
Bon, le sujet central de ce manga est assez, comment dire, dérangeant : une histoire d'amour entre frère et soeur n'est ni un lieu commun, ni très simple à aborder... On ressent très bien l'atroce dilemne dans la tête de Kasumi : d'un côté la morale et ce qu'elle dicte, d'un autre les sentiments et ce qu'ils impliquent comme souffrance ! Et ce d'autant plus que la position de Yoshiki semble ne pas s'encombrer de détails ! Donc d'un point de vue scénarique, l'ensemble se tient et est assez prenant, même s'il me semble assez peu probable que Kasumi ait pu oublier jusqu'alors qu'elle avait un frère (elle avait déjà 5 ans au moment de la séparation de ses parents) et deux ou trois petits détails de cet ordre...
Les dessins ne sont pas vraiment parfaits, les personnages ne sont pas laids, mais certaines proportions ne sont pas respectées (mains et pieds gigantesques !), et la trame est assez embrouillée, on ne sait pas toujours qui s'exprime ! De même, il semble qu'il y ait des contradictions ou des phrases dont le sens m'échappent - je mets celà sur le compte d'une traduction peu aisée...
Beaucoup de révélations et de surprises pour ce premier tome d'une série à succès assez longue puisqu'elle dénombre 18 volumes (série achevée au Japon, ouf !), le suspens en fin de volume implique nécessairement l'acquisition du tome suivant...
Fans de shôjo, cet album est fait pour vous ! Quant aux autres ne vous y attardez pas, c'est vraiment à l'eau de rose !

Nous retrouvons les amants maudits dans leurs tourments : entre morale et sentiment, il est parfois difficile de faire un choix... et quand bien même le sujet peut être choquant, il n'en demeure pas moins que la souffrance éprouvée par les personnages clés de ce manga tend à les rendre attendrissants : il n'est pas question de juger mais de comprendre comment la situation leur échappe en dépit de leurs nombreux efforts pour contrôler l'incontrôlable, et l'on finit par espérer un rebondissement qui leur permettra de s'épanouir ensemble...
Le scénario a la qualité de prouver qu'il leur est inutile de nier leurs sentiments dans les bras d'autres personnes, ils ne font que les faire souffrir également, tel Kazuki assistant à une scène équivoque ! Bref, c'est réfléchi et bien amené... mais c'est aussi bourré de clichés pour jeunes filles romantiques et, franchement, c'est un peu limite ...
Sinon, le graphisme est identique au premier tome, pas toujours très proportionné et une trame toujours aussi " fouilli "... On finit peut-être par s'y faire... mais c'est ce qui rend la lecture de ce manga parfois nébuleuse à mon goût !
Préparez vos mouchoirs, il va y avoir des larmes...

On entre dans le vif du sujet. L'introduction des personnages et de leur psychologie ayant été bien annoncés dans les deux premiers opus, ce tome enclenche l'action et après bien des hésitations, la situation prend une tournure qui apparaît comme irrémédiable : se pose le douloureux cas de conscience de Kasumi et Yoshiki, quel choix vont-ils faire ?
Bien entendu, toute la problématique de l'album réside fort justement dans ce dilemne partageant le coeur des deux principaux protagonistes : morale ou sentiments ?
Toutefois, si l'on aurait pu craindre un scénario assez torturé, on prend malgré tout plaisir à suivre le cheminement de Kasumi et Yoshiki, et leur déchirement devient véritablement palpable... de même que la souffrance des personnes qui les entourent et se retrouvent comme prises en otage d'un curieux jeu du sort !
Alors, oui, on n'échappera pas au romantisme exacerbé de cette relation impossible... en même temps, le titre est suffisamment évocateur pour savoir où l'on met les pieds ("Forbidden Love" = amour interdit : tout est dit !)...
La boîte de Kleenex, s'il vous plait ...

L'amour a l'art et la manière de créer une bulle de rêve autour d'un couple, mais, dans un cas comme celui de Kasumi et Yoshiki, le retour à la réalité peut paraître bien cruel ! Ici, le réveil soudain s'effectue de part le retour de leur mère à Tokyo : c'est le symbole le plus fort du tabou qui les lie, et bien évidemment c'est aussi la personne à qui la situation doit être cachée coûte que coûte !
Ce nouveau plongeon dans la réalité ne peut que leur faire ouvrir les yeux : devoir se cacher, mentir toujours, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? va-t-il leur falloir tout sacrifier au nom du bonheur d'être ensemble ?
Sans donner davantage d'indications quant au contenu de ce tome (un minimum de suspens, quand même !), le déchirement du frère et de la soeur est toujours aussi intense et il se trouve accentué par la désapprobation de leur entourage : l'obstination de Kyôko à se voiler la face devant leur relation en dépit des paroles de Yoshiki me paraît devenir fort oppressant et inquiétant pour la suite des évènements... Néanmoins, le sujet est vraiment traité de manière très (trop) romantique pour que l'on puisse réllement s'impliquer dans cette histoire ! Que de clichés ...!
Nous entrons dans une spirale qui risque perdurer un moment (et j'avoue avoir un peu peur de tourner en rond)... le tout est de savoir si l'auteur compte baser l'intégralité de sa série sur l'incapacité des amants à s'aimer ou bien si au contraire, elle espère les faire évoluer et leur faire assumer l'interdit ... la deuxième option promettant un scénario à venir plus riche et intéressant ! Et si la trame pouvait être simplifiée, ça permettrait d'éviter de relire trois fois le même passage pour comprendre qui s'exprime !!!
Néanmoins, la bonne idée serait que l'éditeur vende ce tome avec sa boîte de Kleenex : ça devient vraiment indispensable !

