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Faire semblant c'est mentir
 

Faire semblant c'est mentir

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Faire semblant c'est mentirQue de sentiments partagés après la lecture de cet album !

D’un côté j’ai trouvé le dessin assez rebutant, mais ai été charmé par la colorisation et certains concepts narratifs intéressants (les fantômes du conjoint, les paroles du père, etc). De l’autre, j’ai trouvé l’histoire souvent trop anecdotique, voire nombriliste, mais ai pourtant été touché par l’authenticité de plusieurs passages.

Il aura fallu douze ans à Dominique Goblet pour mener à bien ce projet autobiographique. Un laps de temps important qui explique sans doute les changements graphiques en cours de lecture, passant d’un dessin enfantin assez rebutant à des ambiances graphiques plus réussies. L’objet en lui-même, pourvu d’une reliure en papier toilé donne d’ailleurs l’impression de sortir une vieille histoire du grenier tandis que le trait enfantin donne l’impression de revisiter des souvenirs d’enfance. L’aspect brouillon, la simplicité du trait, les changements de style et le manque de perspective m’a un peu dérangé, même si je dois reconnaître que l’ensemble, rehaussé par une colorisation adéquate, confère une ambiance intéressante au récit.

Au niveau de l’histoire, l’auteure entremêle deux récits en oubliant de lier l’ensemble. Il y a d’une part, l’histoire de ‘papy moustache’, un (grand)père ayant des liens plus étroits avec l’alcool qu’avec sa descendance et de l’autre, un compagnon hanté par son ex. Si la seconde histoire est co-scénarisé par Guy-Marc Hinant, l’ensemble met en scène les relations de Dominique avec deux hommes sensés être beaucoup plus proches d’elle. L’un n’a jamais su nouer les bonnes relations avec sa fille et l’autre n’a jamais su garantir une relation exclusive à sa compagne. Au fil des pages, l’un fait semblant de ne rien voir tandis que l’autre fait semblant d’aimer. Des semblant qui finissent par masquer la réalité et des personnages qui au final, ne font que mentir, à eux-mêmes et à leur entourage. Etalant lâcheté et relations humaines, l’auteure livre quelques passages forts, mais pas vraiment d’ensemble cohérent.


Chronique rédigée par yvan le 15/02/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 2,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.00
Dépôt légal : Avril 2007

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Faire semblant c'est mentir, lui attribuant une note moyenne de 3,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 2 2010
   

Il m'est difficile d'aviser cet album car il mélange le bon et le mauvais à mon goût.

Au rayon du mauvais, il y a le dessin.
En réalité, l'album est scindé en chapitres dont la qualité graphique est différente. Il est possible que cela vienne du fait que la création de cet ouvrage ait été étalé sur une douzaine d'années et que la technique de l'auteure ait évolué entretemps. Mais il se peut aussi que la différence de style soit voulue et je n'en vois pas trop la raison.
Quoiqu'il en soit, le premier tiers de l'album est dessiné... comme un dessin d'écolier, le passionné de BD qui en CM1 aurait voulu faire sa propre petite BD, avec ratures et bavures en prime. Seule une accentuation des défauts de ce type de dessin, personnages déformés et bizarres, semble faire preuve de la volonté d'un auteur adulte d'avoir choisi sciemment ce type de dessin. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais le trait est laid. Heureusement, la colorisation à l'huile réussit étrangement à rendre belles les planches. Le résultat visuel est étonnant et intéressant. J'aime cette esthétique. Mais je le répète, elle ne mérite mon intérêt que par la colorisation, pas par le dessin.
Les chapitres suivants sont mieux dessinés, avec nettement plus de soin et de travail. Ils en ressortent un peu moins vivants et moins originaux, mais au moins le trait n'est pas affreusement laid.

Autre mauvais point, j'ai eu beaucoup de mal à cerner le sujet de cet album. Dominique Goblet y aborde plusieurs sujets entre lesquels j'ai eu un peu de mal à faire le lien.
Après réflexion, deux thèmes en ressortent.
Le premier concerne les parents de Dominique, entre un père trop affable, trop dans son monde et à moitié alcoolique, et une mère parfois "magicienne" aux yeux de sa petite fille mais aussi égoïste et très dure. Une fois l'auteure adulte apparait aussi celle qui doit être la nouvelle compagne de son père, visiblement dérangée et partant facilement en crise d'hystérie. Ces personnages sont présentés par les yeux de l'héroïne qui semble bien être l'auteure elle-même, mais on n'en sait pas tellement plus. Qu'est devenue la mère ? Qui est cette compagne de son père ?
Le second thème concerne la vie amoureuse de Dominique devenue adulte, avec un compagnon qu'elle semble aimer mais qui a bien du mal de son côté à se stabiliser. Il est hanté par le souvenir de son ex-petite amie et oscille entre un retour à une relation avec cette dernière et une vraie histoire d'amour avec l'auteure. Dominique Goblet le présente comme un personnage arrogant et assez détestable. Difficile de s'y attacher et de comprendre pourquoi elle semble l'aimer sincèrement.

Soyons clair, le récit n'est pas drôle, il est un peu confus car on ne sait jamais trop qui est qui, quels sont les liens avec l'auteure et pourquoi elle nous en parle. Il faut tout deviner soi-même et le dessin assez moche ne motive pas vraiment.
Et pourtant, j'ai été touché à plusieurs moments par ce récit. Les personnages sont très intéressants, notamment la mère, le père et sa nouvelle compagne. Certaines scènes sont pleines d'émotions, de tristesse, de peur. Tout cela suinte de sincérité et c'est parfois assez poignant. Le comportement de la mère envers sa petite fille lorsqu'elle était enfant, de son père envers sa fille devenue adulte... Si tout cela est une franche autobiographie, c'est une véritable mise à nu des souvenirs et de l'intimité émotionnelle de l'auteure.