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Elle ne pleure pas, elle chante
 

Elle ne pleure pas, elle chante

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Elle ne pleure pas, elle chanteVoici un one shot devant lequel il est difficile de rester de marbre.

Corbeyran met en avant avec talent la dualité des sentiments éprouvés par cette jeune fille envers son père. Comment ne pas donner raison à celle qui, maintenant, veut s’affranchir de son lourd passé ? La force et la complexité des sentiments, faits d’amour et de peurs, se dévoilent au fil de ce récit intimiste.

Le final, un peu inattendu, conclut de belle manière ce récit poignant. Curieusement, le trait gras et les couleurs vives de Murat ne me choquent pas. Bien au contraire, je les trouve bien à propos en servant l’histoire juste comme il faut.

A découvrir!


Chronique rédigée par pierig le 05/01/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 440 (95,24 %)
  • 16 (3,46 %)
  • 6 (1,30 %)
  • Total : 462 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Novembre 2004

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Elle ne pleure pas, elle chante, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 12 2011
   

Derrière ce titre de toute beauté, Eric Corbeyran et Thierry Murat abordent un sujet pourtant très douloureux. Dès les premières pages de cette adaptation du roman d’Amélie Sarn, le lecteur est plongé dans le vif du sujet et est confronté à la douleur de cette jeune femme et aux méfaits de ce père abusif qui délaissait régulièrement le lit conjugal pour rejoindre celui de sa fille.

Le père étant maintenant cloué à un lit d’hôpital suite à un accident de la route, ce one-shot donne la parole à la victime. Le temps d’un long monologue, celle-ci va crier sa haine et se délester de ce poids qui l’empêche de vivre pleinement. Le ton est froid, dur, mais extrêmement juste et chaque mot est un coup de poing, donné avec rage dans le huis-clos de cette chambre d’hôpital. Plongé dans un profond coma, le père reçoit les paroles et les souvenirs d’enfance de sa fille en pleine face. Le lecteur, médusé, accompagne cette petite fille marquée au fer rouge par les agissements abjects d’un être qui a le culot de se faire appeler ‘papa’, dans l’horreur, l’angoisse et l’incompréhension. Malgré l’horreur indescriptible des actes de ce père incestueux, il s’étonnera sans doute également de déceler une certaine dualité dans les sentiments éprouvés par cette jeune fille envers son père.

Tout comme "Pourquoi j'ai tué Pierre", chef-d’œuvre également édité dans cette collection “Mirages” de Delcourt, ce récit constitue une sorte d’exécutoire d’un mal refoulé pendant plusieurs années. Confrontée à son bourreau, elle tue également son Pierre en criant sa haine, se libérant ainsi de chaînes portées pendant beaucoup trop d’années. Si le texte relayé par Eric Corbeyran est clairement le point fort de cette œuvre, la mise en images de Thierry Murat ("Les larmes de l'assassin") accompagne le récit en toute sobriété. Faisant preuve de beaucoup de retenue, le dessin épargne les actes monstrueux du père au lecteur, le texte étant déjà suffisamment explicite.

25 3 2007
   

Très bon album, très dûr et poignant, à la manière un peu de "Pourquoi j'ai tué Pierre", avec une fin très riche, très intéressante de complexité, d'ambiguïté.
Un sujet très difficile (le viol d'une petite fille par son propre père pendant de longues années) traité avec une grande intelligence.

Le dessin, d'un style particulier mais plutôt bien adapté, ne sert néammoins que de support au récit, que d'illustration au paroles et pensées de Laura. Ce qui donne l'impression d'un récit très intérieur, mais qui est par là-même moins explosif, moins écorché que dans "Pourquoi j'ai tué Pierre".

A découvrir quand même, dans le style pas gai mais fort.

23 4 2006
   

D'abord, un livre choisi au hasard dans les bacs de la médiathèque.
Un goût pour ce dessin aux couleurs marquées, au noirs évidents, une ébauche sur fond uni.
Et puis, Corbeyran n'est pas un inconnu, alors tentons l'affaire.
Au bout du compte, un livre assez homogène et troublant, mais pas quelque chose que je vais relire comme ça, par plaisir tout de suite. Une belle oeuvre quand même.
C'est vrai, quelques pages de dessin sont marquantes, comme celle du père, assis, alors que Laura nous livre sa terrible confidence.
Thierry Murat ne joue que sur la couleur d'arrière plan, et, en fonction du texte, c'est assez réussi.
Pas grand chose à redire non plus, si ce n'est des louanges, à propos du découpage choisi par Eric Corbeyran: du bon boulot avec ce qu'il faut comme aération, juste ce qu'il faut dans cette histoire pesante.
Globalement donc, même si c'est du coloriage informatique, c'est un tout qui se tient bien, qui représente une bonne mise en BD du récit d'Amélie Sarn.
C'est un sujet difficile, quand même, qui permet peu de s'aérer ou de s'évader.
J'ai trouvé le tout oppressant, et c'est un signe de réussite, sans doute, mais il faut aimer souffrir.
Je suis trop sensible ...