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Tome 1 : Légendes en exil
 

Fables, tome 1 : Légendes en exil

 
 

Résumé

Fables, tome 1 : Légendes en exilAfin d'acceder au résumé de Fables, tome 1 : Légendes en exil, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Fables, tome 1 : Légendes en exilFables fait partie du catalogue Vertigo, ligne adulte de DC Comic. C'est toujours un risque pour les éditeurs français car en dehors des comics traditionnels de super héros dont ont l'habitude les lecteurs hexagonaux de comics.
Mais c'est aussi une source importante de bons comics, et Fables fait partie de ces derniers.
L'idée est très intéressante : comment se débrouillent les personnages des contes de fées qui ont tout perdu en se réfugiant dans notre monde et qui essaient de vivre sans ce faire voir.
Et là Bill Willingham s'en donne à coeur joie, tout le monde y passe : la belle et la bête ont des problèmes conjugaux, le prince charmant n'est qu'un gigolo de luxe baratineur (et c'est tout ce qu'il mérite), Barbe Bleu est un riche homme d'affaire sans scrupules, le cochon boit, fume et fait la fête.

C'est ce décalage entre ces personnages et leurs rôles traditionnels qui fait la force de cet album. A la lecture je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec les versions Disney et rien que pour Blanche Neige, l'écart est impressionnant.
L'histoire en elle même est une enquête assez classique: un meurtre, un détective (mais là c'est le Grand Méchant Loup en personne), des suspects, et un dénouement non pas dans le salon mais au bord de la piscine.
Le seul vrai défaut de l'album est au niveau du graphisme. Le trait de Médina est tout à fait honorable, mais il lui manque un petit quelque chose qui ferait toute la différence. Sur certaine case les visages des personnages manquent de naturels ou de vie.

J’attends la suite pour savoir comment Willingham voit les autres personnages des contes. Il a de la matière pour de nombreux ouvrages.


Chronique rédigée par Myc le 30/03/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 132 (67,69 %)
  • 49 (25,13 %)
  • 14 (7,18 %)
  • Total : 195 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.05
Dépôt légal : Janvier 2004

Avis des lecteurs

11 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Fables, tome 1 : Légendes en exil, lui attribuant une note moyenne de 4,05/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 6 2013
   

"Revisiter les contes et légendes de notre enfance..."

Voilà un pari risqué qui aurait pu nous perdre dans un blabla sans fond ni forme.
Mais seulement, le monsieur qui tient la plume s'appelle Bill Willigham et il la tient tant et si bien qu'il nous livre ici un véritable chef d'oeuvre!!

Utilisant ici tous les codes d'un polar à l'ancienne, à ceci près que tous les protagonistes sont les icônes des contes de Grimm Perrault et consors, Willigham nous dépeint un univers fort intriguant et tentant: A la suite d'un putsch obscur, l'Adversaire dont ne sait que le nom - les a chassé de leurs terres. Si bien qu'ils n'ont d'autres choix que de vivre en parallèle à notre société.
Et c'est dans cette clandestinité chapeauté par un maire acariâtre (superbe Blanche Neige!!) que l'enquête d'un meurtre infâme débute... Et qui dit mieux comme meilleur limier pour débusquer le félon que le Grand Méchant Loup en personne?
C'est de ce décalage entre personnage/rôle que se crée l'humour. Ajoutés à cela des dialogues truculents et des twists savamment dosés et vous avez entre les mains les prémices d'une saga que l'on devine pour le moins dantesque.

Le dessin n'est pas en reste, puisque Lan Medina confère à l'oeuvre un coté très pulp des 60's: un look vieillot non sans dénué de charmes. Le tout réhaussé par les splendides covers d'Adam Hughes!!

Fables: Légendes en Exil pose les bases, le temps d'une enquête, d'un monde complexe, parfaitement maîtrisé par Willigham et nous ouvre l'appétit. Un appétit d'ogre, évidemment.

A lire de toute urgence!!

