmoins un facteur qui a probablement incité Greg Rucka à mettre un terme à cette excellente saga.

Si les changements d’éditeur, de format et de qualité de support sont discutables, le contenu devrait cependant mettre tout le monde d’accord : Gotham Central est ce qui se fait de mieux chez DC et est un véritable must pour les amateurs de drames policiers se déroulant dans un univers de super-héros !


Chronique rédigée par yvan le 17/12/2008
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.75
Dépôt légal : Septembre 2008

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Gotham central, tome 5 : Extinction, lui attribuant une note moyenne de 4,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 3 2013
   

C'est le genre de tome qui vous fait un peu râler à la fin de la lecture. Parce que c'est tout bonnement le meilleur titre de "Gotham central" et qu'on se dit qu'il est tout de même dommage qu'on n'ait pas droit à plus que cinq albums !

Panini choisit ici de publier le contenu de deux albums américains, en faisant comme eux l'impasse sur trois épisodes. On a beau nous dire en introduction que cette absence ne gêne en rien la compréhension de l'histoire, on ne peut que déplorer de ne pas pouvoir lire en français ces trois moments d'une série courte qui ne méritait sans doute pas d'être amputée. Pour le reste, l'album coûte cher mais on en a pour son argent, en nombre de pages mais surtout en qualité du contenu.

Le scénario est vraiment très bon. Les dialogues sont remarquables de justesse et font mouche à chaque ligne. Panini aurait pu nous éviter de ne pas écrire les "bordel" et "enfoiré", remplacés par des signes prudes et assez ridicules au XXIe siècle : "Gotham central" n'est pas destiné à des enfants et le lecteur adulte ne s'indignera pas pour si peu ! Cela ne vient heureusement pas gâcher le plaisir de la lecture d'intrigues policières soignées et intelligentes qui font la part belle à la psychologie des personnages et aux relations entre les membres de la brigade criminelle.

Brubaker et Rucka ont mis en place au fil des épisodes une atmosphère qui fonctionne admirablement bien. La construction est cohérente, efficace, surprenante et l'on s'est énormément attaché aux différents personnages. Ce dernier tome est remarquable aussi par son intensité : la brigade criminelle, qui a déjà lourdement payé son combat contre le crime à Gotham, n'est pas au bout de ses pertes. Le lecteur en sort bouleversé car il a développé une réelle affection pour l'humanité qui déambule dans les bureaux de la crime.

Conclusion remarquable d'une série à côté de laquelle il est absolument interdit de passer.