46 501 Avis BD |20 162 Albums BD | 7 884 séries BD
Accueil
Erminio le Milanais
 

Erminio le Milanais

 
 

Résumé

Erminio le MilanaisAfin d'acceder au résumé de Erminio le Milanais, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Erminio le MilanaisCa n'y paraît pas, mais l'intrigue est moins paisible qu'une sieste à l'ombre d'un figuier ; emmenée par un narrateur finaud.

On doit cette sorte d'échaffaudage à Laprun et Béhé ; lesquels ont laissé le pinceau à Erwann Surcouf, dont c'est le premier album.

Et Surcouf fait montre d'un choix très personnel. Il se limite aux nuances de gris et noir pour illustrer cette contrée ensoleillée.

Surprenant mais accrocheur. Et... 136 pages !


Chronique rédigée par LYmagier le 13/05/2006
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de LYmagierReflet de l'avatar de LYmagier
Statistiques posteur :
  • 2911 (92,44 %)
  • 154 (4,89 %)
  • 84 (2,67 %)
  • Total : 3149 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
Acheter neuf : 17,34 17,34 17,34
Acheter d'occasion : 2,49
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Janvier 2006

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Erminio le Milanais, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

14 1 2007
   

Erminio est un jeune instituteur qui arrive en poste dans un petit village de Sicile. Mais l'"étranger Milanais" n'est pas le bienvenue dans ce bout de Sicile régit par un Maire hostile et tout puissant.

Ce récit de plus de 130 pages, nous raconte comment Erminio va finir par s'imposer, en gagnant petit à petit le coeur des enfants, puis celui de certains villageois (et villageoise).
L'histoire est donc une tranche de vie relativement classique mais qui est très agréable à suivre.

Le dessin en noir et blanc de Surcouf s'accorde parfaitement avec l'histoire. C'est même ces dessins qui nous permettent de nous plonger totalement dans l'ambiance. Cependant, ma lecture a été un peu gâchée par des petits défauts de narration. En effet, l'histoire nous est contée par une voix off, plus exactement par le biais d'une lettre rédigée des décennies plus tard et qui revient sur le passé. Or, j'ai eu un mal de chien à comprendre qui était cette voix off, ce qui a suscité un bon nombre de confusions. Etais-je mal réveillé quand j'ai lu cet album ? Même si c'était le cas, ce sentiment de confusion n'aurait pas dû avoir lieu.

Cela ira mieux à la deuxième lecture...

13 12 2006
   

Un bon petit album.
Euh non, pas si petit que ça, il fait 136 pages ! En fait Erminio le Milanais entretient la flamme de la fascination pour les contrées transalpines, comme dans "Où le regard ne porte pas..."
Sauf que là, il s'agit de la Sicile, et si vous dites à un Sicilien qu'il est italien, il vous envoie des plombs dans les fesses à coup d'escopette !
C'est un peu ce qui arrive à Erminio, "étranger" dans ce village. La BD joue donc sur le registre de la tolérance, de l'inclusion, et c'est une belle réussite de ce côté-là. L'album baigne dans une ambiance un peu vaporeuse, chaude comme un pays du sud, et c'est un vrai plaisir de le lire, même si au départ je ne suis pas trop fan du style d'Erwann Surcouf.

27 11 2006
   

Avec l’aide de Joseph Béhé ("Le Décalogue", "Double Je", "Chimères", "Le Légataire", etc.), Erwann Surcouf et Amandine Laprun nous livrent un premier album très réussi au sein de cette collection Intégra de Vents d’Ouest.

Cet album de 136 pages, construit autour d’une narration en voix-off du personnage nommé Luigi est découpé en 12 chapitres, qui illustrent chacun un des passages d’une lettre écrite par Luigi à l’attention de son cousin Salvatore.

L’histoire tourne autour d’Erminio Peroni et dresse le bilan de la vie de cet instituteur Milanais qui finira tant bien que mal par s’intégrer au sein du petit village sicilien de Monte Luccia. Une petite communauté repliée sur elle-même, sous l’emprise d’un maire manipulateur et tyrannique, et caractérisée par des habitants prisonniers de leurs traditions et de leur propre bêtise.

Cette quête d’intégration au cœur de la Sicile des années 60 surfe sur des thèmes difficiles tels que le racisme, l’intolérance, la différence, la violence parentale, l’infidélité et l’amour, et parvient à dégager des émotions fortes sans jamais tomber dans l’exagération. Les protagonistes sont particulièrement bien réussis, et c’est en mélangeant dureté de caractère et faiblesse d’esprit qu’ils finissent par fermer une à une les portes du bonheur, forçant Erminio à jeter un regard plutôt amer et nostalgique sur sa carrière, sur ses amitiés, sur ses amours et sur cette allergie aux figues héréditaire qui servira de catalyseur à toutes les frustrations accumulées dans cette Sicile au racisme autochtone.

Le dessin noir et blanc vient accentuer le côté inhospitalier de Monte Luccia et de ses habitants, tout en arrivant à nous plonger dans l’ambiance italienne d’époque.

Un récit en toute simplicité, plein d’humanisme et qui ne laisse pas indifférent.