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Il faut reconnaître qu'on nous a rarement fait le coup du western en Australie. C'est là l'originalité de ce premier volume car, pour le reste, on est en territoire connu.
On peut même dire qu'on est sur des terres tellement usées par les savates d'autres aventuriers qu'on a du mal à se passionner pour les aventures de McFarlane et de sa bande. Le trio aventurier/indigène/gamin paraît un peu trop composé pour qu'on ne voie pas les ficelles scénaristiques de Nathalie Sergeef. L'ensemble du volume laisse une impression d'intrigue très classique, qui n'a pas su exploiter les spécificités australiennes et qu'on a déjà lu dans les séries western des années 1970. Là où un Herenguel renouvelle le genre avec son "Lune d'argent sur Providence", "DownUnder" veut rendre hommage au western en livrant un scénario trop sage et qui, au bout du compte, sent le renfermé.
Fabio Pezzi se sort honorablement de sa tâche mais il accentue l'impression de classicisme de l'ensemble. Le trait est tout à fait honnête, c'est vrai, mais il manque absolument de toute audace graphique et ne dynamise en rien l'album. Le choix d'une police de caractère de taille très réduite participe de ce côté old fashioned...
Trop sage, cet album. Le western mérite davantage d'efforts pour être remis sur le devant de la scène : "DownUnder", désespérément quelconque, est à mille lieues des réussites du genre.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD DownUnder, tome 1 : L'homme de Kenzie's River, lui attribuant une note moyenne de 2,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Décidément l'Australie est très présente en ce moment. Je viens de finir "Les Passagers Anglais", qui montre la disparition des aborigènes de Tasmanie, et "Terra australis" vient de sortir, énorme pavé décrivant la colonisation de l'Australie.
Et donc voici "Down Under", espèce de western se passant sur ce continent.
Hélas cet album n'est pas comparable avec les deux ouvrages que je viens de citer.
Le scénario est assez classique, peut être même trop mais cela se laisse lire. Une histoire de soliation, de vengeance, avec pour une fois un personnage féminin qui n'est pas la belle en détresse.
Le graphisme de Fabio Pezzi est de très bonne facture, c'est propre, bien fait, mais encore une fois peut-être aussi un peu trop conventionnel. Publié chez Glénat, on aurait pu le retrouver dans la collection Vécu à l'époque.
Un album convenable, mais sans être transcendant. Si je trouve la suite en bibliothèque, je la lirai, mais je n’achèterai pas la série.