46 562 Avis BD |20 195 Albums BD | 7 889 séries BD
Accueil
Tome 2 : Le corps d'un journaliste
 

DMZ, tome 2 : Le corps d'un journaliste

 
 

Résumé

DMZ, tome 2 : Le corps d'un journalisteAfin d'acceder au résumé de DMZ, tome 2 : Le corps d'un journaliste, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de DMZ, tome 2 : Le corps d'un journalisteJe suis tombé un peu par hasard sur cette BD, dont je n’avais jamais entendu parler, et ce fut une très bonne surprise.
Tout d’abord le scénario est vraiment bien fait, on est absorbé par l’atmosphère de cette zone de guerre. La critique de l’armée américaine est aussi très présente et même si c’est peut-être un peu caricatural par moment, cela sonne juste. Les rebondissements sont nombreux et la paranoïa dans laquelle sombre le héros est intéressante. La fin, qui présente la situation de la ville comme un vrai reportage du journaliste est quelque chose de vraiment original et agréable. En bref une vraie bonne histoire, même si c’est parfois un peu confus (peut-être parce que je n’ai pas lu le tome 1) et un peu convenu parfois aussi.
Le dessin est aussi une véritable réussite qui nous plonge bien dans cette ambiance de conflit urbain.

Original, beau et captivant : que demandez de plus ?


Chronique rédigée par fixoo le 03/02/2008
 
 
Statistiques posteur :
  • 1 (100,00 %)
  • Total : 1 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 14,44 14,44 14,44
Acheter d'occasion : 1,84
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Janvier 2008

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics DMZ, tome 2 : Le corps d'un journaliste, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 4 2013
   

Un tome 2 qui m’a plus intéressé que le 1 mais qui ne m’a toujours pas convaincu. La faute principalement au scénario bien trop plat par rapport à l’environnement mis en place.

Pourtant on a ici affaire à une histoire bien plus longue que dans le 1er volet où nous avions 3 récits complétement indépendants (ou presque) les uns des autres. Cependant même si elle est intéressante il manque quelque chose qui la rendrait captivante et la ferai passer au niveau supérieur. Je ne ressens pour le moment pas d’empathie pour ces personnages, le journaliste me semble limite caricatural et me laisse carrément de marbre. Seule Zee, grâce notamment à la deuxième histoire, qui retrace son passé, arrive à m’intéresser.

Le changement de dessinateur me gêne aussi un peu, les dessins du récit « Zee » étant moins agréable.

Toute la fin, avec les pages explicatives du comment se fait une attaque de rue, de l’art graphique ou du détail de certains personnages, ne m’a pas emballé non plus, même si elles rendent un peu plus crédible l’univers de « DMZ », elles n’en restent pas moins barbantes.

DMZ n’est pas inintéressant mais peine vraiment à me convaincre.

30 3 2011
   

Ce second tome déroule dans la logique des bases posées précedemment : les USA implosent et vivent une seconde guerre de Sécession. On y voit Math Roth, journaliste stagiaire, évoluer dans un N-Y ravagé, où la population est livrée à elle même et tente de survivre au sein de la Zone Démilitarisée.

On a toujours droit à de l'action et une tension omniprésente, ce qui confère aussi beaucoup de rythme au récit. C'est ainsi qu'on découvre que le journaliste attitré qui accompagnait Roth pour son baptème du feu n'est pas mort, contrairement à ce que les apparences laissaient à penser... Puis l'épisode consacré à Zee, un personnage secondaire essentiel, nous donne l'occasion d'assister au départ massif de la population New-Yorkaise. Enfin, ceux qui peuvent évacuer, les autres étant totalement abandonnés, alors même que les bombardements vont suivre. Une vison à la fois effrayante et humaniste.

