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Fraise et chocolat
 

Fraise et chocolat

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Fraise et chocolatCa commence en fanfare. Avec le genre "oriflamme" dressé, d'entrée.
Celui de Frédéric Boilet, l’auteur de BD « mangas », très porté sur les épinards, les nippons (et sur le reste d’ailleurs aussi, on va le découvrir).
Chenda est la petite amie de Frédéric, et tout est là (d’ailleurs, Sfar, dans sa préface, joue les amis gênés).

Après, ça enchaîne sur des fentes, des tiges, des positions, des envies de fourrage.
C'est assez cru et direct, je dois le dire.
Ne croyez pas qu'il s'agisse d'un ouvrage grossier, car Aurélia Aurita (Chenda Khun de son vrai nom) marie la baise à l'humour.
Jamais, en plein coït, elle n'oublie de dédramatiser, par des expressions (quand son héroïne jouit, elle est rigolote) ou des dialogues sympas, sans prétention ni "prise de tête".
Donc, je re-précise: c'est osé, c'est évocateur avec des dessins directs, mais naïfs, et c'est drôle, aussi.

Je dois dire que se retrouver ce livre entre les mains (qui plus est au lit) est une drôle d'impression, mais que passées les premières pages on se sent vite dans un récit anthropologique d'un couple humain aux activités sexuelles intenses.
En clair, je n'ai ressenti aucune grossièreté, aucune dérive vicieuse, avec cet ouvrage, bien plus sain que pas mal d'autres, prétendus moralistes.
Je crois là encore que les dessins, pas forcément réalistes, y sont pour beaucoup, ce n'est pas une froide description de quoi que ce soit, mais l'expression d'un désir réciproque.
Alors, pourquoi pas ?

A d'autres moments, c'est vrai, je me suis senti un peu gêné par les confidences de l'auteure. Et admiratif devant son pouvoir de délivrance de ses fantasmes, sa liberté de ton (avec un c?).
Vraiment elle ne cache rien, ni par devant, ni par derrière.

Et puis, l' "Aurélia Aurita", c'est une superbe méduse, à corolle flottante, en termes scientifiques.
Qu'en conclure ? Moi, je ne vois pas, franchement. Quoique...


Chronique rédigée par Pierrizan le 01/04/2007
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.88
Dépôt légal : Avril 2006

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Fraise et chocolat, lui attribuant une note moyenne de 2,88/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 8 2015
   

Bon !
On a ici les ébats entre Aurélia Aurita et Frédéric Boilet qui, en passant, dessine aussi bien la « manga » qu’un homme du Soleil Levant.
MAIS : que l’on ne s’y trompe pas, le titre « Fraise et Chocolat » est à traduire par : « Règles et caca ». Et là, boum, on tombe dans le porno.
Les divers ébats sont retranscrits, sans qu’un détail soit omis MAIS alors que l’on s’attend –lecteur que je suis- à des allusions diverses et commentées, ben non, je « tombe » dans le scabreux et la pornographie gratuite.
Je sais bien qu’il faut de tout pour faire un monde ET je m’attendais à une « poésie », si minime soit-elle.
Ben non, c’est du porno dont Max Pecas et Marc Dorcel (réalisateurs français) en riraient. De honte ?... sûrement pas mais cet opus SENT mauvais.
Désolé, mais certaines barrières ont été franchies et si un tel ouvrage a été cautionné par l’éditeur… tant mieux pour lui.
Moi, je ne marche pas !...

29 3 2012
   

Aaaah, ma première BD érotique ! c'est un peu comme un dépucelage ! ... Fini les scènes sexy et racoleuses qui se glissaient dans les séries tous publics, je suis passé dans la catégorie supérieur.

Attention, cette (petite) BD, de part son thème, ses dialogues, son dessin, les situations qu'elle présente, est très crue, mais, du moins je ne la trouve pas, vulgaire.

En effet, lorsque je regarde les publications érotiques/pornographiques en bandes dessinées, j'ai quand même l'impression que les thèmes qui reviennent le plus souvent sont ; les viols, les rapports de domination/soumission, et autres joyeusetés SM, voire des fantasmes encore plus "hard"... Bref pas du tout le genre de choses qui m'attirent, et qui, du moins je ne l'imagine pas, qui m'excitent.

