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Le problème, avec les séries s'inspirant du génial Deadpool, c'est qu'on y trouve à boire et à manger. Si jusqu'à maintenant Panini s'est évertué à éditer des albums de qualité au pire moyenne, au mieux très bonne, ce premier opus de "Deadpool Team-up" manque franchement d'aguments pour se hisser en haut de la pile.
Pourtant, les couvertures accrocheuses de Umberto Ramos font clairement de l'oeil. On ne le dit jamais assez : ne jugez pas un livre à sa couverture ! Car passés cet attrait clairement positif, on déchante rapidement.
Les histoires, assez bancales et sans réel intérêt, ne sont que des prétextes à sortir les vannes "à la Deadpool" façon artillerie lourde sans finesse. Là ou Deadpool Corps (surtout le tome 1) savait convaincre par son humour gentiment débridé et son style impertinent, l'ambiance est ici beaucoup plus ras les pâquerettes. Les héros accompagnant le psychopathe n'ont pas tous grand intérêt (Captain Britain étant assez amusant.. mais seulement 5 minutes) et ne parviennent donc pas à relever le niveau.
Objectivement, l'album n'est pas mauvais. Il est juste très moyen, sans réelle saveur, loin de ce que l'on peut attendre d'un Deadpool (et pourtant, avec ce personnage, le lecteur averti n'est pas particulièrement exigeant - on ne parle pas de Spider-man, là).
Graphiquement, passée la "Ramos-claque", l'ensemble des histoires avec un style hétérogène un peu bateau, ne marquera pas non plus son époque. C'est efficace, dynamique, mais un peu commun.
Attendons de voir la suite des aventures de "Deadpool Team-up". Cet album, après tout, n'est peut-être qu'un faux départ !