
C’est Jean-Jean la terreur qui inaugure cette quatrième série parallèle de "Donjon Zenith" : une série qui n’est pour une fois pas consacrée à l’une des périodes du donjon, mais qui se concentre à chaque fois sur l’un des personnages de l’univers Donjon. Les épisodes de cette série sont d’ailleurs situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce premier tome se situe au niveau -4, c’est-à-dire que l’action se déroule quelques temps avant «Cœur de canard», le premier tome paru dans l’univers donjon.
Ce premier one-shot présente la «naissance» de Jean et Jean et le chemin que les deux parties de Jean-Jean ont dû parcourir avant d’arriver au donjon. Mais cet album va également introduire un drôle d’oiseau nommé Guillaume de la Cour, un baratineur de première qui est ici le malheureux propriétaire de la capricieuse épée du Destin avant qu’elle ne soit récupérée par notre ami Herbert.
Un personnage totalement décalé, tout comme le ton de cet album très humoristique qui n’hésite d’ailleurs pas à faire quelques clins d'oeil amusants à des personnages connus du neuvième art à travers les personnages de Guillaume de la Cour (Guy Delcourt) et Mourad le pirate (Mourad Boudjellal).
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, c’est à Mazan qu’est confié le dessin de ce tome. Le dessinateur a su parfaitement s’adapter au style Donjon et étant donné que c’est Walter qui continue d’assurer la colorisation, l’unité et la cohérence graphique de l’univers Donjon sont assurées et le lecteur ne sera pas trop dépaysé.

Deuxième tome de cette série parallèle qui se concentre à chaque fois sur l’un des personnages de l’univers Donjon et dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce deuxième tome se situe entre les niveaux 3 et 4, c’est-à-dire que l’action se déroule entre les tomes 3 et 4 de la série "Donjon Zenith".
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, c’est à J.C. Menu qu’est confié le dessin de ce second tome. Personnellement je trouve que son dessin dénature un peu trop les personnages et ne fait pas assez ressortir leur côté burlesque et attachant.
Au niveau du scénario, ce tome n’est pas beaucoup mieux. Le chagrin d’amour de ce géant m’a quasiment énervé et ce voyage qui permet à l’excellent duo composé d’Alcibiade et d’Horus de croiser Marvin et la douce Sonia ne m’a jamais vraiment passionné.

Troisième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce troisième tome se situe au niveau 103, c’est-à-dire que l’action se déroule au même moment que le tome 3 de la série "Donjon Crépuscule".
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan et J.C. Menu, c’est à Andréas qu’est confié le dessin de ce troisième tome. J’avoue avoir été agréablement surpris de voir de quelle manière l’auteur est parvenu à s’approprier le style Donjon, tout en parvenant à insuffler une touche personnelle aux différents personnages. J’ai particulièrement apprécié son travail sur Marvin le rouge.
Au niveau du scénario, même si l’on suit surtout Marvin le rouge, cet album ne semble pas vraiment vouloir développer un personnage en particulier et dénote donc un peu dans l’esprit de cette série censée se concentrer sur certains acteurs de la série, plutôt que sur l’univers lui-même. L’originalité de cet album (tout comme le suivant) est cependant qu’il raconte les mêmes événements que le tome 3 de "Donjon Crépuscule", mais sous un différent point de vue.
Si on en apprend encore un petit peu plus sur l’explosion de la planète, le nombre d’informations est cependant trop limité pour vraiment comprendre l‘origine du cataclysme. Le scénario est dynamique et enchaîne à nouveau les situations amusantes dans un monde totalement bouleversé. La deuxième partie d’album, avec l’arrivée de prêtres crocodiles est d’ailleurs particulièrement drôle.

