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Quand Yves Swolfs a lancé cette série à l'aube des années 1980, le western hollywoodien était dans un purgatoire dont seul "Danse avec les loups" le sortirait brièvement une décennie plus tard. L'enjeu aurait donc pu être de redonner un second souffle au genre, de lui insuffler suffisamment de nouveauté pour attirer un nouveau lectorat.
Il n'en est rien : Swolfs a fait un western très classique, qui lorgne du côté de Sergio Leone, avec un personnage qui ressemble beaucoup à Clint Eastwood, des méchants en manteau long et des héros mal rasés assez loin de l'impeccable John Wayne. Le western est passé de mode ? Swolfs a visiblement envie qu'il vive encore, et avec les mêmes recettes qui ont fait son succés. Est-ce que ça marche ? Plutôt, oui.
Le graphisme est irréprochable. Le pinceau est minutieux et détaillé, conférant à la série un réalisme accrocheur qui pourrait rivaliser avec la beauté du travail d'un Giraud ou d'un Hermann. La mise en scène est réussie, avec ce côté crâneur qui fait tout le charme du héros de western.
L'intrigue est d'un classicisme évident, et on pourrait regretter le manque d'imagination de l'auteur. Mais en même temps, il y a un vrai plaisir à se retrouver en terrain connu et à assister à ces bons vieux réglements de compte d'antan. Album sympa donc, qui vous rappellera sûrement de bons souvenirs si vous avez visionné quelques films du genre étant plus jeune, et qui vous ravira si vous êtes en manque !
9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Durango, tome 1 : Les chiens meurent en hiver, lui attribuant une note moyenne de 3,39/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Un premier tome assez spécial pour débuter cette série western.
La couverture est en soit assez jolie mais les couleurs sont un peu faibles, pas très vives. Le visage est bien fait et a tout d'un Clint Eastwood charismatique. Pourtant, les traits du personnage seront ceux de Jean-Louis Trintigant dans l'album. La lecture va être froide.
Le scénario reprend tout ce qui fait un bon western spaghetti classique : les cadrages, les dialogues et le déroulement de certaines scènes. La progression du scénario est assez lente. Les dialogues sont certes beaucoup moins sophistiqués que ceux de la série concurrente "Blueberry" mais introduisent bien la nouvelle ambiance qui caractérisera la série. Mais ce qui étonne le plus dans dans cet album, c'est son environnement. La plupart des gens pensent aux plaines désertiques et sableuses en entendant le mot western. Ici l'auteur surprend les lecteurs en introduisant dés le premier tome des montagnes et des plaines enneigées. De quoi en dépayser certains. Le scénario reste en soit très banal mais efficace bien qu'il soit fortement inspiré du film "Le Grand Silence". Mais l'ensemble est très efficace et j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce tome.
Les dessins sont très bons, bien organisés dans l'espace et plus fins. Les couleurs sont assez monotones car le scénario oblige, c'est le blanc qui domine dans cet album et c'est vraiment très joli. Pas grand-chose à redire sur la qualité des dessins qui s'accordent bien au genre western. Mais s'il y a bien une chose d'insupportable en regardant les personnages, ce sont leurs yeux. Comment accrocher aux regards des personnages avec leurs yeux globuleux et inexpressifs ? Heureusement, c'est le seul gros défaut.
Les personnages ne sont pas spécialement charismatiques mais certains séduisent tout de même comme Argus Reno, le méchant de l'album portant les traits de Klaus Kinsky, du film "Le Grand Silence". Dommage que Durango soit assez effacé dans ce premier tome mais on sent que c'est volontaire car il a le même caractère très taciturne et froid de l'homme sans nom de la trilogie de Sergio Leone incarné par Clint Eastwood mais en reprenant les traits de l'acteur du "Grand Silence", Jean-Louis Trintignant.
Au final, cet album est un très bon hommage aux westerns spaghetti des années 60-70. Divertissant, une série qui débute très bien. Ce serait dommage de ne pas profiter d'un tel potentiel pour la suite.
Voilà le premier tome d'une série qui a commencé en 1981 (cela fait 28 ans à l'heure ou je vous parle !!!), autant dire que ce premier tome a quelque chose de particulier et qu'il ne faut surtout pas le regarder comme on regarde les BDs récentes et fraichement sorties.
Car, principal défaut de cette BD, son manque d'originalité. Et oui, à l'époque faute de comparaison, toute production tenait plus facilement pour sympathique et originale. Et là, nous avons droit à tous les clichés du Western Spaghetti avec Clint Eastwood en vedette. On ne me fera pas croire que son Cow-boy ne s'est pas librement inspiré, tout au moins dans ce tome de cette star du cinéma.