26 2 2013
   

Excusez-moi d’avance de venir casser l’ambiance générale, je n’ai pas du tout accroché à "Fables", je vais essayer de m’en expliquer.
Déjà je pense que le fait d’avoir vu toute la saison 1 de la série « once upon a time » ne pas vraiment aidé, j’ai déjà eu du mal avec cette série, le mélange des contes avec la réalité m’étant apparu comme vraiment trop naïf et finalement trop bizarre pour être crédible. Alors aurais-je perdu mon âme d’enfant ? Non je ne crois pas, si les contes restent dans leur contexte, ça ne me dérange pas et visiblement c’est plus le mélange des genres qui me pose problème. Faire un parallèle entre la série et le comics saute aux yeux, le premier aurait-il copié sur le deuxième ? pas impossible, on retrouve Blanche Neige en personnage majeur, on nous parle de Fableville et bien sûr le fait que les personnages de contes se situent maintenant dans le monde réel, tout ceci est exactement pareil dans l’un comme dans l’autre.
Si on exclut le principe du scénario qui ne m’a pas convaincu, que reste-t-il ? Une enquête policière moyenne, heureusement il y a pas mal d’humour, au passage je n’ai pas trop compris les deux répliques « poil au kiki » !? Un dessin moyen aussi et une histoire conçue en chapitre, comics oblige, qui n’évite pas les redites et les tirages en longueur.

Vraiment déçu, en même temps je m’y attendais un peu et j’aurais aimé aimer.

1 2 2013
   

J'ai adoré l'environnement que proposait ce premier album, pour toutes les raisons qui sont exposées par mes brillants prédécesseurs. Je trouve intelligent de prendre les personnages des contes de notre enfance, et de les faire évoluer vers notre réalité, dans notre monde, où tous ces êtres se sont organisés de façon officieuse. Une Fableville au milieu d'une ville réelle, faite de gens réels (les "communs") il fallait l'imaginer, il fallait oser, il fallait oser l'imaginer. Nous présenter tout ce petit monde qui a évolué, nous en proposer une lecture moins enfantine (Cendrillon, Blanche-Neige, La belle au bois dormant étant parties avec le prince charmant, il n'en fallait pas plus pour que le prince charmant devienne un coureur de jupon profiteur de ses proies), nous les faisant passer pour des super-héros qui habitent notre monde : quelle réussite ! C'est teinté d'humour (Jack qui court sur le haricot de Bigby, cette conversation entre le petit cochon et le grand méchant loup, cette malédiction autour du couple de la belle et de la bête,...), et c'est plein de clins d'oeil agréables. En plus, j'ai aimé me reporter à la présentation des personnages en fin d'ouvrage, qui explique de quel conte ou légende vient tel ou tel personnage, ce qui peut se révéler utile pour découvrir des contes qui sont inconnus... C'est une superbe idée, originale, qui réutilise pourtant des personnages issus des grands classiques.

Derrière cet environnement on ne peut plus riche, le scénariste greffe une histoire policière des plus classiques. Cette enquête, qui n'aurait pas éveillé l'intérêt dans n'importe quel ouvrage, prend ici une teinte particulière du fait de l'originalité de l'environnement. L'enquêteur écoute, regarde, pose des questions, et rassemble tout le monde à la fin pour faire part de ses constations et déductions. On se prend au jeu et malgré l'aspect éculé de la mise en scène, on ne peut que s'interroger avec lui, signe que l'auteur a su nous embarquer dans son monde.

L'univers est complexe, finement imaginé et parfaitement expliqué, jusqu'à la raison d'une Fableville au sein même de notre réalité. Tout cela donne une grande impression de rigueur, malgré une imagination qui s'est déchainée. Le dessin et les couleurs semblent bien vieillottes, notamment en début d'ouvrages, mais se réveillent et se révèlent au fur et à mesure que l'on tourne les pages.

Si l'histoire policière en tant que telle manque de relief, l'environnement ingénieux dans lequel elle prend place la rend tout sauf "déjà vue".

25 5 2010
   

Voilà c’est fait, j’ai finalement attaqué cette série dont les couvertures et le graphisme ne m’attiraient pourtant pas trop. Mais bon, face aux nombreux éloges, j’ai fini par craquer.

