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Ghostopolis
 

Ghostopolis

 
 
 

Résumé

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Planche de GhostopolisAttention, énorme album.

Ghostopolis est une perle d'inventivité, un joyau de créativité qui mixe des influences diverses provenants de sphères culturelles très hétérogènes. On y retrouve du Tim Burton, du Scott Pilgrim, une bonne dose de courant indé' US pour un résultat qui force l'admiration.

Dialogues finement ciselés à l'humour tantôt délicat, tantôt incisif, situations rocambolesques donnant un aspect complètement épique à cette aventure, tout est réuni pour un moment de lecture de grande qualité.

Le final, quant à lui, est gigantesque - et c'est là que l'on peut penser à "Scott Pilgrim" dans la manière dont des éléments au départ incohérents s'articulent pour donner lieu à un combat impressionnant, drôle et sans concession.

Le dessin de Doug Tennapel est très inspiré, lui aussi : on retrouve plusieurs courants indé' très bien digérés (on pourra penser par exemple à Craig Thompson), qui par une mise en couleur en aplat plutôt sympathique donnent un sacré pep's à cette histoire.

Je ne connaissais pas le travail de cet auteur, nominé ici aux Eisner Award 2011 dans la catégorie "Meilleure BD pour adolescents". Mais "Ghostopolis", par sa fraicheur et son histoire très prenante, m'a complètement conquis.

A lire d'urgence !


Chronique rédigée par Piehr le 27/03/2012
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Mars 2012

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Ghostopolis, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 3 2014
   

Un bien bel album que ce "Ghostopolis". Et qui trainait dans ma pile de livres à lire depuis longtemps. Du coup, je me suit dit qu'il était temps. Et j'ai bien fait car on a une chouette histoire.
Pourtant, j'avoue qu'en voyant la couverture, ça ne m'emballait pas plus que ça. Le dessin me semblait maladroit alors qu'en réalité, il est hyper dynamique. Comme quoi, les a priori, faut vraiment s'en méfier.
Donc, au niveau scénario, vous allez suivre les aventures d'un petit gars qui a accès au monde des morts et des fantômes. On va faire connaissance avec ce monde un peu barré, mais finalement assez similaire au nôtre dans le sens où il y a des luttes de pouvoir et des petits dictateurs en herbe.
Bon, je ne vais rien vous dévoiler mais sachez que vous assisterez à un final assez grandiose qui pourra vous faire penser à "Scoot Pilgrim" ou à "Lanfeust de Troy".
Je trouve juste que la fin haapy end n'était pas forcément nécessaire. Encore que... c'est une oeuvre profondément optimiste finalement.

A lire absolument.

28 6 2012
   

Il est de ces rencontres qui sont inattendues... Cet album, je ne me serais même pas retourné dessus en magasin : petit pavé de près de 300 pages, couleurs informatiques sur papier glacé, nom qui m'est inconnu sur la couverture... Même s'il a un aspect de très haute qualité, il représente pour moi l'inconnu, dans lequel j'ai toujours du mal à me plonger. Gagné sur CoinBd, et encouragé par les avis plutôt élogieux des précédents lecteurs (le 3/5 d'Yvan étant à relativisier par tous les arguments qu'il développe), c'est avec une certaine appréhension que je me dirige vers la première page de ce one shot. Le One Shot, c'est un support que je ne connais que très peu mais, à l'occasion d'un autre concours thématique de CoinBD, j'en ai lu cinq d'affilée et ces lectures m'ont plongé dans une profonde dépression (même si je reconnais les qualités des albums lus) : pédophilie, maladie, vieillesse, alzheimer. (etc) Autant dire que dans mon esprit, un one shot, c'est pas vraiment une promesse de franche rigolade.

Et dans les premières pages de cet album, ca ne loupe pas : un enfant est atteint d'une maladie incurable et est condamné. Chouette, je commence à dérouler une corde et faire un noeud coulant, tout en continuant ces pages dans lesquelles, outre cette dure réalité, il y a comme un environnement fantastique assez intrigant : un chasseur de fantômes qui les renvoie dans leur monde, Ghostopolis. Je reste intrigué par cette association d'une réalité très dure et ce ton totalement décalé d'un scénario fantastique à la Ghostbuster ou à la Men In Black. Car le ton reste malgré tout léger, car il se passe quelque chose avec ce maladroit Franck et car on se demande bien où tout cela va nous emmener. Ca se lit bien, on se fait rapidement à ces dessin aux couleurs informatiques sans grande nuance mais qui ont l'avantage de rendre le tout dynamique et parfois comique. Je commence doucement à entrer dans le rythme de l'album et je me dis que malgrè tout, sans être un immense album, c'est plaisant.

