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Tome 8 : Les mille et une nuits (et jours)
 

Fables, tome 8 : Les mille et une nuits (et jours)

 
 

Résumé

Fables, tome 8 : Les mille et une nuits (et jours)Afin d'acceder au résumé de Fables, tome 8 : Les mille et une nuits (et jours), merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Fables, tome 8 : Les mille et une nuits (et jours)Après l'excellentissime tome 7 où on suit Boy Blue évoluer à travers les Royaumes mais surtout découvrir la vérité sur l'Adversaire, je ne m'attendais pas à un si bon tome que ce n°8.

L'heure est à la crise puisque l'Adversaire est plus dangereux que jamais. Mais il faut se préparer. Pour cela, Mowgli avait été envoyé négocier avec les fables d'Arabie pour une possible alliance, avant de se mettre à la recherche de Bigby, disparu à la naissance de ces enfants. Pendant ce temps à Fableville, le Prince Charmant est rattrapé par ses responsabilités, la Bête fait la justice du mieux possible et Boy Blue purge sa peine dans une geôle de la mairie.

Comme d'habitude, l'intrigue s'inscrit dans la suite de l'histoire avec une étape finie. C'est ce que j'aime dans Fables. On ne se sent pas obligé de relire les tomes précédents à chaque fois qu'un nouveau sort. On sait que c'est dans la continuité mais un tome forme une histoire à part entière. Dans le cas présent, il s'agit de l'arrivée à Fableville des Fables d'Arabie, gouvernés par Sinbad. Le scénario se concentre sur la difficulté à communiquer avec un peuple inconnu, la langue est différente mais aussi les coutumes, les moeurs etc. Tout ça fait que ça ne sera pas un partie de plaisir.

L'auteur place donc ses personnages dans un contexte géopolitique, ce qu'il n'avait pas fait jusqu'à présent. Le scénariste étonne donc toujours par sa capacité à traiter des thèmes de société dans un univers magique. A côté de ça la qualité de l'écriture (et par extension aussi de la traduction) est toujours surprenante.

L'apparition des Fables d'Arabie est un gros plus pour l'histoire, car il renouvelle le quota de nouveaux personnages. J'adore découvrir les personnages de contes qu'on connaît dans l'univers de Fables et voir ce que Willingham en a fait. Je crois ne jamais avoir été déçu. Ici il est surtout question de Sinbad mais on entendra parler d'Ali Baba et d'Aladdin...

Le dessin de Mark Buckingham est toujours aussi agréable. Dans cet épisode, on peut notamment voir des Djinns, les fameux génies de l'Orient, et ils sont vraiment très réussis. Le reste est toujours aussi bon, cette série est complètement maîtrisée.

Notons enfin que la première partie de ce tome (2 épisodes US) est consacrée exclusivement à Jack (celui du haricot) qui juste après les faits du tome 7, cambriole les Fables pour monter une énorme arnaque à Hollywood. J'aime beaucoup ce personnage et il convient parfaitement pour des histoires courtes et uniques. Dans celui-ci, "l'arnaque" est de taille et l'industrie du cinéma hollywoodienne en prend pour son grade.

Le dessin a été donné à un dessinateur encore jamais intervenu sur la série qui s'en sort plutôt bien. C'est complètement différent mais assez adapté à l'histoire. Le style est plus simpliste, plus épuré. Ça m'a assez fait penser au 4ème tome de "Top 10".

Bref, encore un excellent tome de cette magnifique série. C'est typiquement le genre de bouquins de 150 pages avec lesquels je ne vois pas le temps passer.


Chronique rédigée par Fa le 01/07/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 65 (36,72 %)
  • 96 (54,24 %)
  • 16 (9,04 %)
  • Total : 177 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.13
Dépôt légal : Juillet 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Fables, tome 8 : Les mille et une nuits (et jours), lui attribuant une note moyenne de 4,13/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

21 7 2014
   

Ca se confirme : contrairement à mes éminents collègues ci-dessous, l'histoire de Jack à Holywood figure, dans mon édition, dans le tome 7.

En revanche, j'ai bien dans ce tome toute cette histoire avec Mowgli, mandaté par le nouveau shériff de Fableville, la Bête, pour retrouver Bigby; ainsi que toutes ces aventures avec les fables orientaux, menés par Sinbad. Je trouve particulièrement bienvenu de recourir à ces nouveaux personnages, cela permet à la série de se renouveller efficacement, tout en exploitant intelligemment de nouveaux contes. L'utilisation des Djinns donne un souffle supplémentaire d'exotisme à la série (s'il en était encore besoin...) et même si je n'ai pas bien suivi toutes les tractations entre le Prince Charmant et Sinbad, entremises par le polyglotte Roi Cole, on comprend au final ce que l'auteur a voulu nous montrer de plus. Le fait que les fables d'Arabie habitent encore dans les Rouames permet en outre de faire le lien efficacement avec toute l'aventure de Boy Blue dans le tome précédent. Ainsi, l'auteur sait renouveler ses personnages, mais ces derniers s'inscrivent dans une belle continuité avec ce qui précédent qui donnent davantage de cohérence et de force à l'ensemble. Je trouve certaines idées ingénieuses, comme le coup de la sorcière Totenkinder, qui est assez malin pour se sortir d'une mauvaise passe scénaristique. En revanche, certaines autres semblent avortées : on nous parle d'une possible intervention à venir du roi des vents North mais finalement, cette idée semble avortée puisque les Djinns sont défaits sans son intervention.