Le concept de base de cette saga est aussi étonnant que surprenant. Les personnages de cette série sont en effet issus des contes pour enfants et évoluent sous apparence humaine dans notre monde depuis que le royaume des Fables est tombé aux mains de l’ennemi. Ce premier volet fait d’ailleurs découvrir l’histoire de ces êtres qui ont trouvé refuge dans notre monde, ainsi que les rouages de cette communauté en exil.

Si les personnages de cette histoire incluent la Belle et la Bête, Blanche-Neige, le Prince Charmant, le Grand Méchant Loup, Barbe-Bleue et Pinocchio, le fil rouge de ce récit est une enquête policière assez classique, mais riche en rebondissements et rythmée par des dialogues parsemés d’humour qui font mouche.

Je ne suis toujours pas fan du graphisme un peu fade et légèrement rétro de Lan Medina, même s’il colle assez bien à cette transposition de personnages issus de contes pour enfants dans un univers plus sombre … le nôtre ! Notons que par la suite, c’est Mark Buckingham, le dessinateur régulier de la série, qui sera aux manettes.

Un très bon tome d’introduction, qui donne envie de découvrir la suite de cette saga originale.

20 6 2009
   

Il y a encore des gens pour croire que la BD américaine, c'est juste des Superman qui fracassent inlassablement et cycliquement des Spider Man ou autres X-Men, sans aucune finesse ni profondeur. N'est-ce pas M. Uderzo ? (coup de gueule gratuit mais fondé).
Et bien non les gens ! ce n'est pas que ça la BD américaine. Le "comics" (comme on dit chez nous les geeks) est complexe et divers. Et comme partout, il y a des petits bijoux. "Fables" appartient définitivement à cette catégorie.

Imaginez un peu : le monde des fables a été totalement envahi par l'Adversaire, entité mystérieuse, maléfique et ultra-puissante. Et tous les personnages des contes et fables de notre enfance n'ont pas eu d'autre choix que de se réfugier dans le seul monde qui n'a aucun intérêt aux yeux de l'Adversaire : le nôtre (et nous avons furieusement tendance à le comprendre sur ce coup, l'Adversaire). Blanche-Neige et autres Cendrillon vivent donc parmi nous, sans devoir dévoiler leur identité aux humains.

C'est à partir de ce postulat que je trouve tout à fait savoureux que s'ouvre ce premier tome. Mais un postulat intéressant ne reste qu'un bon début s'il n'est pas exploité intelligemment. Et là, c'est carrément réussi. D'abord, beaucoup d'humour quand on assiste par exemple aux scènes conjugales de la Belle et la Bête qui nous expliquent que 1000 ans de mariage, ça émousserait n'importe quel couple. Mais aussi des dialogues bien inspirés qui vous tireront de francs sourires. Le décalage avec la tradition sont très intéressants et on se marre bien.

Puis le scénario bascule vers un polar efficace. En effet, Rose Rouge, la soeur de Blanche Neige, a été sauvagement assassinée. Et l'assassin semble être un habitant de Fableville. Mais qui donc ? Jack au haricot magique, son amant ? Barbebleue, qui depuis la trêve, se tient à carreau, mais dont on connait les penchants psychopathes ? ou bien le Prince Charmant, ex de Blanche Neige et loser en puissance ?
C'est ce que va tenter de découvrir Wolf, l'ancien Grand Méchant Loup, devenu détective privé (évidemment, il a du flair ;) )...

Bref, vous l'aurez compris, c'est complètement loufoque et barré. Mais ça se tient car c'est bien amené, bien scénarisé, bien écrit. Si le dénouement peut paraitre simpliste, l'intérêt n'est pas là de toute façon. En tous cas, on se prend à revenir en arrière pour vérifier tous les indices que l'auteur avait laissé au fil des pages. Et personnellement, je n'avais pas deviné...

Graphiquement, c'est assez agréable. Pas génialissime non plus, mais lisible. Les couleurs sont chatoyantes et correspondent très bien à cet univers fabuleux. Les décors renferment de nombreux éléments qui sont autant de références aux contes de notre enfance et c'est toujours un plaisir d'en repérer une au détour d'une case.
Mais surtout, attardez-vous sur les superbes couvertures réalisées par James Jean, qui est purement et simplement un artiste génial. Du lourd, du très lourd.