Faisons court, ce manga multiplie réellement les clichés romantiques en tout genre !
Déjà, à la base, l'histoire d'amour impossible entre un frère et une soeur promet larmes et incertitudes... Les personnages secondaires ont pour vocation de s'opposer de toutes les manières imaginables au projet amoureux et occasionnent ainsi déchirements et remises en question...et je ne parle pas des décors très stéréotypés (une fontaine pour des ébats amoureux !) et des effets (ralentis, images entrecoupées, etc...). Donc, là-dessus, l'originalité n'est pas de mise ! C'est même à la limite de la caricature, je l'accorde bien volontiers !
M'enfin, d'un autre côté, ma curiosité est vraiment piquée au vif : comment peut bien s'achever une relation de cette ordre, quelle est l'issue de cette série ... S'il est vrai que par bien des aspects, celle-ci apparaît très légère, force est de constater que le suspens reste entier à ce niveau ! Alors, même si l'ensemble n'est pas d'une qualité extraordinaire (et je n'aborderai pas ici le problème d'une traduction qui me semble parfois assez aléatoire !), tant que l'action ne tournera pas trop en rond, pourquoi pas ne pas en continuer la lecture ?... et ce malgré de multiples imperfections tant en ce qui concerne le graphisme (certains dessins sont tout simplement ratés !) qu'en ce qui concerne le scénario à mon goût bien trop fleur bleue et culcul la praline ...
Je réitère cependant : inutile de se procurer cet album en cas d'allergie notoire au romantisme !

Bon, bien sûr, je suis touchée par certains passages romantiques à l'image du mariage de l'amie d'enfance de Kasumi ...
Toutefois, j'avoue que, au bout de 5 tomes, le scénario commence à me lasser, et même si le suspens quant à l'issue de cette histoire reste entier, l'ambivalence "je - t'aime -je - te - désire - mais - oh - la - la - la - c'est - impossible - nous - deux - oh - et - puis - zut - on - s'en - fout - des - autres - ah - bah - non - finalement - on - ne - s'en - fout - pas - je - te - quitte - oui - mais - je - t'aime - etc... " commence un petit peu à devenir...comment dire ?... gonflante (!), oui, voilà, c'est le mot ! Autant dire que si je commence à souligner les (trop) fréquentes ambiguités et non-sens dus à la traduction et à un découpage peu clair, ajoutés aux clichés romanesques quasi systématiques et prévisibles, ça finit par devenir vraiment ennuyeux comme lecture...
Ce que je craignais depuis le début est en train de se produire, l'histoire n'avance plus vraiment et les ingrédients "je t'aime, moi non plus" semblent lancés en pâture au lecteur supposé accro à l'intrigue !
Effectivement, si l'on suit le raisonnement "quand on aime, on ne compte pas", il est d'un intérêt évident de faire perdurer la série encore quelques tomes, méthode abondamment développée pour les scénarii des soaps-opéra en tout genre, d'où ma comparaison justement : en fait, j'ai véritablement le sentiment d'être la spectatrice d'un feuilleton (interminable, est-il utile de le préciser ?) genre "les feux de l'amour" et ça me déplait vraiment fortement (et encore, je reste polie !)...
C'est dommage, le synopsis de départ était pourtant fort alléchant... J'attend le prochain volume pour déterminer si j'abandonne la série définitivement !

Plus j'écris les résumés de cette série, plus je me crois au beau milieu des méandres scénariques du célèbre feuilleton "Les Feux de l'Amour ", c'est dire...
Oui, c'est dire si les rebondissements sont inventifs, c'est dire si l'intrigue est haletante, c'est dire si les ellipses et les ruptures de narration sont surprenantes, c'est dire si ... je m'ennuie (!)
Alors, histoire de faire pleurer les jeunes filles (public destiné à ce type de mangas), voilà qu'on nous sert une histoire rocambolesque d'amour impossible avec une vraie méchante à la limite de la folie tant elle reste fixée sur son obsession, un meilleur ami qui pardonne tout et n'importe quoi parce qu'amoureux à sens unique, un amoureux romantique prêt à tous les sacrifices au nom de l'Amooooooour, et une héroïne totalement dépassée par ses sentiments et ce que lui dicte la bienséance...
On ne nous épargne aucun drame, tout ce qui est sensé relancer le suspens est retenu ! Forcément, on en veut aux empêcheurs de tourner en rond, on soupire dès que la petite dose d'érotisme vient pimenter le récit, et on tremble dès que les quelques instants de bonheur si durement gagnés sont arrachés aux protagonistes...
Voilà, voilà, c'est bien joli tout ça ... Sauf qu'au bout du 7ème tome, en fait et très sincèrement, j'arrive à saturation ! Les stéréotypes, le côté larmoyant de la chose, au final c'est très peu pour moi !
Si vous avez une âme (très) fleur bleue, allez-y ! Mais, à mon humble avis le commun des mortels risque donner raison à mon envie d'envoyer valser toutes ces éternelles remises en question ...