Puis je bascule en page 53... En une vignette, j'ai une révélation et l'ensemble s'envole. Plus précisément, ce sont ces deux vignettes centrés sur les regard de Garth puis sur celui du cheval. Je suis impressioné : comment l'auteur a-t-il réussi à mettre autant de confiance, autant de surprise, autant de sentiment, dans cette orbite vide d'une tête de cheval mort ? Moment rare de pur talent. Je suis désormais prisonnier de ce récit, ne pouvant m'en détacher...

Et l'auteur m'entraîne dans un tourbillon d'aventures et de sentiments dans un environnement d'une immense richesse. On retrouve, presque basiquement, un monde des morts qui propose un univers d'Héroic Fantasy, avec ses clans de squelettes, de zombies, de faes et de maître absolu, Garth tombant presque par hasard dans une guerre de pouvoir qui couve. De même, on est entrainé face à des espèces de Godzillas qui se livrent bataille en pleine ville, comme le veut la tradition. On nous propose également la non moins attendue histoire d'amour entre le chasseur de fantôme et l'un de ses proies. L'auteur n'oublie pas d'introduire de l'humour, avec des personnages improbables, décalés, aux réflexions et physionomies amusantes... L'auteur a pris plusieurs ingrédients et les a associés avec talent pour rendre son univers cohérent et mouvementé. Et puis, plus subtilement, il y a des grands moments de tendresse (autour de la relation entre Garth et son grand père), de sensibililté, et de toute ces petites choses qui viennent vous hérisser les poil au détour des pages. Et enfin, encore plus subtilement, il y a tout ce parcours initiatique, toute cette réflexion sur le pouvoir du vivant sur la mort, toute ces idées qui ne font qu'effleurer la religion... Tous ces éléments, du plus attendu au plus inattendu, sont savamment mêlés et prennent ensemble de l'ampleur à mesure que l'on se rapproche du final en apothéose. Comme le dit a peu près la quatrième de couverture : il y a suffisamment de richesses dans cet album pour que chacun y trouve son compte. C'est, surpris, que je me rends compte combien c'est vrai.

Il n'y a pas vraiment de "moins bien" dans cet ouvrage, mais je regrette un peu, dans ces conditions, le happy end un peu facile. Je regrette également que la personnalité de Vaugner, ainsi que le rôle des insectes, ne soient pas un peu plus poussés.

Mais dans l'ensemble, je me suis pris une grande baffe... Et pour revenir à ce que je disais plus haut, c'est souvent le cas dans les one shots que j'ai lus, aussi dure la réalité soit elle. Et quant à la corde que j'avais sortie, je l'ai gardée : on ne sait jamais, peut-être qu'un jour, j'aurais à attraper le squelette d'un cheval...

17 5 2012
   

Frank Gallows est un chasseur de fantôme qui travaille pour la Force d’intervention de l’immigration surnaturelle. Alors qu’il s’apprête à renvoyer un squelette de cheval ambulant dans sa propre dimension, il propulse par mégarde un jeune garçon à Ghostopolis. Cherchant à réparer son erreur au plus vite, il se lance à la poursuite de Garth dans l’au-delà !

Doug TenNapel, célèbre pour avoir créé le personnage de jeu vidéo Earthworm Jim, propose un récit fantastique tout public, qui fut d’ailleurs nominé dans la catégorie « Meilleure BD pour adolescents » aux Eisner Awards 2011.

L’histoire de cet homme qui part à la recherche d’un enfant qu’il a envoyé par accident dans le monde des spectres ne déborde certes pas d’originalité, mais force est de constater que les nombreux rebondissements s’enchaînent avec grande efficacité et que l’univers imaginé par l’auteur séduit dès les premières planches. Le lecteur se retrouve embarqué dans un monde peuplé de zombies, de momies, de squelettes et de fantômes, qui fait penser à du Tim Burton, mais en moins macabre.

Imprégnant un rythme de lecture élevé et distillant de grandes cases remplie d’humour, Doug TenNapel livre un pavé de près de trois cents pages très digeste et particulièrement accessible. Le trait légèrement cartoonesque et particulièrement dynamique, le découpage très aéré et la colorisation en aplats contribuent également à adapter cette aventure pourtant assez sombre à un public plus jeune. Donnant progressivement vie à un monde rempli de morts, ce dessin qui allie légèreté et noirceur offre des personnages hauts en couleurs et très attachants.

Si l’ensemble aurait sans doute mérité d’être développé un peu plus en profondeur, "Ghostopolis" vaut néanmoins le détour et n’aura aucun mal à séduire son public cible.