Bref, ça m'a l'air d'être une série à suivre sérieusement. Et si ce premier tome peut très bien se lire seul (puisque l'histoire se termine), il serait dommage de passer à côté de la suite qui reste de très bon niveau.

Allez, laissez-vous tenter par une pomme (elle ne sera peut-être pas empoisonnée), venez au bal et restez après minuit, draguez le Prince Charmant avant qu'il ne le fasse... vous ne le regretterez pas !

3 1 2006
   

Ce comics me fait fortement penser à "Top 10" même s'il ne tient justement pas à la comparaison avec cette excellente série d'Alan Moore.
En lieu et place de super-héros, nous avons ici des personnages des contes pour enfants et autres fables qui sont intégrés dans le monde réel et qui vivent des histoires allant de l'enquête policière à la guerre civile. Mais là où "Top 10" est à la fois profond, drôle et très prenant, Fables est à mes yeux nettement un cran en dessous.
Les personnages principaux de Bigby et Neige sont bons et relativement originaux dans leur traitement. Mais autour d'eux gravitent d'autres personnages un peu trop superficiels et sans réelle personnalité.
Le background du récit lui-même est également assez simple malgré sa relative originalité : l'"Ennemi" a poussé les personnages des Fables à quitter leur royaumes imaginaires et ils vivent maintenant cachés au milieu des humains sans avoir de vraie interaction avec eux.
Ce premier tome est une enquête policière toute simple menée par Bigby et Neige qui est assez sympa à lire et surtout qui a une qualité que j'apprécie : nous découvrirons au final que nous avions déjà une grande part des indices qui auraient pu nous permettre de résoudre cette affaire.
C'est donc une BD qui se lit très bien, avec un bon nombre d'originalités et des intrigues bien menées, qui pêche cependant un peu par sa superficialité mais qui n'en reste pas moins un bon comic.

12 11 2004
   

La super claque !
Je suis complètement sous le charme de ce premier album, qui allie un scénario classique et efficace à un dessin glamour, léché, plein de caractère.

Et si les fables, contraintes de quitter leur merveilleux univers, devait envahir le notre ?
On retrouve des principes typiques des castes obscures, tel que le secret (la grande Camarilla dans le jeu de rôles "Vampires", par exemple), mais aussi l'adaptation, l'insertion dans notre monde...

Le scénario en lui-même se révèle être une "bête" enquête policière mettant en scène des personnages connus : Blanche Neige, le Loup (en détective fin limier, meilleur premier rôle masculin !), Jack et ses haricots magiques... on sourit souvent en découvrant cette interprétation très personnelle et néanmoins bien pensée des contes de notre enfance.

Le dessin est tout bonnement génial. Précis, typé comics mais glamour années 50, dynamique lorsqu'il le faut. Aplat de couleurs, "comics oblige", mais de couleurs bien senties, et surtout qui collent parfaitement avec le trait de Lan Medina. Blanche Neige est merveilleuse en femme fatale dirigiste de caractère, c'est fou ce que le dessin lui apporte de charisme et de personnalité.

Une merveilleuse découverte, qui peut être lue comme un One-Shot. Toutefois, ce serait bien dommage de se passer de la suite, qui dans un genre différent, vaut elle aussi largement le détour :)

17 10 2004
   

Après le sujet sur le forum BD, j’étais bien tentée par cet album mais en allant voir la chronique et surtout l’extrait, le dessin et les couleurs, ça m’avait vite refroidit. Et puis, Piehr me l’a offert, je l’ai ouvert, j’ai lu la première page, la seconde et je l’ai dévoré jusqu’à la dernière page :)

Alors, au niveau du scénario, c’est génial. On retrouve les personnages des contes de notre enfance tel Blanche Neige et le Prince Charmant, l a Belle et la Bête… Très original, ce scénario est fascinant sans doute parce qu’il ne tome pas dans la facilité, dans ce à quoi on pourrait s’attendre. Les "Fables" ont évolués, leurs personnalités, caractères et situations ont changés. Leur rôle n’est pas celui auquel on s’attend. Bref, tous ces personnages repensés se retrouvent à New York et ont monté une communauté de rescapée : Fableville. Et cette communauté est ébranlée par un meurtre, celui de Rose Rouge. Fascinant et prenant, ce tome présente l’univers et les personnages tout en résolvant d’une main de maître cette enquête sans faux pas et le tout très bien construit et narré.

