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Doggybags, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Doggybags, tome 1Rendre un tel hommage et surtout arriver à faire une BD de qualité sur le sujet n'est pas une mince affaire. Attention danger, on peut se retrouver avec quelque chose de très improbable. Mais je rassure tout de suite, en tant que grand fan du genre pulp, c'est une réussite sur les 3 histoires.

Tout est bien respecté:

- D'abord l'ambiance: il faut saluer l'effort des auteurs et de l'éditeur pour la maquette du livre, on se croit à fond dans une séance grindhouse. Pour la couverture, les pages entre chaque épisodes et le côté vintage, nickel.

- Ensuite les histoires: on arrive de nulle part en plein milieu de la vie d'un personnage. On ne sait rien mais on rentre tout de suite dans le vif du sujet puis la sauce monte page après page pour un twist final toujours surprenant. Pour rentrer un peu plus dans le détail, Singelin d'abord se la donne biker avec du grindhouse fantastique, sombre et mystérieux. Maudoux ensuite la joue Kill Bill à fond avec un petit spin off de Freak' Squeele, ça bouge, ça tranche et c'est bien. Enfin Run donne du pulp comme j'aime: un costaud et un taré sous la chaleur écrasante du désert, c'est bon.

- Enfin le dessin: les 3 se rejoignent sur ce point. Même si les 3 styles sont complètement différents, le dynamisme est là sur chaque titre et c'est notamment les couleurs et le rendu final qui vont uniformiser le tout et mettre dans l'ambiance du genre. Ma préférence va quand même à Run pour les noirs bien marqués et les couleurs façon "used" vraiment excellentes.

J'avais peur que tout ça ne soit qu'une facette pour se la donner car c'est vraiment pas facile de traiter un tel genre. Il faut arriver à convaincre rapidement avec peu de contenu, et c'est chose faite!


Chronique rédigée par Fa le 17/02/2011
 
 
Statistiques posteur :
  • 65 (36,72 %)
  • 96 (54,24 %)
  • 16 (9,04 %)
  • Total : 177 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 13,21 13,21 13,21
Acheter d'occasion : 9,82
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Note moyenne de l'album : 3.90
Dépôt légal : Février 2011

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Doggybags, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,90/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 2 2014
   

J'étais passé à côté de cette série, mais j'avais repéré sa sortie. Pourtant, à force d'en entendre parler en bien et sur les bon conseils d'un pote (Micka, si tu me lis), j'ai embarqué le book.
Et vice versa.

Avec ses trois histoires au format moyen, qui ont tout de l'hommage au pulp et au comics underground, j'ai kiffé.
Entre des bikers Loup-Garous, une tueuse à la "Kill Bill" et une course poursuite de la mort, je n'ai pas pu poser le bouquin une fois entamé.
De la super bonne série B assumée.

Dans un style très différent les uns des autres, Singelin , Maudoux et Run signent un visuel qui cartonne sur des histoires de dingues.
De l'action, de la violence, des filles et des flingues, c'est "Doggybags" et c'est le pied !

31 12 2012
   

Du bon, du grand et du lourd !
Tout à fait le genre de bande dessinée que j'aime, des histoires accrocheuses et sans concession.
Les auteurs ont fait du super boulot, à la fois varié et homogène.
A dévorer sans hésitation !

7 11 2011
   

C'est assez rare d'acheter une bédé pour sa jaquette, mais une couv' faisant référence à un vieux film des années 70 comme "Werewolves on wheels" mérite forcément le détour.
Personnellement je ne connais que très peu les 3 auteurs, "Run" le créateur de "Mutafukaz" m'étant le plus familier. Mais avoir construit une oeuvre à la façon du cinéma "Grindhouse" comme les aime tant Tarantino, est quelque chose d'assez original.
3 auteurs pour 3 récits somme tout assez différents, la vengeance ou le polar noir sont peut-être les fils conducteurs mais le styles graphique de chacune des parties est différent.

Singelin je vous le disait a pris comme référence la jaquette d'une série B des années 70. Il n'a pas vu le film mais a tellement apprécié l'affiche que les idées sont venues d'elles même (d'ailleurs ce gars là est adorable en dédicace !). Son récit est malgré tout le plus faible. Car même si le dessin est dynamique, que l'ambiance est posée, on a malgré tout affaire à un road movie assez minimaliste (mais bon, y-a des loups garou alors ça va).