Quatrième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce quatrième tome se situe au niveau 103 et forme une trilogie avec le tome 3 de la série "Donjon Crépuscule" et le tome 3 de la série "Donjon Monsters".
Ce dernier tome dédié à l'explosion de Terra Amata est une véritable réussite. Tout d’abord, parce qu’on y apprend l’origine de la destruction de la planète et les raisons qui ont poussé le Grand Khan à rejeter l’Entité Noire suite à sa défaite face à l’armée de ressuscités du Roi Poussière. Deuxièmement, parce que ce tome contribue non seulement à développer l’univers de donjon, mais nous en apprend également beaucoup plus sur le Grand Khan et son entourage.
Cette histoire met également en scène les différents objets du destin, dont la capricieuse épée, la bague et le manteau. Le récit se permet même une légère critique envers les incessantes sonneries de GSM qui perturbent notre quotidien. Les situations amusantes s’enchaînent (j’ai honte d’avoir tant rigolé avec le coup du parapluie), le personnage d’Herbert gagne en profondeur et l’organisation du royaume du Grand Khan devient beaucoup plus claire.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu et Andréas, c’est à Blanquet qu’est confié le dessin de ce quatrième tome. Le bestiaire qu’il développe autour du Grand Khan est succulent et la nouvelle apparence post-apocalyptique de la forteresse après l’explosion de Terra Amata est très réussie.
Un excellent donjon !

Cinquième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce cinquième tome se situe au niveau -97, c'est-à-dire à hauteur du tome 3 de la série "Donjon Potron-Minet".
Cette histoire de possession, qui utilise le corps du jeune Horous au milieu de ses études de nécromancier, est très amusante et pleine de rebondissements. De plus, le récit apporte également de nouveaux éléments concernant les débuts du donjon et permet de croiser de nombreux personnages de l’univers Donjon.
Le récit s’amuse non seulement à mettre à nu (dans tous les sens du terme) notre ami Horous, mais met également en scène Alcibiade et Hyacinthe. Au fil des pages, le lecteur va également rencontrer des monstres, les fameux brous et même un dénommé Tristan Chambon, fils idiot du directeur de la morgue, qui n’est autre que le terrible Zongo de la série Zénith.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas et Blanquet, c’est à Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (de quoi remplir la couverture à lui tout seul) qu’est confié le dessin de ce cinquième tome. Le dessinateur adapte parfaitement son graphisme au style graphique de l’univers Potron-Minet, avec un dessin aux parfums de Sfar et Blain.
Excellent tome !

Sixième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce sixième tome se situe au niveau 40, c'est-à-dire vers le milieu de la période "Donjon Zenith".
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, c’est à Yoann qu’est confié le dessin de ce sixième tome. Et dès la couverture, il est évident que le graphisme de Yoann tranche avec le reste de la série. Alors que les différents albums publiées au sein de l’univers Donjon tentaient de conserver une certaine uniformité, notamment en confiant quasiment à chaque fois la colorisation à Walter, le dessin de Yoann prend le lecteur à contrepied dès les premières planches. Mais comment pourrait-on s’en plaindre, tellement cette colorisation en couleurs directes est splendide? Si la colorisation parvient à créer une ambiance chaleureuse très agréable, les personnages, tels que Grogro, Marvin le Rouge ou Zongo, sont également très réussis.
Et que dire de ce scénario simpliste mais délirant. La mission de Grogro fait penser à celle de nombreux étudiants lors de soirées estudiantines bien arrosées : ramener suffisamment
de bière pour abreuver tous les copains. Une mission remplie d’humour qui met en scène mon personnage favori, Grogro, et l’emmène dans un des lieux que je préfère : à Zautamauxime, dans ce village xénophobe peuplé de lapins à l’odorat très fin. Bref, un scénario plein de rebondissements qui m’a beaucoup plu et qui est également marqué par la première apparition du héros de "Donjon Crépuscule".
Excellent !

Septième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce septième tome se situe au niveau -90, c'est-à-dire après les trois premiers tomes de la série "Donjon Potron-Minet".
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches et Yoann, c'est à Blutch qu’est confié le dessin de ce septième tome. Le dessin hachuré de Blutch tranche solidement avec celui de Yoann lors du tome précédent, mais colle parfaitement à l'univers Potron-Minet et au ton beaucoup plus sombre du scénario. Publié d'abord en grand format noir et blanc afin de mettre en valeur le talent de Blutch, le travail périlleux de Walter au niveau de la colorisation est à souligner sur l'édition normale en couleur.
Le bond de 7 niveaux qu'effectue cet album par rapport au troisième tome de la série "Donjon Potron-Minet" est intéressant car il permet de constater l'évolution d’Hyacinthe de Cavallère. Il n'est pas encore le gardien du donjon, mais n'est plus l'innocent jeune homme ayant débarqué à Antipolis. Il est devenu comte et son alter égo, la Chemise de la Nuit, dirige maintenant la guilde des assassins. Et si l'intrigue, reposant sur un complot des magiciens visant à prendre le pouvoir d'Antipolis, est très dynamique, c'est surtout l'arrivée de Marvin qui est intéressante. Encore accompagné de sa maman, le jeune dragon n'est pas encore végétarien et n'hésite pas à tuer ceux qui l'insultent. Si on connait la grande amitié qui résultera de cette première rencontre entre Hyacinthe et Marvin, le comportement de ce dernier intrigue par rapport à ce que l'on sait déjà de lui.