Mais ce qui rend plaisante cette BD, qui, malgré ses multiples scènes de sexe, loin d'être cachées (mais elle ne me paraît pas entrer dans la catégorie pornographique), c'est qu'elle est racontée au travers les yeux et pensées d'une femme. Ainsi, la femme ne sera pas un personnage sans caractère, digne d'être belle (mais pas d'être digne justement) et qui n'est là que pour assouvir les fantasmes de grosses brutes. Non, ici on pourra voir des histoires certes très suggestives, avec des personnes entreprenantes et faisant très souvent l'amour (avec des petites anecdotes 'drôles'), mais on ressent quand même de vrais sentiments amoureux derrière ce couple, et ça, c'est plaisant.

Mais bon, puisque c'est quand même le but d'une BD érotique, est-ce que c'est excitant ?
Finalement pas trop, la faute à un dessin trop simple, trop épuré et stylisé. Pour un roman graphique classique, il aurait tout à fait convenu (à mon goût), mais là je dois avouer que c'est bien plus les situations qui m'émoustillaient que la représentation graphique des deux amants (qui sont des fois, juste à l'état de crayonné).

Alors par contre, ne connaissant l’œuvre de Frédéric Boilet (oui, c'est bien l'auteur de BD célèbre qui est le personnage masculin de la BD), je n'ai pas forcément eu la sensation de voyeurisme, décrit entre autre dans la préface de Joann Sfar, rapport à un artiste que j'apprécie (alors c'est vrai qu'Aurélia Aurita nous met dans la peau du voyeur par rapport à ce couple qui s'aime, mais je ne trouve pas ça plus malsain que les BDs vraiment porno du genre "Curiosités perverses de Sophie").

Voici donc une sympathique BD qui m'a plu par sa liberté de ton (Aurélia Aurita fait tomber tous les tabous), par son ode à l'orgasme (où se cache sûrement derrière un sentiment amoureux) et par son côté "éducation sexuelle" (mais cette impression est sûrement du au fait que moi, je suis plutôt néophyte).

31 8 2010
   

En quelques semaines, j'avais entendu parler de cette BD sur quasiment tous les sites BD français sur Internet : est-ce parce que l'auteur parle de sa vie intime avec Frédéric Boilet et parce que Sfar a dédicacé l'album ? Probablement.
Je viens donc enfin de le lire en entier après avoir déjà vu un grand nombre de planches d'extraits très aguichants à droite à gauche.
Aguichants, oui, car Aurelia Aurita dévoile sans aucun tabou sa vie intime (ou du moins une vie intime fictive comme elle l'affirme de manière ambigüe en fin d'album). Et c'est assez... émoustillant de voir une jeune femme parler aussi ouvertement de sexe, se mettant en scène avec son amant et dans toutes les situations de sa vie sexuelle ou simplement intime.

Bon, évidemment, le dessin est plutôt minimaliste et épuré, nous ne sommes donc pas vraiment là dans ce qu'on peut considérer comme "un bouquin de cul" graphiquement parlant. Ce dessin n'est pas particulièrement beau mais il est efficace.

Fraise et Chocolat est vu par certains, comme Sfar dans sa dédicace, comme un hymne à l'amour. Moi, j'estime que c'est tout de même essentiellement une BD qui s'appuie beaucoup sur l'instinct de voyeurisme du lecteur. Voyeurisme parce qu'on veut connaître (encore un peu plus) la vie privée d'une jolie jeune fille et de Frédéric Boilet (qui pourtant en a déjà raconté beaucoup de son côté). Voyeurisme surtout pour connaître la vie sexuelle débridée de ce couple.
L'ennui essentiel de ce récit à mes yeux, c'est que ce qu'Aurelia Aurita appelle l'amour vrai semble n'être que du sexe, que du cul : l'amour, c'est du cul, le cul inspire amour. Cette vision exclusive n'est déjà pas mon point de vue. Mais surtout c'est assez lassant dans le récit à la longue. D'autant plus que certains passages sont assez crades ou simplement assez piteux.

Pas une lecture inintéressante et assez émoustillante par moment, mais je trouve le prix trop élevé pour en conseiller l'achat.