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Planche de Fun homeUn album déroutant...
J'ai ici eu affaire à une autobiographie familiale qui évoque la révolution sexuelle de la fin du 20ème siècle (en France, après "Mai 68" disent certains) : l'homosexualité dévoilée au grand jour.
Et après ?... ben, pas grand chose. Je ne me suis vraiment pas attaché aux pas ou au soliloque d'Alison, déçu -en cela aussi- par un dessin minimaliste noir et blanc (au trait net, certes) mais peu convaincant, peu attachant.
Un tome de 240 pages dont l'histoire pourrait tenir en 20... ou en 500.
Un album, une histoire pour rien ?... Non, pas vraiment. Mais, sincèrement, Alison et ses problèmes n'ont fait que passer dans mon esprit. Et elle est déjà bien loin...


Chronique rédigée par LYmagier le 30/01/2007
 
 
Avis de :Une BD décevante... Note de l'album : 2,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 2,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.50
Dépôt légal : Novembre 2006

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Fun home, lui attribuant une note moyenne de 2,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

5 7 2016
   

Alison nous présente sa vie. Une famille un peu étrange, dans laquelle son père est à la fois professeur et thanatopracteur, un père qui peut être sévère mais qui tente de cacher un lourd secret : celui de son homosexualité. Une identité qui est pourtant bien connue de son épouse, et qu’Alison découvre sur le tard, sans être toutefois surprise, comme si elle s’en doutait plus ou moins. C’est en fait lorsque Alison fait son propre coming out qu’elle apprend que son père était également homosexuel : a posteriori, Alison fait le lien avec toutes le situations plus ou moins bizarre de son enfance. Le thème de la préférence aurait pu être intéressant, mais cet ouvrage est avant tout soporifique. Il faut dire que la trame ci-dessus exposée n’est en fait que peu exploitée et finalement, tant de pages pour si peu de matière, cela se sent. Alors certes, il y a des éléments qui indiquent qu’Alison prend du recul, il y a également ces références littéraires ou cinématographiques avec lesquelles Alison tentent de faire des liens, mais l’ensemble reste extrêmement lourd, et finalement, elle évitera de parler du fonds du problème. Parce que le fait que son père soit homosexuel, c’est un chose, mais comment et pourquoi a-t-il choisi de fonder une famille en est une autre. Et comme, en la matière, le rôle de la mère d’Alison reste survolé, j’ai l’impression de ne pas avoir fait le tour du sujet. Un comble pour un tel pavé.

Cette BD étant autobiographique, il est difficile de dire que le scénario est inabouti, puisque l’auteur ne fait que relater sa propre existence, qui s’est imposée à elle. Mais l’ensemble me paraît quand même un peu survolé… On aurait pu s’attendre tout de même à tirer quelque chose de l’expérience personnelle d’Alison. Il n’en est rien et si l’album promettait d’aborder un thème tabou, on a l’impression que l’auteur, même avec du recul, ne cherche pas véritablement à transgresser cette règle tacite.

6 7 2011
   

Pour la première fois de ma vie de lectrice passionnée de BD, je n'ai pas réussis à finir cette tragi-comédie familiale autobiographique. Pourtant, je reconnais la grâce divine qui sied sa plume et le talent de cette écrivaine qu'est Alison Bechdel. Je ne renie pas la qualité de son autobiographie, il y'a un certain perfectionnisme reconnaissable dans son propre personnage et un sens esthétique unique. Mais voilà, je n'ai pas accroché et ai du abandonner ma lecture au 3ème chapitre. Pourquoi? Parce que tout cela ne rime à rien et ne mène à rien. Pourquoi tant de pages, tant de monologues alambiqués pour raconter une histoire pourtant fort simple? C'est trop complexe, trop cérébral, trop soutenu, un style littéraire trop aristocratique. On s'égare dans ses élucubrations et la dérive de ses réflexions. Je ne pense pas avoir le Qi d'un mollusque, je parviens à saisir son propos mais le style qu'elle emploie rends l'ensemble austère au point que tout cela fini dans un ennui pour le lecteur. Fermer le livre fût un soulagement. Parfois aller droit au but et narrer l'histoire dans sa simplicité (car c'est une histoire très simple, malgré sa vision alambiquée!) est un aussi un signe d'intelligence plumesque. Trop d'intelligence et de rhétorique, tue la compréhension...

15 1 2008
   

Alison Bechdel livre un récit autobiographique en utilisant sa relation avec son père (et sa mort étrange) comme fil conducteur. Un père dont elle va découvrir l’homosexualité, tout en tirant un parallèle avec sa propre attirance envers les femmes. Une relation familiale complexe et une enfance qu’elle passa dans un décor de pompe funèbre (Fun home est l’abréviation de Funeral Home) déstabilisant.

Malheureusement, déjà à la base, la vie d’Alison Bechdel n’est pas vraiment intéressante. Le récit contient également beaucoup de répétitions, des détails totalement inutiles et des passages (notamment concernant son journal intime) d’une banalité rare. Le ton employé est trop froid, le monologue trop monotone et le tout ennuyant au possible. Les nombreuses références à la littérature (Ulysse de James Joyce, Colette, Marcel Proust) et allégories visent à donner un côté sophistiqué à l’œuvre, mais ne font finalement qu’accentuer son côté soporifique. La construction non chronologique vient saupoudrer le tout de confusion.

S’il y a des récits autobiographiques tels que "Maus: Un survivant raconte", "Persepolis" ou "Pourquoi j'ai tué Pierre" qui font partie des chefs-d’œuvre du neuvième art, il y en a d’autres tels que "La perdida" qui sont ennuyeux et plutôt inutiles. Cet exercice nombriliste totalement vain fait partie de la deuxième catégorie. Peut-être qu’une version plus condensée de cette histoire aurait pu me captiver, mais ici, seul la dernière planche a réussi à me toucher.

9 2 2007
   

C'est un des livres qui les plus déroutants que j'ai lu.
Alison Bechdel est une militante de la cause lesbienne aux Etats-Unis. Son livre a été célébré par les critiques américains comme le roman graphique autobiographique le plus fort depuis Maus de Spiegelmann.
Alison s'interroge sur la mort de son père, renversé par un camion. Cette mort a tout d'un suicide. Grâce à un flash-back, on découvre ce père tyrannique, esthète, qui place au plus haut degré la littérature et l'architecture. Cependant, cet homme est un être complexe qui a des relations avec des hommes plus jeunes que lui, au grand désespoir de sa femme. Alison établit d'ailleurs un parallèle entre la découverte de son homosexualité et celle de son père. Elle est l'homme, il est la femme. Les références à la littérature sont nombreuses : Ulysse de James Joyce, Colette, Marcel Proust et son personnage d'Albertine dans la recherche du temps perdu.
Le livre est dense et nous permet en filigrane de découvrir la face cachée de l'Amérique : les années Nixon, le Watergate. Le puritanisme est présent, incarné par la mère d'Alison, femme blessée et outragée par les frasques de son mari. Les allégories sont nombreuses comme celle du serpent qui revient plusieurs fois. La construction narrative est assez complexe, alternant passage au présent et retour en arrière.
Alison Bechdel signe un ouvrage très intéressant, déconcertant par moment, subversif très souvent qui n'est pas sans me rappeler l'excellente série Six feet Under.