Et puis le scénario n'a pas grand-chose de surprenant non plus…Dans un bled paumé des états-unis, de méchants éleveurs utilisent des pistoleros et des pratiques douteuses afin de prendre les terres et le bétail des gentils petits éleveurs sans défense. Un classique absolu, surtout lorsque Durango débarque appelé en renfort par son frère qui habite justement ce bled paumé.
On trouvera tout ce qui a fait le charme des westerns spaghetti. Des duels, des méchants propriétaires terriens, des chasseurs de primes, des tueurs à gage, des demoiselles de compagnies qui trainent au balcon du saloon…Tous les clichés y passent.
Alors, pour ceux qui recherche de la nouveauté, passez votre chemin.
Pour ceux qui aiment cette ambiance et/ou qui recherchent une histoire bien construite, bien maitrisée, parfaitement dans l'esprit des films des années 70, alors ce premier tome est fait pour vous.
Moi, ce Western classique m'a fait du bien. Cela fait longtemps que je n'ai pas regardé un western à la télé ou au ciné. Retrouver cette ambiance a été fort agréable.
Les dessins réalistes sont très bien maitrisés, les décors parfaits dans leurs rôles, les personnages ont du charisme, des gueules. Les couleurs parfaitement adaptées apportent une touche indéniable à l'ambiance froide et hivernale.
A lire parce que ce premier tome tient vraiment la route malgré son classicisme.
Premier album de cette longue série qu'est "Durango". Swolfs signe ici un western un peu conventionnel, sans grande surprise.
En effet, Durango, tueur professionnel, revient sur ses terres d'enfance afin d'aider son frère et tous les éleveurs qui semblent être terrorisés par un homme : Howlett.
Les dessins sont maîtrisés, l'ambiance est réussie. L'album contient tous les codes d'un bon western, mais ne transcende pas ces codes. J'espère que la suite sera plus originale, car Durango possède les bonnes bases pour être une série qui vaut le coup d'oeil.
C’était en 1981 qu’ Yves SWOLFS nous proposait un nouveau héros, dans un décor de Américain ou les cow boys armés faisaient leurs lois. Evidemment, les gens de ma génération ont passé du temps devant les écrans de cinéma ou de télévision, à regarder des chef d’œuvres qui ont marqués cette époque. Je pense par exemple à : »IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » ou « IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION » ou les BRONSON, FONDA et GIAN MARIA VOLONTE nous ont captivé par leurs gueules, leurs comportements taciturnes, leurs qualités de tireurs. C’était vraiment sympa et puis ensuite il y a eu CLINT EASTWOOD qui a continué dans le même style. Que du bonheur. Alors quand on regarde la couverture de DURANGO, tome 1, évidemment on voit CLINT EASTWOOD avec son éternel cigarillo vissé aux lèvres, sa figure burinée et ses yeux clairs.
La dessus, Swolfs va proposer un scénario classique, ou des méchants terrorisent une ville et ou un homme, solitaire et silencieux, va intervenir avec des qualités de tireur inégalables. C’est un scénario tout simple, mais qui fonctionne à la perfection.
Le dessin de Swolfs est déjà très précis, d’une grande minutie dans les reconstitutions des décors, d’une belle qualité dans l’expression des visages. Les couleurs sont dans le marron et le blanc, et témoignent bien de l’atmosphère rude et brutale de cette époque.
Je viens de commencer une relecture de cette série, et franchement ce n’est que du plaisir. En même temps, il me semble intéressant de signaler que ce style d’histoire correspond peut être moins aux nouvelles générations, plus branchées Manga.
Durango... Mon premier contact avec le western, car phénomène rare voire unique, j'ai lu Durango avant de voir les western de Sergio Leone !
Cette lacune ayant été (largement) comblée depuis lors, je n'ai pu que constater l'inspiration manifeste que l'auteur puise dans ces western pour la série, mais pas seulement. En fait pour ce premier tome, la source est autre : il s'agit du "Grand Silence" d'un autre sergio, Corbucci. Et les traits du héros ne sont pas encore ceux de Clint, mais ceux de Jean-Louis Trintignant, héros de ce film. C'est d'ailleurs encore plus caricatural avec le méchant !
Côté scénario, on reste dans le classique, avec une rupture avec le film susdit : chez Swolfs, c'est le "gentil" qui gagne. Cela dit , si le scénario est simple, il est aussi efficace, avec une galerie de personnages qui sont certes assez caricaturaux mais intéressant : du tueur froid au riche méchant, en passant par les justiciers opportuniste, et les villageois lâches et mesquins...
