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Tome 1 : Made in England
 

Desolation Jones, tome 1 : Made in England

 
 

Résumé

Desolation Jones, tome 1 : Made in EnglandAfin d'acceder au résumé de Desolation Jones, tome 1 : Made in England, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Desolation Jones, tome 1 : Made in EnglandJe comparerais peut être l'ambiance de cet album avec celle d'une série comme "Sin City". Dans la ville des anges, les agents spéciaux à la retraite vivent leur retraite. Certains sont atteints des désagréments des expérimentations tentés sur eux pendant leurs années de services, d'autres n'arrivent pas trop à raccrocher et continuent un peu à fouiner, manipuler et parfois même dézinguer...

Un univers très glauque et pas très "tous publics"... On y parle finalement beaucoup de pornographie (l'intrigue est centrée sur une enregistrement porno très rare...), donc l'album n'est pas à mettre entre toutes les mains, l'action est elle aussi vraiment violente et pas forcément morale. Mais dépassés ces aspects, on découvre un intrigue dense et aboutie avec un héros mal dans sa peau, autant psychologiquement que physiquement (sic...). J'ai vraiment accroché à ces 144 pages sans répit ni lenteur.

Graphiquement, c'est très comics, mais un bel effort est fait au niveau des cadrages et des constructions de planches, ce qui peux parfois un peu dérouter au premier abord. Exemple, certaines planches sont doubles, mais avec des cases classiques (pas une grande image sur 2 pages, mais plutôt une suite de cases qui se lisent de droite à gauche en sautant la reliure). Sinon c'est ultra dynamique, finement dessiné et assez divers en fonctions des différentes actions et environnements présentés.

Voilà donc un album détonnant, avec un dessin techniquement et esthétiquement parlant vraiment intéressant. Une très bonne surprise. En plus je trouve que le format que Panini Comics met en place avec des album de 144 pages est une vrai bonne idée, pour 13€ on a un vrai album avec une histoire complète ! J'en redemande :)


Chronique rédigée par Djailla le 09/05/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 306 (97,76 %)
  • 4 (1,28 %)
  • 3 (0,96 %)
  • Total : 313 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Mars 2007

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Desolation Jones, tome 1 : Made in England, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

16 12 2007
   

Un comics étonnant : le concept de base n'a l'air de rien mais il permet l'utilisation d'un personnage vraiment spécial, à la morale toute particulière. Résultat, une enquête assez standard au départ suit un déroulement surprenant, prenant, novateur dans ses implications. C'est difficile à exprimer.

Ce qu'il faut comprendre, c'est le postulat de base : Mickael Jones a subi un an de torture très développées, il a été laissé éveillé en permanence, souffrant à en mourir 24h sur 24, et absorbant un flot ininterrompu de données horribles et douloureuses. Il a survécu mais est désormais totalement insensible : plus d'émotion, plus d'envie, plus de douleur, mais un esprit toujours aussi vif et une vraie hargne dans son comportement.
Du coup, cet homme n'a plus du tout la même morale que le reste de l'humanité. La vie l'indiffère, il peut plonger droit dans les dangers sans aucune crainte. Ceux avec qui il travaille peuvent bien mourir, ça ne ferait que l'ennuyer mais ne le toucherait strictement pas. Et quand il est menacé, sa réaction est immédiate : il cherche tout de suite à tuer celui qui pourrait lui nuire que ce soit maintenant ou plus tard. La logique de survie poussée à l'extrême dans un sens, mais également une froideur qui n'a rien d'animale.
Et pourtant Jones n'est pas un méchant : il est sympathique avec son entourage, il a de vrais amis, il est prêt à aider son prochain et favorisera toujours le démuni contre le puissant. Il est dans le camp des gentils. Mais c'est le genre de gentil qu'on rêve de pouvoir être, celui qui n'aura jamais peur de rien même pas de perdre des proches, celui qui n'a pas de limites, celui qui n'hésitera pas une seconde à tuer celui qui l'emmerde, que ce soit son propre employeur, une jolie jeune fille ou un tueur lancé à ses trousses. Bref, l'intouchable au service de la justice (expéditive).

Résultat, Desolation Jones est un comics violent. Ce n'est vraiment pas une lecture pour les enfants. Dans le premier album paru chez Panini, nous suivons une enquête pour retrouver des vidéos porno tournées par Adolf Hitler. Un sujet assez rocambolesque amené ainsi, mais il cache bien sûr beaucoup de choses bien plus complexes. Il n'empêche qu'il nous fera entrer dans ce que Los Angeles connaît de plus sordide, découvrir le milieu du porno glauque, écouter le récit de l'expérience d'une actrice qui connaît bien le système et en profite, avoir un aperçu des pires magouilles des services secrets américains, et au milieu de tout ça bien sûr beaucoup de morts violentes.
Et pourtant, tout passe facilement, rien n'est là pour choquer, juste pour faire le constat réfléchi de comment une enquête se déroulerait avec un limier sans aucune émotion. Et c'est à la fois intelligent, prenant et parfois jouissif. Etonnant en effet de devoir admettre qu'un petit maigrelet peut se révéler bien plus dangereux et efficace que le plus balaise des tueurs juste parce qu'il s'en fout de souffrir physiquement comme mentalement, et n'aurait aucun remords à massacrer son ennemi.

Bref, malgré quelques petits soucis de clarté et complexité de l'enquête, malgré l'aspect glauque et violent du récit, j'ai été vraiment captivé par ma lecture. La narration est très bonne, les dialogues réussis, le dessin excellent, la mise en page parfois juste un peu embrouillée (notamment parce qu'elle est parfois en double page parfois pas et que je m'y suis un peu perdu par moment). Et surtout, l'ambiguïté et l'intelligence du traitement de ce héros très original et de ses réactions font toute la force et l'intérêt de ce comics.
Bref, c'est une très bonne BD. Warren Ellis (Nextwave, Planetary, Transmetropolitan) devient vraiment l'un de mes auteurs préférés.

2 6 2007
   

Et bien, merci Djailla ! ;)

La dernière fois que je me suis retrouvé dans une ville aussi glauque et qui semble isolée du reste du monde, c’était dans "Sin City". Tous les habitants semblent avoir un sérieux grain et baignent dans un univers de violence et de sexe, au sein d’une ville qui semble obéir à sa propre loi : la loi du plus fort !

Le personnage principal, Michael Jones, ancien agent du MI6 reconverti en détective privé, y est totalement dans son élément. Seul survivant d’un ‘Desolation test’, cet antihéros ne ressent plus rien, ne dort quasiment plus et met ici ses aptitudes meurtrières au service d’un certain colonel Nigh. Ce dernier désire récupérer une vidéo pornographique tournée par Adolf Hitler, mais l’ex-agent des services secrets britanniques découvrira bien vite les dessous plus sinueux de cette histoire de vol.

Et si Warren Ellis ("Planetary", "Down") nous livre un excellent scénario au sein d’un univers déjanté, c’est surtout le graphisme ahurissant de J.H. Williams III ("Promethea") qui vient installer l’ambiance si particulière de cette histoire. Très loin du noir et blanc de "Sin City", avec des couleurs plus criardes (Jose Villarubia), ce graphisme colle pourtant parfaitement à la noirceur et la désolation de l’univers créé par Warren Ellis. Les scènes de visions de Michael Jones ou les flashbacks concernant ses tortures médicales sont splendidement dessinées et le découpage, parfois original, est d’une grande efficacité.

Excellent !