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Tome 11 : Châtiment collectif
 

DMZ, tome 11 : Châtiment collectif

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de DMZ, tome 11 : Châtiment collectifEn compilant les épisodes #55 à 59, cet album propose autant de chapitres que de brillants dessinateurs.
On commencera donc par souligner la superbe esthétique de l'ensemble, où, si les styles divergent, la charte graphique reste harmonieuse, certainement aussi grâce à la colorisation de Jeremy Cox.

Quant aux histoires, les quatre premières rompent avec la narration propre au parcours de Matty, qu'on ne retrouvera donc que lors de l'ultime chapitre. Pour autant, on croisera nombre de personnages secondaires avec lesquels on est déjà familiarisés.

La première histoire nous replonge direct dans le merdier urbain. Un type assez anonyme, qui n'avait jamais tenu d'armes jusqu'il y a quelques mois, est devenu un tueur froid qui n'a plus d'autre perspective que de flinguer quotidiennement l'ennemi fédéral. A tel point qu'il ne saisira pas l'occasion de se mettre à l'abri. Une histoire courte mais intense qui illustre bien la perdition des âmes en temps de guerre civile, remarquablement servie par les décors effrayants de N-Y en ruine. Chapeau bas à Andréa Mutti !
On retrouve Wilson le vieux briscard et le Chinatown sur lequel il règne. Là aussi, l'issue est tragique et une fois de plus, les dessins de Nathan Fox sont idéaux. Beau et froid, comme le flash-back où Wilson se revoit à la belle époque, jusqu'à l'apocalypse des bombardements...
Les graphismes plus ronds de Cliff Chiang collent aussi parfaitement à l'épisode où Amina recueuille un bébé abandonné. Un peu d'espoir dans un monde qui s'écroule, c'est aussi un des points forts de la série.
Dans le chapitre suivant, Brian Wood permet à Zezelj de rendre hommage aux artistes de rue, avec un message violent et radical. Là aussi, chapeau bas.
Et enfin, David Lapham reprend le cours de la vie de Matty, qui semble bien avoir retrouvé une conscience et de la générosité. A moins qu'il n'ait une stratégie en tête...

Bref, si la série a été décriée pour ses hauts et ses bas, elle propose avec ce volume une très grande qualité d'écriture associée à de superbes planches.
Il ne reste plus qu'une grosse dizaine d'épisodes avant le clap final, et franchement, ça fait déjà drôle de savoir que cela va se finir...


Chronique rédigée par Hellspawn le 19/09/2012
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Septembre 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics DMZ, tome 11 : Châtiment collectif, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 10 2012
   

Ce onzième tome, qui reprend les épisodes #55 à #59 de la série US, met de côté son personnage principal, afin de se concentrer sur quelques personnages secondaires. Si Brian Wood demeure au scénario, chacun des épisodes est confié à un dessinateur différent, la colorisation de Jeromy Cox assurant une certaine uniformité au niveau du graphisme.

En se concentrant sur d’autres personnages, à l’instar du cinquième volet de cette série, l’auteur propose des visions différentes de ce conflit. Si la plupart des protagonistes et des dessinateurs sont d’ailleurs les mêmes que lors du cinquième tome, l’action se situe cette fois à l’aube des bombardements et de l’assaut final sur la DMZ. Alors que les habitants de Manhattan retiennent leur souffle en attendant cette frappe stratégique sans précédent, l’auteur invite à suivre cinq destinées, cinq personnages et autant de points de vue différents sur cette guerre civile.

La première histoire, dessinée par Andrea Mutti, livre l’histoire d’un civil que cette guerre civile à transformé en un tueur froid, alors qu’il n’avait jamais tenu d’arme avant le début de ce merdier. Le deuxième chapitre, superbement mis en images par Nathan Fox, permet de retrouver le vieux Wilson, ce chef charismatique de la pègre de Chinatown, qui ne se laissera pas impressionner par le danger qui menace son quartier. Cliff Chiang dessine quant à lui un récit plein d’humanité, qui montre Amina, l’ex-terroriste, recueillant un bébé abandonné par sa mère au beau milieu des décombres. Puis, le lecteur retrouve Décade, le tagueur qui était à la recherche de son chef-d’œuvre lors du cinquième volet et qui n’a rien perdu de sa volonté lors de cette histoire mise en images par l’impressionnant Danijel Zezelj ("Congo Bill"). Et finalement, l’ultime épisode, dessiné par David Lapham, permet de renouer avec un Matty particulièrement généreux.

De très bonnes histoires courtes, situées hors continuité, qui ont le mérité d’offrir une perspective différente sur les événements et d’en apprendre plus sur certains personnages secondaires.