Afin d'acceder au résumé de Garfield, tome 54 : Le dindon de la farce, merci d'activer Javascript.
On n'avait pas pris de nouvelles de Garfield depuis plusieurs années. Avec cette parution 2012, on constate que le chat a très peu changé, que ce soit dans le dessin, la narration ou les gags mis en oeuvre.
Le strip est un cadre contraignant : il faut amuser en une bande, quelques dessins au maximum (le strip dépassant rarement trois cases). Jim Davis a beau s'en affranchir de temps en temps en faisant un gag sur une page entière, c'est souvent pour proposer un gaufrier de six cases. Et quand on voit que c'est le 54e album de "Garfield", on se dit que Jim Davis est d'une constance assez ahurissante et qu'il ne craint pas de sombrer dans la répétition.
Ce tome-là n'est pas mauvais. Il ressemble simplement à tous les albums de la série qui me sont passés dans les mains. Garfield est paresseux, gourmand et prend son entourage pour des crétins. En une phrase, on a résumé la majorité des gags. On sourit parfois, on reste souvent de marbre devant des idées amusantes mais qui peinent à se renouveler.
Graphiquement, c'est là encore d'une constance surprenante. Il y a bien quelques bandeaux de titre qui font XXIe siècle, mais sinon on pourrait être quarante ans plus tôt car les personnages ont très peu évolué et que les décors sont inexistants. Cela fonctionne, c'est vrai, mais cela participe à l'impression d'ensemble : celle d'une série à succès qui ronronne et dont on n'attendra à aucun moment d'être surpris. A vous de voir si c'est suffisant pour vous.