Huitième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce huitième tome se situe au niveau -85, c'est-à-dire en pleine période "Donjon Potron-Minet", et nous conte l'histoire de la mystérieuse femme-lézard, Alexandra.
Hyacinthe de Cavallère n'est toujours pas le gardien du donjon et son alter égo, la Chemise de la Nuit, dirige toujours la guilde des assassins. Une guilde des assassins qui influença le destin de cette femme qui joue un rôle clef au sein de la série "Donjon Potron-Minet", tellement son influence sur Hyacinthe est grande. Ce tome va enfin lever le voile sur le parcours de cette tueuse intrigante sans pitié.
En nous contant elle-même son histoire, Alexandra impose une narration en voix-off à cet album. Une narration qui contraste fortement avec les album précédents de l'univers donjon et dont l'aspect monotone fait parfois regretter ces dialogues tonitruants qui font la force de cette série. En nous faisant suivre la descente aux enfers d'Alexandra et en partageant ses souffrances, les auteurs donnent également un ton résolument triste et sombre à ce récit, qui ne laisse pas de place à l'humour succulent qui caractérise la série. Néanmoins, l'enfance insolite de cette femme, ainsi que ses déboires au sein des réseaux criminels et politiques d'Antiopolis est prenant et riche en émotions.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, Yoann et Blutch, c'est à Carlos Nine qu’est confié le dessin de ce huitième tome (même si son nom le prédisposait plutôt à dessiner le tome suivant). Le dessin de cet argentin est assez insolite et compense admirablement le style narratif assez 'droit'. Si la colorisation dessert un peu le graphisme, la couverture est cependant splendide.

Neuvième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce neuvième tome se situe au niveau 75, c'est-à-dire vers la fin de la période "Donjon Zenith".
Cet album est assez atypique. Il est premièrement situé à une période que le lecteur ne connait pas encore très bien et qui semble très proche de la période "Donjon Crépuscule", comme en témoigne la présence du grand Khan et de son fils Papsukal.
Deuxièmement, malgré l'apparition du grand Khan, les principaux protagonistes sont assez méconnus. On se souvient certes du clin d'oeil amusant à Mourad Boudjellal (Mourad le pirate) lors du tome 1 de "Donjon Monsters", ainsi que des aquabonistes du premier tome de "Donjon Crépuscule", mais pour le reste, les personnages sont totalement méconnus.
Mais ce qui surprend le plus, c'est l'environnement aquatique de cet album. Délaissant le fameux donjon et ses alentours terrestres, les auteurs nous livrent donc un décor totalement neuf et assez surprenant.
Le scénario de ce neuvième volet se concentre sur une aquaboniste nommée Noyeuse, dont la famille va être décimée suite à une petite erreur commise par les soldats du grand Khan. Un événement qui va bousculer la vie de cette jeune fille de bonne famille et la propulser au centre d'une guerre cruelle et riche en hémoglobine. L'intrigue va donc mettre en avant les méfaits de la guerre, mais va également nous en apprendre un peu plus sur le grand Khan et sur la guerre qu’il livre aux Aquabonistes.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, Yoann, Blutch et Carlos Nine, c'est à Killofer qu’est confié le dessin de ce neuvième tome. L'univers aquatique et la population sous-marine que crée l'auteur est très originale et de toute beauté, à l'image de ces pirates mouradistes succulents. Un décor qui contraste avec ce qu'on avait l'habitude de voir précédemment au sein l'univers donjon, mais qui est tout aussi riche.

