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Elektra - Intégrale
 

Elektra : Elektra - Intégrale

 
 

Résumé

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Planche de Elektra : Elektra - IntégraleParus dans les années 1980, les épisodes illustrés par Sienkiewicz sur un scénario de Miller sont désormais disponibles dans une intégrale publiée par Delcourt. Les précédentes éditions, en plusieurs volumes, doivent pouvoir se dénicher chez un bouquiniste ; cependant, cette intégrale est joliment présentée et vous dispense donc d'écumer les brocantes.

Frank Miller livre un scénario assez dense, avec un découpage et une technique narrative qui fait forcément penser à celle du mythique "Dark knight" : on est dans sa même période créatrice. Sur plus de 260 planches (hé oui : prévoyez donc quelques heures de lecture) Miller développe un scénario qui confère énormément de mystère au personnage central : Elektra, ses pouvoirs, ses motivations et ses actions sont perçus par un agent du SHIELD qu'elle contrôle. On a donc une vision très particulière du personnage, mais c'est plutôt original et intéressant comme approche.

Le revers de la médaille est qu'il n'est pas toujours facile de suivre le récit, surtout au départ où il faut s'accrocher. Les pouvoirs de manipulation d'Elektra rendent certaines situations complexes : rien n'est jamais acquis, et ce qu'on a vu et lu peut tout à fait se révéler faux quelques planches plus tard.

Organisé autour de la Bête, des ninjas de la Main et des agents de Fury, le récit a un ton résolument adulte qui peut sembler assez naturel aujourd'hui mais qui était la marque de Miller dans les années 1980 (faut-il rappeler que ce monsieur a beaucoup marqué l'univers des comics ?). L'album a certainement perdu de sa force mais reste une lecture très recommandable.

D'autant qu'il y a la patte de Bill Sienkiewicz. Là encore, on peut juste trouver cela beau et intéressant en ce vingt-et-unième siècle. Mais en 1986, c'était quasiment la révolution : Sienkiewicz montrait que les comics pouvaient utiliser un graphisme proche de la peinture, très "artistique" et plus difficile d'accès que les dessins qu'on trouvait alors dans "Strange" ou "Nova"...

A l'instar d'un album comme "L'asile d'Arkham" de Batman, "Elektra" est un album à mettre dans les mains de ceux qui continuent à penser que le talent d'un dessinateur de BD se résume à dessiner des gros nez. Car Bill Sienkiewicz a un sacré talent.

Dernier conseil : vous pouvez lire l'album même si vous ne connaissez pas Elektra ni l'univers Marvel car il y a assez peu de références au bagage culturel de l'amateur de comics.


Chronique rédigée par Jean Loup le 16/04/2005
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.30
Dépôt légal : Juin 1989

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Elektra : Elektra - Intégrale, lui attribuant une note moyenne de 3,30/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

16 12 2017
   

Il ya une vraie audace dans la présentation de cette super-héroïne dans cet album. Une audace dans le scénario, qui est torturé à souhait, dans lequel les éléments d’explications sont distillés de façon si éparses que ce n’est qu’en arrivant à la fin que l’on comprend certains développements présentés précédemment. Une audace dans le style, qui mêle la science fiction la plus futuriste comme il est de coutume de trouver chez nos super-héros, et le polar des années 50. Une audace dans le graphisme, qui mêle des styles très différents, mélangeant aquarelles réalistes, collages expérimentaux, patchwork plus impressionnistes, coupures de presses, caricatures (de Nixon ou de JFK, respectivement dans leurs rôles de président républicain et candidat démocrate)…. Visuellement, c’est une explosions de styles qui ont pour seul point commun de véhiculer une ambiance supra-violente et pessimiste, mais cette ambiance était certainement voulue par le scénariste de "Sin City". On est assez loin des récits de super-héros que j’ai l’habitude de voir, avec des dessins clairs et pétants de couleurs : ici, on serait dans l’expérimental, et donc, dans l’original.

Malheureusement, tout cela se révèle un peu lourd à la lecture et on peut se demander si, par moment, les auteurs n’ont pas privilégié l’exercice de style, tant scénaristique que graphique, au scénario. Il y est question d’un complot contre le candidat démocrate, lequel est loin d’être le saint dont il se donne des airs, et l’arme de ce complot ne sera autre qu’une fille génétiquement modifiée qui sera du coup recherché par le SHIELD, dont l’un des agents tombera sous le charme, également victime de certains pouvoirs de manipulation mentale. On ne sait plus vraiment ce qui a conduit cette Elektra à prendre Wind pour cible, on ne saura pas non plus comment Garret passe de chasseur à complice d’Elektra, et la finalité de tout cela restera également assez obscure. On referme en effet l’ouvrage en se demandant s’il est vraiment fini, et quand on essaye de reconstituer le fil du récit, on n’est pas certain d’y arriver.

