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Tome 10 : Porté disparu
 

DMZ, tome 10 : Porté disparu

 
 

Résumé

DMZ, tome 10 : Porté disparuAfin d'acceder au résumé de DMZ, tome 10 : Porté disparu, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de DMZ, tome 10 : Porté disparuÉpisodes 51 à 54 pour cet album. Cela fait un moment qu'on est dans le dur, et ça ne faiblit pas d'un iota.

C'est dans un Manhattan post frappe nucléaire qu'on retrouve Matty. Les blocs sont désertés, les rares âmes en peine continuent à s'entretuer ou à former des cibles faciles pour des frappes chirurgicales. C'est un portrait effrayant d'une Grosse Pomme qui évoque Beyrouth. La voix-off de Matty accompagne son errance en pleine désolation, le dessin de Burchielli enfonce définitivement le clou et on est à la limite de retenir son souffle quand Roth traverse les rues...
Puis c'est la chasse à l'homme, et à nouveau un Matty torturé, détruit, à deux doigts d'être abattu comme un chien.
Mais c'est bien connu, c'est quand on touche le fond qu'on rebondit, ou qu'on y reste... Et notre antihéros va rebondir, reprenant conscience du rôle qu'il a joué et désireux d'en assumer pleinement les conséquences, comme une résurrection avant le rush Final.

Ce 10ième volume, qui marque la reprise de la série par Urban Comics, offre une intensité rare et malgré de nombreuses critiques (dues aux longueurs dans la série, avec l'inclusion d'épisodes qui ressortent plus du hors-série), ce récit est vraiment marquant. Aux confins du récit de guerre, du reportage fictif et de la critique politique "DMZ" est une série à nulle autre comparable.
En tous cas si vous connaissez quelque chose qui s'en rapproche, je suis preneur !


Chronique rédigée par Hellspawn le 11/06/2012
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics DMZ, tome 10 : Porté disparu, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 11 2012
   

Ce dixième volet, qui reprend les épisodes #51 à #54 de cette série qui en compte 72, marque la reprise de la saga par Urban Comics. Suite à sa reprise du catalogue DC/Vertigo, le nouvel éditeur propose non seulement une réédition des premiers tomes en version cartonnée, mais également la suite de cette saga dans le même format souple que Panini et au sein d’une collection Vertigo Classiques qui a déjà bien belle allure.

Rappelons au passage que l’épisode #50 s’est glissé dans le huitième tome, qui proposait une sorte de parenthèse à l’histoire principale, consacrée aux destins d’hommes et de femmes transformées par cette guerre civile qui déchire les Etats-Unis.

Ce dixième volet débute dans un Manhattan post-apocalyptique, totalement déserté suite à la frappe nucléaire du tome précédent. C’est dans cette ville ravagée à l’ambiance glaciale, que le lecteur retrouve un Matty Roth en bien piteux état. Sa descente aux enfers avait débuté lors d’un sixième tome, plus politique que militaire, où il avait tourné le dos à sa neutralité journalistique pour soutenir Parco Delgado lors des élections. Ce changement de personnalité et d’orientation professionnelle se poursuivait lors du septième volet, où il devenait le livreur attitré de Delgado et se transformait même en trafiquant d’armes de destruction massive pour le compte du nouveau régime. Mais c’est lors du tome précédent que notre héros, qui se cherche une place au sein de cette guerre civile depuis le début du récit, a véritablement emprunté un chemin périlleux, sans retour apparent possible. L’utilisation d’une arme de destruction massive sur le sol américain est un thème sensible, qui ne laisse personne indifférent et qui a d’ailleurs précipité la chute de Matty Roth.

Loin de toute objectivité journalistique, le porte parole de Delgado se retrouve totalement isolé, dans une ville de Manhattan désertique. L’heure est donc venue pour notre héros de faire le bilan de son passage dans la DMZ. Rongé par la culpabilité et errant dans la zone démilitarisée, la route de la rédemption semble bien longue, mais, aidé par une pirouette scénaristique, Matty Roth va tout de même entrevoir le bout du tunnel et finalement renouer avec son rôle d’observateur.

La première moitié de ce tome de transition, qui permet à notre héros de prendre un nouveau départ, est assez lente, l’errance de notre ami n’étant accompagnée que de sa voix-off et des paroles de la « free DMZ radio », qui accompagnent le récit depuis le tome précédent. La deuxième moitié d’album est par contre plus rythmée, avec un Matty qui est notamment victime de quelques interventions plus musclées. Brian Wood aime décidemment mettre son personnage à mal.

Au niveau du graphisme, le travail de Riccardo Burchielli, qui dessine l’entièreté de ce tome, est toujours aussi bon et sa version d’une ville de New-York totalement détruite fait plutôt froid dans le dos.