L'alternance de dessinateurs ne nuit pas pour autant à la cohérence graphique : Burchielli signe les 5 premiers épisodes de ce tome, puis Kristian Donaldson réalise "Zee, NYC", avec un style plus caricatural mais qui reste spectaculaire. Enfin, le dernier épisode est réalisé par Wood lui même. Une sorte de carnet de guerre, avec des cartes géostratégiques des quartiers New-Yorkais et tout un tas de notes prises par Roth. Un moyen efficace et habile d'immerger encore un peu plus le lecteur dans l'horreur de cette guerre civile, qui, par extension, laisse aussi apparaître la richesse du travail élaboré comme scénariste.

Un très bon comics, sacrément original. On espère juste qu'à la longue, ça ne s'essoufle pas.

1 3 2008
   

Ce deuxième volume édité par Panini reprend les épisodes US #6 à 12 de cette série de la collection Vertigo. Les quatre premiers chapitres ("Body of a Journalist") de Brian Wood et Riccardo Burchielli poursuivent l’immersion de Matty Roth dans les déboires quotidiens des citoyens de Manhattan, tandis que "Zee" (dessiné par Kristian Donaldson) remonte au début des affrontements, lors de l’évacuation de l’île, et se concentre principalement sur cette jeune infirmière qui secouru Matthew dans le tome précédent. Le dernier volet de ce recueil ("NY Times") se présente comme un guide du New York de DMZ, proposant entre autres des notes sur le Lower East Side, Central Park, Chinatown, Washington Heights et Ground Zero.

Le scénario d'anticipation de DMZ est très intéressant et le réalisme avec lequel il dépeint la fiction est impressionnant. A l’instar de "Guerres civiles" chez Futuropolis, le lecteur est plongé au cœur du chaos sans passer par une introduction géopolitique ou une mise en place détaillée. Pas de superhéros ni de technologies avancées, juste des civils abandonnées à leur propre sort et qui donnent naissance à un récit très humain. Il y a d’abord la découverte de cette ville de New York ravagé par une seconde Guerre Civile américaine imaginaire dont le centre névralgique se situe dans la Big Apple. Il y a ensuite les déboires d'un photographe qui se retrouve coincé par hasard en pleine zone hostile. Un stagiaire dont le travail de reporter va permettre de découvrir et de comprendre les lois qui régissent les différentes communautés qui tentent de survivre dans cette zone démilitarisée.

Alors que le volet précédent présentait plusieurs tranches de vie, celui-ci se focalise sur ce jeune homme transformé en héros malgré lui. Un personnage qui va perdre de sa naïveté au fil des pages et finir par s’adapter aux conditions de (sur)vie difficiles et aux manipulations politiques dont il est victime. L’épisode consacré au personnage de Zee permet quant à lui de mieux comprendre le point de vue des autochtones. Ce deuxième tome va également lever le voile sur l’origine de ce conflit qui divise le pays et faire entrevoir les influences gouvernementales qui œuvrent dans les coulisses et mettent en péril l’objectivité du journalisme de guerre.

L'approche de DMZ est originale car elle permet de livrer une image des Etats-Unis qui est bien loin de la vision idéalisée habituelle. Pourvu d’une critique acerbe envers la politique US, le récit de Wood n’hésite jamais à mettre en avant l’hypocrisie et les mensonges du gouvernement américain en période de guerre. Et malgré le côté fictif évident de cette ville américaine mise à feu et à sang, le lecteur n’aura aucun mal à tirer le parallèle avec le climat politique actuel concernant les affrontements iraquiens. Le graphisme de Riccardo Burchielli n’est d’ailleurs pas étranger au parfum de réalisme dégagé par cette saga. En montrant des rues newyorkaises désertées et une Statue de la Liberté mutilée, l’artiste d'origine italienne parvient à installer une ambiance urbaine crasseuse et une impression de désolation pesante qui rend ce no man's land tout à fait crédible.

"Le corps d'un journaliste" confirme en tous points l’aspect prometteur de la mise en place de cette série qui en est déjà à son vingt-huitième titre outre-Atlantique.