C’est expérimental mais, par quelques aspects, c’est également brouillon, se traduisant certes par de l’originalité, mais également par une lourdeur de lecture et on se demande, après coup, si véritablement l’effort consenti en valait vraiment la peine, l’ouvrage se terminant en queue de poisson.

27 9 2011
   

En relançant Daredevil, Miller crée le personnage d'Elektra, une tueuse ninja à l'incroyable beauté. Et cet arc dessiné de façon extraordinaire par Sienkiewicz (lisez "Stray Toasters" !) s'avère ardu plus que passionnant.
A l'unisson de mes prédécesseurs, j'ai trouvé la narration de Miller bien tortueuse, avec ses multiples voix-off et le développement de l'histoire n'est pas loin d'être poussif.
Un paradoxe pour un comics qui s'avérait particulièrement moderne à la fin des années 80.
Pourtant, on retrouve bien des thèmes chers à Miller (ah, ces femmes et l'envoutement qu'elles produisent, la violence, la vengeance, la soumission...), mais la sauce prend nettement moins bien que d'habitude... Restent, encore une fois, les peintures, dessins et collage de Sienkiewicz, qui suscitent l'admiration planche après planche.
Un comics qu'on ne peut pas déconseiller, mais dont la vraie réussite réside donc dans l'esthétique.

25 3 2008
   

Cette intégrale (difficilement trouvable) regroupe les 4 tomes de Delcourt parus en 1989. L’histoire est celle d’une Elektra Natchios essayant de déjouer un complot visant à s’emparer de la présidence des Etats-Unis (et nullement une histoire de vengeance comme mentionné ci-dessous).

Le moins que l’on puisse dire est qu’il faut solidement s’accrocher lors des 2 premiers chapitres tellement ceux-ci sont confus. Tout commence par des flashs de mémoire d’une Elektra amnésique : c’est très désordonné et chaotique au niveau du découpage, du graphisme et de la technique narrative. Du coup le confort de lecture est très réduit et le lecteur devra faire l’effort de persévérer pour essayer de comprendre quelque chose au récit.

Arrivé au troisième (des huit) chapitres la difficulté de lecture s’estompe légèrement. L’intrigue devient plus linéaire et les enjeux commencent à faire surface. Néanmoins, la lecture demeure assez ardue au milieu d’une narration décousue et mélangeant les pensées de différents personnages pour la plupart schizophrènes. Miller ("Sin City", "Batman - Dark Knight") a beau être l’un des narrateurs les plus talentueux pour mettre des mots sur les pensées de ses héros torturés : ici la mayonnaise prend moins bien que d’habitude !

Et si la narration emmêlée et le début brumeux ne parviennent pas à perdre le lecteur, le graphisme expérimental de Bill Sienkiewicz pourrait par contre y parvenir. Le garçon à beau étaler son talent sur certaines planches, son expérimentation avec des collages, photos retouchées, dessins et peinture ne sont pas là pour augmenter le confort de lecture.

Bref, une lecture (trop) exigeante pourvue de certaines touches de génie !

17 10 2007
   

Le postulat ?... Elektra Natchios est la fille d'un diplomate grec qui a été assassiné par des terroristes. Mais notre demoiselle est une véritable experte en arts martiaux. Et elle a décidé de venger son père ; devenant un véritable assassin professionnel...

Une énième histoire de vengeance ?... Ben oui...
Heureusement : la réalisation graphique a été confiée à Bill Sienkiewicz. Et le travail de ce dernier relève quand même de bien belle façon un plat qui me paraissait bien fade.
Le "graphisme", en effet, est à plusieurs composantes ; tout autant que du dessin, on y trouve également des collages, des photographies retouchées, des pastiches de peintures... C'est assez original et, en même temps, la résultante d'une certaine recherche.

Bien que ce ne soit pas trop ma tasse de thé, le traitement "dessin" accordé au scénario -assez linéaire aussi- m'a permis d'apprécier ces diverses techniques ; offrant une sorte de "renouveau graphique" au gré des pages.
C'est ce qui m'a décidé à aviser un "3", car pour le reste...