Au niveau du dessin, on s’habitue finalement très bien à ces traits "comics" mais aussi à ces couleurs très vives, très fortes qui vont bien avec ce monde, cette histoire. Le dessinateur respecte les codes couleurs des contes : Blanche Neige a bien les cheveux noirs, la peau très blanche et les lèvres rouges.

Finalement, comment aurait-on pu mieux retranscrire ces personnages en BD franco-belge ? Impossible. Même si au début, pour quelqu’un de non habitué aux comics, cela peut être d’un abord difficile, foncez quand même car c’est d’un très haut niveau scénaristique et le dessin est très bien également (on s’y habitue dès la 2ème page).

Une très bonne découverte qui m’ouvrira peut être aux mondes des comics :)

7 9 2004
   

Le thème est peu original : reprendre des fables et les détourner pour les adapter à la vie moderne. Certes, sauf qu'ici l'histoire est un peu différente. Chassés de leur royaume fabuleux par un sombre et terrible ennemi, les personnages de ces fables (eux-mêmes appelés "Fables") sont venus se réfugier dans notre monde, où ils forment une petite communauté assez soudée.

Jusque-là, peu de problèmes, sauf qu'un jour un crime est commis… et c'est le grand méchant loup, à présent détective doté de flair, qui s'y colle, flanqué d'une Blanche Neige qui a du caractère.

Sur cette base se développe un genre existant depuis longtemps, mais à ma connaissance relativement peu exploité : l'enquête policière cohérente dans un milieu imaginaire (différent de notre monde). Le mot "cohérente" est important. Car il y a un peu de Sherlock Holmes dans ce premier épisode, et l'on pourrait presque deviner le fin mot de l'histoire avec les indices donnés en cours de route. Qu'on pense aux Cavernes d'Acier, d'Asimov, ou à certaines nouvelles de Jack Vance, qui a fait dans le policier Space-Opera en son temps, et on aura une bonne idée du genre traité.

Plus que la simple enquête, c'est évidemment toute l'histoire, tout le petit monde des fables que l'on découvre, avec ses personnages à l'histoire revisitée, leur caractère plus réaliste que dans les contes mais toujours basé sur ce qui s'y trouve, les petites affaires, etc.

Au début vraiment pas convaincu par un titre et un sujet pareil, j'ai pourtant été rapidement et complètement plongé dans ce livre. Le traitement général est très vivant, très dynamique, très frais. Les personnages sont réellement bien rendus (ce prince charmant, je l'adore !) et croqués avec talent. On ne se lasse pas de les découvrir, de voir comment les auteurs leur ont réinventé une personnalité.

Bizarrement, le ton de l'ensemble est plutôt bon enfant. Malgré le meurtre, malgré certains aspects sombres, on ressent une espèce d'exaltation joyeuse à lire ces fables, et même aux pires moments, le sourire n'est jamais loin.

Tout cela fait de cet album un petit bijou, une lecture véritablement agréable, dont on ressort complètement rafraîchi, et avec l'envie de s'y replonger.

22 6 2004
   

Idée originale mise en scène dans ce "Fables".
Et occasion de rappeler que le monde des comics, qui lorgne de plus en plus du côté du polar, ne se limite pas à des allumés en collants et que ceux qui y sont allergiques devraient revoir leur position.

Bill Willingham met en scène des personnages de contes, donc un imaginaire collectif, dans un univers moderne et désabusé où tout n'est pas rose et où le "tout est bien qui finit bien" n'a rien d'une règle.
Humour et intrigue policière agréable sont au rendez-vous, conjugués à une galerie de personnages attachants et bien esquissés.
Je ne connaissais que "Ironwood" de Willigham, édité en son temps par Glénat ; dans un genre différent, l'auteur déploie ici ses qualités de scénariste et convainct son monde.

Côté graphisme, rien d'extraordinaire, mais ce premier tome est suffisamment accrocheur pour donner envie aux lecteurs de suivre cette nouvelle série.