Ah, qu’il est fort ce duo Sfar-Trondheim. D’une voix-off aux mots simples et aux raisonnements primitifs, il nous livre un récit profond et sombre. L’histoire tragique de deux frères, Görk et Krag, soldats de la Géhenne et aveuglément dévoués au Grand Khan.
Une obéissance absolue aux ordres d’un supérieur qui par le passé à poussé des gens à ouvrir des robinets de chambres à gaz et qui dans ce tome surréaliste va pousser Görk à tuer son frère sans vraiment se poser trop de questions car son honneur et sa fierté de soldat sont en jeux. Une soumission absolue, un raisonnement absurde qui fait abstraction des liens fraternels qui les unis. Des actes dictés par des lois stupides qui conduisent à des démarches barbares et un Gork qui finira bourreau, mais également victime de ses actes.
La noirceur du récit se retrouve dans une colorisation sobre et triste. Je trouve le dessin de Bézian ("Ne touchez à rien"), sorti du contexte de cette histoire, plutôt mauvais. Un trait hachuré, une accumulation d’égratignures bâclées, c’est d’ailleurs le seul dessinateur dont j’ai gommé la dédicace tellement je trouvais le dessin mauvais.
Mais, bizarrement, ici ça passe. Peut-être parce que le dessin n’est qu’en arrière-plan de cette voix-off qui nous tient du début à la fin et que les éraflures de Bézian renforcent la noirceur du récit et la tristesse qui emplit le lecteur face à l’incompréhension, le gâchis et la bêtise de ces deux frères.
Bref, un excellent tome très sombre qui traite habilement de sujets profond (comme la mort et la religion) et dont graphiquement j’ai surtout apprécié le décalage entre le texte et l’image.

Onzième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Première grosse surprise : ce tome se situe au niveau -400, c'est-à-dire bien avant l’ère "Donjon Potron-Minet", à une époque où Vaucanson s’appelait encore Canard-ville.
Cet album qui s’attaque aux origines de l’univers Donjon est donc assez atypique. Il est non seulement situé à une période que le lecteur ne connait pas du tout, mais il met également le lecteur en présence personnages totalement méconnus.
L’intrigue tourne autour des objets du Destin, que le Mal Absolu essaye de s’approprier. Une quête qui permet de lever le voile sur l’origine de plusieurs éléments de l’univers de Donjon, comme les ancêtres d'Herbert, les bottes du Destin, le Mal Absolu, le duché de Vaucanson, les monstres-goussets, le professeur Cormor d'Antipolis, etc. Malheureusement, malgré les nombreux rebondissements et ces quelques révélations intéressantes, le scénario de ce tome a du mal à convaincre et la narration est d’une pauvreté rare.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, Yoann, Blutch, Carlos Nine, Killofer et Bezian, c’est à Stanislas qu’est confié le dessin de cet onzième tome. Si passer après Bezian au niveau du dessin n’est déjà pas un cadeau à la base (se retrouver en face de lui en dédicace non plus d’ailleurs), le style de Stanislas ne sert vraiment pas cet album. Le tout manque totalement de relief, les décors sont trop épurés et la colorisation est encore plus fade que les dialogues.

Douzième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés: Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Alors que le tome précédent nous emmenait loin en arrière, à une époque où Vaucanson s’appelait encore Canard-ville, celui-ci est estampillé 'niveau 5', c'est-à-dire à l’époque "Donjon Zenith". Mais, en fait l'action se déroule après le tome 6 de "Donjon Zenith".
Ce tome se situe pourtant dans la continuité du précédent et débute par la découverte du laboratoire et du fameux grimoire de Vaucanson que l’on croyait ensevelis à jamais. Les fameux automates sont à nouveau au centre de ce récit qui permet de survoler le thème du progrès technologique et de son utilisation à des fins peu louables. Le lecteur retrouve également l’ambiance de l’univers "Donjon Zenith" avec de nombreux rebondissements et beaucoup d’action au sein d’une ambiance loufoque. Ce tome qui ne met pas vraiment un personnage en particulier en évidence (le professeur Cormor étant un peu perdu au milieu des autres) emmène également le lecteur au duché de Clérembard pour une vente aux enchères assez rocambolesque.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, Yoann, Blutch, Carlos Nine, Killofer, Bezian et Stanislas, c’est étonnamment à Keramidas ("Luuna") qu’est confié le dessin de ce douzième tome. Si Stanislas était un peu passé à côté du tome précédent, Keramidas livre par contre de l’excellent travail, conforme au style Donjon.
Un album très plaisant.