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Tome 4 : Barcelona
 

Ekhö Monde miroir, tome 4 : Barcelona

 
 

Résumé

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Planche de Ekhö Monde miroir, tome 4 : BarcelonaUn peu comme le tome précédent, cet album manque un peu de surprise. Fourmille et Yuri sont toujours coincés dans ce monde miroir de la Terre, où on retrouve nos grandes villes traitées avec un trait Heroic Fantasy. Par ailleurs, Fourmille est dotée d’un étrange pouvoir, celui de recueillir l’âme de défunts récemment décédés, afin de les aider à trouver le repos éternel, et donc quitter son corps, en faisant toute la lumière sur les conditions de leur disparition. Ainsi, après New York, Paris et Hollywood, c’est au tour d’une Barcelone « miroir » de servir de théâtre à une nouvelle enquête de Fourmille et Yuri. Encore une fois, on s’amusera du regard décalé d’Arleston, et de la belle mise en images de Barbucci : c’est une constante dans la série, cette capacité de proposer un décalage amusant de la ville que nous connaissons.

Mais au quatrième tome maintenant, on sent que l’auteur a du mal à se renouveler : l’effet de surprise est définitivement passé et on s’attend plus ou moins aux figures proposées. On serait même presque un peu déçu : contrairement aux autres albums, il n’y a que très peu de hauts lieux de Barcelone qui sont repris ici. Ainsi, à part la Familia Sagrada, que l’on voit clairement, les autres éléments de décors ne sont pas véritablement propres à Barcelone, et finalement, on se retrouve avec un environnement hispanique en général. Ce que l’on perd en décor, on le gagne toutefois au niveau des personnages, notamment avec ce Salvador Dali caricatural à souhait, et les références nombreuses à ses œuvres (dont une superbe vignette que je vous laisse découvrir).

Mais comme dans le tome précédent, l’intrigue traine en longueur. Encore une fois, il faut compter un certain nombre de planches avant de rentrer dans le vif du sujet. On a l’impression que l’on met plus de temps à lancer l’enquête qu’à la résoudre, le fin mot de l’histoire étant délivré rapidement et très simplement. L’intrigue est bancale, et les temps morts viennent alourdir un rythme qui pourtant bénéficie d’une certaine jovialité, et un dessin qui est pourtant plein de peps. Par ailleurs, on sent que l’auteur cherche à rectifier une ligne scénaristique imposée jusque-là : on avait retiré de la mémoire de nos deux héros leur expérience de la transformation des Preshauns en monstres. Ici, c’est par hasard que Fourmille et Yuri découvrent cette capacité étrange des petits écureuils. Alors, certes, cela permet d’introduire le futur album mais on sent surtout que l’auteur cherche à corriger un élément de scénario qui ne lui plaisait finalement plus. Le problème ici, c’est que ça se voit un peu trop, et du coup, ca semble maladroit.

Pour autant, si cet album mérite une note supérieure à celle du tome précédent, c’est surtout que l’idée de départ se veut un poil plus ingénieuse. En effet, ici, Fourmille n’est pas le réceptacle d’un humain, mais d’un animal. Et comme en plus, il s’agit du chat de Shrödinger, ca devient plus intéressant. Le chat de Schrödinger est un concept philosophico-scientifique qui doit permettre d’illustrer le principe de la mécanique quantique : on ne sait pas si le chat enfermé dans une boîte est vivant ou s’il est mort. Il est en conséquence soit vivant, soit mort, soit les deux états à la fois… Et ici, c’est la part mort du chat qui se réincarne en Fourmille, conduisant cette dernière à se comporter comme un chat. J’aime cette idée de départ, beaucoup plus recherchée que dans les intrigues précédentes, même si les gags autour d’une Cat-Fourmille tournent assez vite au répétitif.

L’idée à l’origine de cette nouvelle enquête de Fourmille et Yuri est assez ingénieuse, mais l’univers n’est plus suffisamment surprenant à ce stade, et le scénario reste difficile à se mettre en place, entraînant quelques ratées dans son déroulement.


Chronique rédigée par gdev le 04/11/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Septembre 2015

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Ekhö Monde miroir, tome 4 : Barcelona, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

31 8 2018
   

Je vais faire plus court que Gdev parce que, comme d’habitude, il a déjà tout dit et en mieux. Ce 4ème tome se contente de répéter le même fil conducteur que les tomes précédents mais dans une ville différentes. Nous sommes cette fois à Barcelone, et Fourmille va être le réceptacle d’un chat dont on va chercher à savoir pourquoi et comment il est mort. L’originalité c’est avant tout la découverte de la ville façon Ekho, on y découvre notamment la Sagrada Familia, mais aussi des personnes célèbres made in « monde miroir », ici c’est Salvador Dali. C’est vrai que tout cela n’est guère original, mais moi j’aime (encore). Le dessin est joli, les personnages sont attachants et l’histoire est entrainante. J’aime aussi beaucoup l’idée du chat de Shrödinger, même si, je pense que décliner le concept en BD était osé.

La fin reste rapidement baclée, et laisse un gout amer, l'impression de rester sur sa faim.

Je mets une bonne note, mais j’aimerais que le concept se renouvelle dans les prochains tomes.