Par ailleurs, certains de nos personnages très récurrents connaissent quelques rebondissements dans ce huitième album. Gobe-Mouche en particuler, qui semble retenir l'intérêt du Chaperon Rouge, semble être mis, bien malgré lui, dans une situation délicate envers son ami de toujours Boy Blue. Dans le même ordre d'idée, le Prince Charmant semble prendre conscience que la fonction de maire est plus ardue que ce qu'il pouvait imaginer. Enfin, les relations de ce dernier avec la Belle est assez prometteur... Ainsi, dans l'histoire de la rencontre entre Fables d'occident et Fables d'Orient, le scénariste travaille un peu plus les personnages, leur donne davantage d'envergure. Cela permet de maintenir un bon niveau d'intérêt pour cet album.

Une histoire qui semble être "bonus" clôture ce huitième tome de mon édition : il s'agit de partir à la rencontre d'un chevalier des forces de l'Adversaire, un pantin de bois, qui demande à Gepetto de devenir humain. Cette histoire me semble un peu longue mais la fin réserve une bonne surprise : on se dit que l'on part sur une banale aventure romantique entre deux êtres de bois pour finalement lancer les bases d'une nouvelle histoire d'espionnage...

12 10 2013
   

Ils n'avaient jamais été mis à l 'honneur, mais il y a évidemment des Fables orientaux. "Les mille et une nuits (et jours)", titre de ce huitième épisode, rappelle que Sinbad et les autres personnages de la civilisation arabo-musulmane sont une source supplémentaire d'inspiration pour l'ami Bill Willingham. Et comme il se doit, un Djinn occupe une large part de la couverture, à l'instar de l'imaginaire collectif qui en fait sans doute la plus célèbre créature magique de cette partie du monde.

Avant de nous livrer le génie et les trois voeux qu'il peut exaucer, ce tome 8 commence par revenir sur le personnage de Jack, auquel un spin-off a été consacré ("Jack of Fables"). Comme à son habitude, Jack joue les petits escrocs et cherche à se départir de son rôle de loser en se frottant au monde de requins d'Hollywood. C'est l'occasion d'une petite histoire assez marrante, sans grande prétention mais qui constitue un agréable moment de récréation.

L'histoire redécolle plus franchement quand elle revient à Fableville. Bill Willingham tient bien en main son petit monde et les nombreux personnages auxquels il a su donner corps. Le tout nouveau maire, la Belle et la Bête, Boy Blue, le chaperon rouge, Rose Rouge et la sorcière (celle d'Hansel et Gretel, sans doute) sont tous au rendez-vous et leurs relations sont toujours aussi subtilement mises en scène. C'est prenant comme une série télé, avec les rivalités, les amours naissantes ou impossibles, les exils subis et le poids des apparences.

C'est bien raconté, on retrouve avec jubilation les personnalités qu'on a appris à aimer au fil des tomes, et le dessin est dynamique chez Mark Buckingham comme chez David Hahn. Ne boudez donc pas cet album qui vous donnera du plaisir à la lecture !

12 7 2010
   

Ce huitième tome débute par une histoire en deux épisodes, consacrée à Jack (celui qui grimpa le haricot magique). Ces épisodes #34 et #35 se déroulent en marge de l'histoire principale et se situent chronologiquement entre les tomes 6 et 7 de cette saga. On y découvre une nouvelle arnaque imaginée par Jack, qui va tenter de faire fortune à Hollywood. Si l’histoire n’a rien d’extraordinaire elle est surtout à considérer comme sorte de prélude à une série spin-off entièrement consacrée à Jack et intitulée "Jack of Fables".

La deuxième partie de cet album est bien meilleure et reprend les épisodes #42 à #45 de la saga US. Bill Willingham y présente les Fables issus du Moyen-Orient et intègre donc de nouveaux personnages très intéressants à son récit, dont le prince Sinbad et de puissants djinns. Cette délégation de Fables issus des contes de Mille et une nuits ajoute une touche d’exotisme à l’univers imaginé par l’auteur et présente un autre peuple qui doit faire face à l’Adversaire. Si la coalition entre ces deux peuples aux cultures bien différentes s’avère difficile à établir, cette rencontre offre beaucoup de possibilités au scénariste, qui ne manque d’ailleurs pas de nous livrer une histoire riche en rebondissements.

Si les deux premiers épisodes hollywoodiens, dessinés par David Hahn, sont graphiquement moins séduisants, Mark Buckingham s’en donne à cœur joie avec ces nouveaux Fables plus exotiques.

Une série indispensable !