Avec Maudoux les affaires se corsent, on a définitivement un style plus "manga" et on pourrait à première vue penser qu'il y a des références à Kill Bill. Une femme, ancienne tueuse à gage, doit se protéger ainsi que son nouveau né de la pègre japonaise. Ici la référence est donc plus du côté de "Lone Wolf and club", de "Zatoïchi" ou plus exactement de "Baby Cart". Une histoire de vengeance agrémentée d'un soupçon de fantastique très jouissive.

Le dernier et non des moindres, c'est Run qui nous propose une histoire crasseuse entre un flic, a mi-chemin entre le Punisher et Terminator, et un criminel putride. Le trait de Run est fantastique, j'ai eu l'impression d'être dans chez du "Mezzo" ou du "Paul Pope". Le désert, les vautours tout-y est merveilleusement bien raconté, mais trop en dire pourrait vous spoiler l'histoire que je vous laisserai découvrir.

24 2 2011
   

Après quelques petites perles telles que "Mutafukaz", Run continue de prendre son pied au sein de ce Label 619 des éditions Ankama. Son dernier brin de folie s’intitule "Doggybags" et réunit trois auteurs différents qui réalisent chacun une histoire complète d'une trentaine de pages mêlant thriller, frisson et horreur !

En proposant un mix d’auteurs et un concept série B, axé sur la violence et l’horreur, "Doggybags" rend hommage au cinéma Grindhouse des années 60-70 et s’inspire du concept de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez pour leur diptyque Boulevard de la mort (Death Proof) / Planète terreur (Planet Terror).

La première histoire, intitulée « Fresh flesh & hot chrome », rentre tout de suite dans le vif du sujet et plonge immédiatement le lecteur dans le feu de l’action. L’histoire est celle d’une bande de motards loups-garous poursuivant une jeune fille. Cette course poursuite endiablée se déroule à cent à l’heure et ne laisse pas le temps au lecteur de s’ennuyer une seule seconde. Le fait de ne pas s’attarder sur la présentation des personnages permet certes d’insuffler un rythme infernal au récit, mais rend difficile de s’attacher au personnage principal, voire de s’intéresser au sort que lui réservent ces bikers lycanthropes. Cette première histoire, signée Guillaume Singelin ("King David" et "Pills" chez KSTR), permet néanmoins d’installer le lecteur dans une ambiance très rock’n’roll et sa conclusion résume parfaitement l’état d’esprit de cette nouvelle saga.

Le deuxième épisode, « Masiko », est l’œuvre de Florent Maudoux ("Freaks' Squeele") est raconte l’histoire d’une jeune maman et son bébé essayant d’échapper à des yakuza envoyés à ses trousses. Ce récit au parfum de « Kill Bill » est également une sorte de préquelle à la série "Freaks' Squeele", car le bébé de la tueuse à gages essayant d’échapper à la mafia n’est autre que Xiong Mao, alias Petit Panda, l'une des héroïnes de la série. Rythmé par des combats à l’arme blanche et ponctué par un final superbement saupoudré de fantastique, ce deuxième volet est une belle réussite. Ce cocktail de violence, d’action et d’humour qui lorgne vers le manga fait mouche, tout comme le c…harisme de cette héroïne qui, à la "Lone Wolf and Cub", se bat en portant son bébé sur le dos.

Et pour conclure cet album « 100 % de violence graphique », c’est Run ("Mutafukaz") himself qui nous propose « Mort ou vif », un règlement de comptes sanglant à quelques kilomètres de la frontière mexicaine. Cette chasse à l’homme entre un policier et un gangster sans foi ni loi au sein d’un décor désertique et inhospitalier respecte à merveille le cahier des charges de cette saga. À l’inverse de la première histoire, la traque est ici plus posée et permet donc de donner de l’épaisseur aux personnages à l’aide d’une voix-off incisive. De plus, ce récit sombre et impitoyable est accompagné d’un excellent dessin et de cadrages brillants.

L’ambiance est d’ailleurs soignée jusque dans les moindres détails, de la maquette du livre au style rétro et usé de l’ensemble, en passant par les fausses publicités, les posters, les mini-coupons à découper ou ce documentaire sur les vautours, qui sont insérés avec minutie dans l’album, rappelant au bon souvenir des vieux comics périodiques US.

Un très bon premier tome, dans l’esprit de l’excellent "Apocalypse sur Carson City" de Griffon !