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Tome 1 : La mort aux trousses
 

Fatale, tome 1 : La mort aux trousses

 
 

Résumé

Fatale, tome 1 : La mort aux troussesAfin d'acceder au résumé de Fatale, tome 1 : La mort aux trousses, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Fatale, tome 1 : La mort aux troussesParlons un peu pedigree. Les auteurs de "Fatale" ont signé les six tomes de "Criminal" chez Delcourt, ainsi que les deux albums d'"Incognito". Ed Brubaker, qui nous a régalés avec "Gotham central", a reçu un Eisner Award du meilleur scénariste en 2007, 2008 et 2010. "Criminal" a reçu celui de la meilleure nouvelle série. Autant dire que la sortie de "La mort aux trousses" donne forcément envie de découvrir leur nouvelle collaboration.

On retrouve très vite l'ambiance polar chère aux deux auteurs. Le visage féminin en couverture peut évoquer celui du fameux Dahlia noir, ou de toute beauté des années 50... le flingue à la main, toutefois. Et en arrière-plan, on discerne des visages rouges qu'un oeil inattentif aura sans doute zappé. Ils annoncent pourtant un élément important du récit : le fantastique. Et ça, c'est plus surprenant car Brubaker exploite en général le polar sans le mêler à un autre genre.

L'ambiance graphique assurée par Sean Phillips est rapidement mise en place. Son trait colle bien à l'atmosphère du récit de Brubaker, mais il faut dire que les deux hommes se connaissent bien. On succomberait volontiers au charme... mais il y a quelque chose dans le scénario qui empêche de se laisser emporter comme on le voudrait. Brubaker livre un récit complexe, qui se dévoile progressivement mais en rajoutant certains éléments au fur et à mesure qui font qu'on n'a jamais l'impression d'y voir vraiment plus clair. On n'a rien contre cette démarche scénaristique qui peut donner des résultats réjouissants, mais elle est délicate et ici, Brubaker ne la maîtrise pas autant qu'on était en droit de l'attendre vu la qualité générale de ses précédentes oeuvres. On peine aussi à s'attacher aux personnages, malgré le nombre conséquent de pages - mais c'est sans doute lié à ce récit trop mystérieux qui peine à réellement intéresser.

Donc évidemment cela reste honorable, mais on est un peu déçu par ce premier album de "Fatale" dont le charme n'opère pas réellement. On verra si la suite apporte son lot d'éclaircissements et se montre plus envoûtante.


Chronique rédigée par Jean Loup le 10/10/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Octobre 2012

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Fatale, tome 1 : La mort aux trousses, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 3 2013
   

Moi je suis tombé sous le charme de cette bd, mais c'est essentiellement grâce aux dessins de Sean Phillips, sublimés par la colorisation. C'est retour direct direct dans la fin des années 50, avec des planches qui évoquent dès le premier regard Hollywood de ces années là, voire Hitchcock.
Bref, c'est un vrai régal pour les yeux, avec un soin que j'ai trouvé encore supérieur à "Criminimal" ou encore "Incognito"...

Quant à l'histoire, même si elle est bien ficelée, il a fallu que je m'accroche un peu : pas mal de persos, des liens mystérieux entre-eux (donc pour comprendre, tu fais comme tout le monde, t'attends un moment dans la file) et du gros flash-back... Et à l'arrivée, quand tout s'imbrique... bein, rien de bien fantastique. Enfin, si, du fantastique, mais pas de l'extraordinaire : une sorte de secte, des rituels sacrificiels et une histoire d'immortalité liée à des démons. Du Lovecraft moderne quoi, sans réelle surprise !!!

Alors je n'irai pas jusqu'à parler de déception, mais ce récit ne m'a pas fait scotcher au plafond, alors que son graphisme m'emportait... Je garderai bien un œil sur la suite, parce que ça sent bon le carnage par moments... Classe et gore à la fois, c'est tout de même pas courant !

2 11 2012
   

Brubaker, Sean Phillips, à qui l’on doit notamment "Criminal" et "Incognito", reviennent pour une nouvelle série noire.

Dans « Fatale », le duo s'aventure toujours dans le polar, mais cette fois-ci avec un arrière plan mystique, voir horrifique, tendance HP Lovecraft.
Plusieurs personnages dont les professions et les destins vont s'entremêler autour d'une femme fatale qui n'est pas du tout ce qu'elle semble-être, le tout dans le San Francisco des années 50. Une enquête policière qui va mener le personnage principal (un journaliste) aux prises avec une secte vénérant des êtres surnaturels.
Encore beaucoup de choses à dévoiler à la fin de ce 1er tome et un dessin de Sean Philllips qui nous apporte encore plus de noirceur. Comme toujours avec Bubaker, un récit superbement bien écrit, intelligent et dialogué à la perfection.

Le tout proposé dans une édition Delcourt magnifique, bref une série à ne manquer sous aucun prétexte !

25 10 2012
   

Les deux auteurs de "Criminal" et "Incognito" récidivent donc chez Delcourt avec cet album regroupant les cinq premiers épisodes de « Fatale ».

Ed Brubaker installe immédiatement ses différents personnages, tout en demeurant dans ce genre polar, qu’il affectionne tant et dont il est passé maître. Flic pourris, meurtres crapuleux et femme fatale sont donc au rendez-vous, mais également une étrange secte de fanatiques qui fait progressivement basculer le récit vers le fantastique. L’hémoglobine devient de plus en plus abondante et des mystérieuses créatures sorties tout droit des enfers s’invitent également au récit. On s’attend presque à voir Ben Templesmith surgir au dessin !

Si le mélange surprend, Ed Brubaker reste néanmoins intelligemment dans les sentiers battus du genre, mais avec toute la maîtrise qu’on lui connaît. Construisant son récit sur deux périodes, l’une se déroulant de nos jours et l’autre en 1957, il lève progressivement le voile sur les mystères qui planent autour de cette Josephine qui attire le regard de tous les hommes qu’elle croise.

Visuellement, Sean Phillips n’a plus à prouver sa complémentarité avec Brubaker et distille à nouveau une ambiance qui s’installe au diapason du scénario. Quant à la colorisation, elle est l’œuvre de l’un des meilleurs coloristes du neuvième art : Dave Stewart !

Un très bon tome de mise en place !