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Deadline
 

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Planche de DeadlineQue devient Christian Rossi après la série "W.E.S.T." ? Voici son nouveau livre, scénarisé par Laurent-Frédéric Bollée. Un one-shot aux éditions Glénat intitulé "Deadline". L'histoire se passe en 1864 et raconte la vie d’un certain Louis Paugham en pleine guerre de sécession. Louis est jeune et son apprentissage du côté sudiste, dans le camp d’Anderson, va être difficile et douloureux, il en gardera des séquelles pour longtemps. Il est affecté à la surveillance des soldats Nordistes, la consigne est claire, il ne faut pas qu’ils s’approchent de la rambarde, celle-ci constitue la Deadline, une fois franchie c’est la mort. A la fois récit de guerre et western, deadline est surtout l’histoire de cet homme qui découvre les horreurs commises par ses congénères sous prétexte de différence de couleurs.

J’ai pris un grand plaisir à me plonger dans ces 80 pages, l’histoire tient du roman, c’est bien écrit et grâce à des flash backs bien placés le rythme ne faibli jamais. Bien sûr il y a des moments plus forts que d’autres mais globalement le récit est passionnant. Tout sonne très juste, tout à l’air parfaitement documenté ce qui permet une immersion totale. Peut-être un léger relâchement du rythme sur la fin, après la guerre, mais qu’importe.

Pour le dessin, Rossi est au meilleur de sa forme, comme il l’était déjà avec W.E.S.T, l’éditeur nous dit qu’il est l’héritier direct de Jean Giraud, je n’aurais peut-être pas osé la comparaison, mais à la réflexion ce n’est pas complétement faux. Les dessins réalistes et les couleurs directes rendent l’œuvre intimiste, limite poétique comme la présence des papillons ou de la ligne qui revient souvent, inlassablement, cette ligne dont on pourrait trouver plein de significations...

Un carnet de croquis de quelques pages termine cette belle BD, du grand Art.

Un bien beau livre dont je conseille fortement (au moins) la lecture.


Chronique rédigée par Olivier73 le 06/09/2013
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Septembre 2013

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Deadline, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

20 10 2014
   

Cet album est un peu particulier et le laisse l'impression d'un grand nombre de bonnes idées insuffisamment exploitées. Il y a ce jeune Louis Paugham, élevé par un progressiste qui a le courage de parcourir les états du Sud pour dénoncer l'esclavage. Un Louis Paugham qui se retrouve enrôlé de force dans l'armée Sudiste. Compte tenu de son éducation c'est presque contre nature. Il y a ce groupe de prisonniers à garder, qui ne doivent pas franchir une ligne de démarcation sous peine d'être abattus sans sommation. Un groupe qui compte un Noir, qui sera la proie du KKK naissant dans les rangs de l'armée Sudiste, et qui sera également objet du désir de Louis. Entre guerre de Sécession, racisme, homosexualité, violence de la guerre : les thèmes sont nombreux et il y a une certaine audace de les aborder tous ensemble. Les idées avancées dans un tel contexte historique prennent d'autant plus de force.

Mais on ne peut que constater que l'auteur n'est pas allé au bout de son idée. Depuis cette histoire entre Louis et le prisonnier, dont on ne sait si elle est fantasmée ni même partagée, en passant par ce racisme primaire, les thèmes semblent plus survolés que véritablement fouillés. A tel point d'ailleurs que l'on en oublie la fameuse Deadline du titre. On sent bien là-dedans qu'il y a, à cette époque, plusieurs lignes à ne pas franchir mais ca reste bien loin des promesses du titres. Par ailleurs, il y a tout ce passage en flash back, toute cette période pendant laquelle Louis gagne une trentaine d'années, qui reste un peu traitée à la va-vite et, au final, sans grand intérêt. Le héros de l'histoire, celui qui est censé porté toutes les contradictions, celui qui est censé faire sauter les lignes, n'a pas grand charisme et passé la moitié de l'album, on s'ennuie un petit peu : l'essentiel a été dit et il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent.

Sauf peut-être le dessin, qui est superbement réalisé. Il sait être poétique, avec cette envolée de papillon en début d'ouvrage, très réaliste lorsqu'il présente la mort, très éthéré lorsqu'il met en image des sentiments... Il se dégage de ce dessin la sensibilité dont sont dépourvus, malheureusement, la narration et le caractère du personnage principal.

