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Tome 106 : Révolutions
 

Donjon Crépuscule, tome 106 : Révolutions

 
 

Résumé

Donjon Crépuscule, tome 106 : RévolutionsAfin d'acceder au résumé de Donjon Crépuscule, tome 106 : Révolutions, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Donjon Crépuscule, tome 106 : RévolutionsAaah enfin ce Donjon Crépuscule tant attendu! Obion qui nous a régalé avec "Vilebrequin" reprend la série après les Sfar et Kerascoët. Ce tome se sera fait attendre puisqu'à l'origine il a été annoncé pour la rentrée 2008. Bon beaucoup de retard certes mais au moins il est là.

Alors après les évènements un peu fous des tomes précédents le Roi Poussière et Marvin Rouge laissent Herbert et les Draconistes régler leurs problèmes entre eux et partent vers de nouvelles aventures. C'était le moment parfait pour changer de dessinateur car l'accalmie est de mise. On retrouve donc dans ce tome les deux personnages principaux de la série embarqués sur un îlot tournant sur lui-même, obligeant ses occupants à courir sans cesse ou trouver des moyens astucieux pour ne pas en tomber. Ce tome a un goût de one-shot, petite pause bien méritée pour les héros dans la trame principale de Terra Amata. On regrettera un peu les folles aventures des deux Marvin, pleines de batailles, de dragons etc. mais ce tome reste quand même bon. C'est un retour aux sources pour les 2 compères car ils sont en territoire inconnu, sans but précis et sans rien. L'histoire est donc entièrement centrée sur cet îlot bizarre et surtout ses occupants. Le ton est tout de même à la fois à l'aventure (course pour survivre) et à l'humour (comme d'habitude). Les auteurs abordent aussi un thème particulier pour le tourner en dérision: le monde du travail et les revendications sociales...

Le dessin d'Obion est définitivement bien adapté à l'univers Donjon et je pense que la série Crépuscule est celle où son style se retrouve le mieux placé. Comparé aux précédents dessins de Sfar et des Kerascoët, ici, tout est plus en rondeurs, avec des traits plus précis et plus appuyés. La situation abracadabrante causée par l'îlot tournant est formidablement représentée et on a vraiment l'impression de tourner avec les personnages.

Donc un bon tome de Donjon Crépuscule avec un nouveau dessinateur qui je pense apportera beaucoup à cette série. L'histoire est assez light au niveau des évènements mais s'inscrit quand même bien dans le prolongement des tomes précédents: une petite pause sur le fil rouge de la trame principale avant je pense de reprendre les hostilités.


Chronique rédigée par Fa le 17/06/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 65 (36,72 %)
  • 96 (54,24 %)
  • 16 (9,04 %)
  • Total : 177 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.67
Dépôt légal : Juin 2009

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Donjon Crépuscule, tome 106 : Révolutions, lui attribuant une note moyenne de 2,67/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

12 8 2009
   

Le sixième tome de cette série parallèle à "Donjon Zenith" située dans le futur aura donc mis près de 3 ans à voir le jour. Une série crépusculaire qui délaisse de plus en plus le ton sombre et pessimiste des premiers tomes, au profit d’aventures plus humoristiques.

Terra Amata est toujours en mille morceaux, réduit à un ramassis d’îlots aux trajectoires imprévisibles. L’explosion de la planète a donné un nouvel élan à cette série parallèle et a offert de nombreuses possibilités scénaristiques aux auteurs. Le Roi Poussière et Marvin le Rouge se retrouvent cette fois sur un petit planétoïde sans gravité qui tourne sur lui-même et oblige ses habitants à se déplacer en suivant la vitesse de rotation de ce fragment de Terra Amata afin d’éviter de tomber dans le vide. Ce parti-pris permet de développer des situations amusantes et de proposer quelques trouvailles originales, mais en fin de compte on a quand-même l’impression que les deux héros tournent un peu en rond et que cette histoire ne fait pas vraiment avancer la série. Cette aventure permet néanmoins au duo Trondheim/Sfar de s’interroger sur les conditions de travail des ours qui habitent la planète et de laisser le lecteur interpréter la relation qu’ils entretiennent avec ce leader haut comme trois pommes.

Au niveau des dessins, après Sfar et le duo Kerascoët (Marie Pommepuy et Sébastien Cosset), c’est Obion qui parvient à adapter son style à celui de l’univers Donjon. Un graphisme qui sert parfaitement le récit et qui colle parfaitement à l’esprit de cette saga.

21 6 2009
   

Nouvel album de Donjon, assez attendu, mais qui m'a personnellement déçu, sur de nombreux points.

Les quelques blagues font simplement sourire. Comme quand Marvin le rouge tente de séduire la princesse grâce à son semblant de convictions sociales (l'humour vieillit aussi). On rit encore moins, parfois, avec la blague du devin stone....

Ce qui déçoit aussi est le côté donneur de leçons. Le monde du travail est décrit symboliquement, on ne peut pas l'ignorer. Mais les ouvriers sont rapidement des crétins qui se laissent exploiter, et surtout préfèrent se laisser exploiter. La volonté de donner la leçon est bien trop évidente, et énervante venant de deux scénaristes qui n'ont bien sûr pas connu ce milieu. En même temps, nous sommes à une époque où l'analyse peut venir de n'importe quel quidam (y compris la critique que je suis en train de pondre).
Ce n'est cependant pas simplement pas parce qu'on ne connaît pas ce milieu qu'on ne peut pas en parler, mais qu'il est étonnant de voir des scénaristes vous expliquer la vie, et surtout vous expliquer de façon assez simple que la principale faute incombe aux travailleurs.
C'est du même ressort que les scénarios clichés véhiculés depuis la guerre froide, de l'américain qui débarque en terre étrangère, où l'habitant local est sciemment méprisé et exploité par sa patrie. Le fonctionnement de l'institution de l'autre (car l'ouvrier est un autre) est donc perçue par les yeux du scénariste de façon totalement ignorante.

Le divertissement voulu est perdu par cette volonté moralisatrice, et cette vision très réductrice et navrante du monde du travail.

Bref, j'ai passé de bien meilleurs moments à lire un tas d'autres albums.
Si vous voulez commencer la série des Donjon, ne commencez pas par celui-là.