Et pour parfaire le tout, le dessin est selon moi splendide. Le souci du détail, ajouté à un découpage et des cadrages très cinématographiques, rendent parfaitement l'ambiance voulue. Du bel ouvrage !
Un premier tome déjà fort prometteur.
Cet album ne restera pas gravé dans ma mémoire comme d'autres BD de Swolfs. D'abord, à cause d'un scénario classique: la petite ville terrorisée par des bandits va se faire nettoyer par une fine gâchette à la ressemblance troublante avec un certain Clint... Ensuite, par l'absence de personnalité de cette même gâchette, nommée Durango. Il ne parle pour ainsi dire pas, se contente de tirer. Même dans un film de Sergio Leone, les personnages sont plus sympathiques.
Reste que les dessins ne sont pas trop mal réussis, et que l'histoire, malgré qu'elle ne soit pas très palpitante, reste assez distrayante. Bref, une BD plutôt moyenne, mais qui se laisse lire quand même...
Un western on ne peut plus classique avec un ville du Wyoming terrorisée par une bande de hors-la-loi sans pitié. Une ville qui va croiser le destin de Durango, expert de la gâchette, que sa réputation précède et qui empile les cadavres derrière chacun de ses passages.
Durango, un pistolero qui parle avec ses six-coups, qui balance entre le salopard sans merci et le justicier providentiel. Un Durango qui est à cette série ce qu’est Clint Eastwood au Far-West cinématographique : redoutable, nonchalant et surtout incontournable.
Une histoire certes, assez traditionnelle, basée sur une histoire de vengeance avec des villageois terrorisés d’un côté, des ordures impitoyables de l’autre et des règlements de compte au milieu. Un graphisme soigné, un héros qui colle idéalement à son rôle et une ambiance western comme on l’aime.
Bref, un Swolfs qui avec "Durango" et "Black Hills" n’a plus à prouver son amour pour le western et qui sert ici à merveille les amateurs du genre.
Fils spirituel de "l'homme au cigarillo" (Clint Eastwood) de Sergio Leone ou des justiciers sans nom ("Mon nom est personne") de Sergio Corbucci, Durango est une vraie figure de légende du Far-West. Redoutable expert de la gâchette, il promène sa carcasse nonchalante de villes en postes-frontières à la poursuite des hors-la-loi.
Il n'hésite d'ailleurs pas à contourner la loi, par ses armes de préférence, pour servir sa propre justice. Muni de son célèbre pistolet automatique Mauser, il nettoie les contrées infestées de coyotes à foie jaune et autres pistoleros.
Yves Swolfs joue bien d'un découpage cinématographique qui l'a inspiré. Il utilise les plans américains, champs-contrechamps, contre-plongées comme dans les meilleurs westerns italiens dont il est passionné. Sa mise en images est précise, donne beaucoup de profondeur de champ à un environnement déjà très réaliste.
NOTICE INFO :
Yves Swolfs est né à Bruxelles en Avril 1955.
Le pistolet (à savoir avec un chargeur; et NON un barillet comme dans les révolvers) Mauser a réellement été utilisé au Far-West en fin du 19ème siècle. On peut retrouver cette arme dans le western italien "Le grand Silence", de Sergio Corbucci, dont l'acteur principal est Jean-Louis Trintignant (muet dans ce rôle).
| Album | Avis | Moyenne |
|---|---|---|
| Durango, tome 1 : Les chiens meurent en hiver | 9 | 3.39 |
| Durango, tome 2 : Les forces de la colère | 6 | 3.75 |
| Durango, tome 3 : Piège pour un tueur | 5 | 2.80 |
| Durango, tome 4 : Amos | 4 | 3.75 |
| Durango, tome 5 : Sierra sauvage | 3 | 3.50 |
| Durango, tome 6 : Le destin d'un desperado | 2 | 4.00 |
| Durango, tome 7 : Loneville | 2 | 3.25 |
| Durango, tome 8 : Une raison pour mourir | 3 | 3.67 |
| Durango, tome 9 : L'or de Duncan | 2 | 2.75 |
| Durango, tome 10 : La proie des Chacals | 2 | 3.25 |
| Durango, tome 11 : Colorado | 3 | 3.67 |
| Durango, tome 12 : L'héritière | 2 | 3.75 |
| Durango, tome 13 : Sans pitié | 3 | 3.83 |
| Durango, tome 14 : Un Pas vers l'enfer | 5 | 3.70 |
| Durango, tome 15 : El Cobra | 3 | 2.83 |