27 9 2013
   

Malgré les nombreux avis contradictoires que j’avais lu concernant cet album, je n’ai pas hésité une seconde à me le procurer. Tout d’abord, parce que le scénariste, Laurent-Frédéric Bollée, est l’auteur de "Terra australis", un de mes gros coups de cœur de 2013, mais surtout à cause du dessinateur, Christian Rossi, qui est un des meilleurs de sa génération et dont j’avais encore les fabuleuses planches du dernier tome de la série "W.E.S.T." en tête.

Il ne faut d’ailleurs à nouveau que quelques pages pour s’émerveiller du talent de Rossi, qui propose à nouveau des illustrations magnifiques. Si les cadrages sont d’une précision et d’une efficacité rare, la colorisation, réalisée en couleur directe, fait à nouveau des merveilles au niveau des ambiances. Ajoutez à cela des personnages aux trognes bien marquées et vous obtenez un one-shot visuellement irréprochable.

Et l’histoire me direz-vous ? Si le titre met en avant la deadline, cette fameuse ligne de démarcation que les soldats coincés dans des prisons à ciel ouvert ne peuvent pas franchir sans être abattus, le récit invite à suivre les pas d’un jeune homme en pleine guerre de sécession. Affecté à la surveillance d’un camp de prisonniers nordistes, Louis Paugham tombe cependant amoureux d’un prisonnier noir… une autre ligne à ne pas franchir dans un pays où des horreurs sont commises sous prétexte de différence de couleurs et où l’homosexualité n’est pas moins taboue.

L’idée de base de cette histoire d’amour atypique n’est donc pas mauvaise, mais le résultat est malheureusement loin d’être convainquant. Il y a tout d’abord ce personnage principal qui manque cruellement de charisme et qui n’est pas attachant pour un sou. Il faut ensuite déplorer une multiplication de thématiques, certes intéressantes, mais qui ne peuvent malheureusement pas être traitées en profondeur. Vengeance, recherche d’identité sexuelle, homosexualité, guerre de sécession, fondation du Ku Klux Klan, abolitionnisme… cela fait un peu beaucoup. Ajoutez à cela une narration multipliant les allers-retours qui manque de fluidité et vous comprendrez toute ma déception au niveau du scénario…

9 9 2013
   

Le western est peut-être une tradition française après-tout… Nous avons connu la crème de la crème avec "Blueberry" et d'autres titres s'en sortent très bien comme "Bouncer", "Lincoln" ou encore "W.E.S.T." de Dorisson et Rossi, un western lorgnant un peu sur la SF. C'est justement à Christian Rossi et à Bollée qu'on doit ce nouveau titre: "Deadline", un one-shot prenant place en pleine guerre de sécession.

Louis Paugham est un soldat sudiste qui a tout pour devenir un petit con esclavagiste et pourtant non. Ses parents on été tués quand il était enfant par des esclaves noirs en cavale, mais il a été recueilli par un brave homme de conviction mais sans doute un peu fou aussi, car tentant de vanter les mérite de l'abolitionnisme à des sudistes. Louis est enrôlé par l'armée sudiste et s'occupe de faire respecter aux prisonniers la "Deadline", cette barrière imaginaire qu'on ne peut pas franchir sous peine de mort. Parmi les prisonniers se trouve un soldat noir, impassible qui le subjugue.
Le récit de Bollée est superbement bien écrit, les personnages sont très justes et même si les salauds peuvent paraitre un peu caricaturaux, ça fait parti des codes du western. L'histoire est à la fois juste et subtile, on y découvre une histoire d'amour atypique et poignante. Louis Paugham est né dans une période d'obscurantisme, le monde est en train de changer, mais une bonne partie des hommes sont contre ce changement, c'est l'avènement du Ku Klux Klan et de ses dérives morbides. On va découvrir ce monde à travers les yeux de Louis depuis sa naissance jusqu'à sa mort, une vie mélancolique ou se mêlent amour, rancoeur et vengeance.
Cette nouvelle Amérique est illustrée par Christian Rossi que j'adore depuis "W.E.S.T." et qui arrive encore à m'émerveiller. Le dessin est maitrisé de A à Z et la mise en couleur est, comme toujours, superbe.

"Deadline" set LE western qu'il ne faut pas manquer. Vous y trouverez une histoire subtile, un amour impossible, l'avènement d'un nouveau monde et ne vous inquiétez pas, les six coups vont aussi cracher du feu ! Bollée et Rossi font de ce un one shot, un récit parfois déroutant mais surtout moderne et poignant.