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Tome 13 : Le rapport Murdock
 

Daredevil (100% Marvel), tome 13 : Le rapport Murdock

 
 

Résumé

Daredevil (100% Marvel), tome 13 : Le rapport MurdockAfin d'acceder au résumé de Daredevil (100% Marvel), tome 13 : Le rapport Murdock, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Daredevil (100% Marvel), tome 13 : Le rapport MurdockCe treizième tome de Daredevil dans la collection 100% Marvel regroupe six épisodes publiés aux Etats-Unis entre octobre 2005 et mars 2006 (Daredevil Vol.2 76 à 81 - The Murdock Papers), et vient clôturer le passage remarqué de Brian Michael Bendis et Alex Maleev sur cette série. Une collaboration de quatre années, riche de 56 fascicules, couronnée par deux Eisner Awards et une nomination dans la catégorie "Prix de la série" à Angoulême, qui aura marqué de manière indélébile l’histoire de ce personnage créé par Stan Lee et Bill Everett il y a plus de 40 ans et relancé par le talentueux Frank Miller à la fin des années 70.

Ce nouvel album vient parachever l’intrusion des deux auteurs dans le quotidien pas toujours joyeux de ce personnage acculé au plus profond de son identité secrète et tentant de reconstruire une vie affective après la perte de ses grands amours. Ce chant du cygne du duo prolifique a néanmoins un peu trop les allures d’un tableau de famille. Tous les personnages récurrents de la série sortent de l’ombre et viennent assister au sort final de l’avocat aveugle et de son alter ego Daredevil, tous avec leur propre agenda. D’un autre côté, le retour du Tueur (Bulls Eye) est quasi indispensable afin d’instaurer un climat de peur autour de la nouvelle relation affective qu’entretient Matt Murdock avec Milla. La présence de Ben Urich permet de refermer la boucle médiatique et permet une identification du lecteur avec ce père de famille qui craint pour sa vie. Quant au come-back d’un Caïd, se reposant plus sur son génie intellectuel que sur sa force physique, il est inéluctable dans cette conclusion.

Côté graphisme, le dessin photo-réaliste d’Alex Maleev est surtout efficace sur les scènes dramatiques, comme les discussions entre un Caïd dont la fourberie est à la mesure de l’ombre qui vient l’envelopper et un Ben Urich terrorisé, lui jetant des regards craintifs. Le dessinateur d’origine bulgare est cependant moins à l’aise sur certaines scènes d’action, où il délaisse cet art ombragé, caractéristique à l'ambiance habituelle de la série.

Cette conclusion de Bendis ("Torso", "Powers", "Sam and Twitch", "Goldfish", "Jinx") et Maleev ("Sam and Twitch") méritait donc d’être plus concluante. Elle reflète cependant la dualité qui poursuit ce diable rouge, partagé entre une envie de tout révéler au monde extérieur et le rêve de pouvoir fuir cette réalité et ce quartier pour lequel il se bat sans relâche.

Brian Michael Bendis et Alex Maleev tirent donc leur révérence et, même si le couronnement de l’œuvre n’est pas à la mesure de leur travail remarquable sur celui qu’ils firent roi de cette cité new-yorkaise, ils laissent la porte de Hell’s Kitchen entrouverte pour le relais d’Ed Brubaker et de Michael Lark.


Chronique rédigée par yvan le 20/08/2007
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Juillet 2007

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Daredevil (100% Marvel), tome 13 : Le rapport Murdock, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 7 2013
   

C'est le dernier tome signé par le tandem Bendis/Maleev, et à l'instar des événements précédents, le diable rouge va encore en baver. On a déjà eu l'occasion de mentionner la période Miller qui avait plongé Matt Murdock dans une sombre détresse orchestrée par le Caïd ; la période Bendis est tout aussi glauque pour le justicier aveugle, que ces deux auteurs ont pris plaisir à malmener pour le rendre sans doute plus intéressant que jamais.

Bendis avait franchi une limite en décidant que l'identité secrète de DD était révélée au grand public (voir les tomes précédents). Il ne fait qu'aller au bout de sa logique dans ce "Rapport Murdock" qui finit en laissant Matt Murdock dans une situation inédite et dotée d'un potentiel assez extraordinaire. On n'en dira naturellement pas plus pour ne rien gâcher du plaisir de la découverte, mais on apprécie l'inventivité du scénario qui ne se contente pas de jouer sur le savoir-faire de ce conteur et dialoguiste hors-pair qu'est Brian Michael Bendis.

Le travail d'Alex Maleev est dans la lignée des épisodes déjà réalisés. Son style très réaliste, qui peut sembler figé, nécessite d'être apprivoisé mais il se révèle plaisant au bout du compte. Si le lecteur de ce tome 13 a bien fait les choses et qu'il a lus les 12 numéros publiés auparavant, il ne sera en rien dérouté par les planches de Maleev - au pire aura-t-il un petit pincement au coeur en se disant que pour le tome 14, l'artiste aura cédé la place à un autre dessinateur.

Bonne période de Daredevil qui se termine ici - conclusion pour les auteurs qui laissent les rênes, mais le tome 14 poursuit les événements et on vous invite évidemment à ne pas abandonner la lecture de ces comics réussis.

Rem :Une BD sans intérêt ! Note de l'album : 1,00
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27 8 2007
   

Album décevant (à mon avis bien sûr, critiquer c'est toujours plus facile que faire). Il montre que Bendis ne maîtrise pas ses scenarii sur le long terme. Il doit finir. Et comme c'est trop souvent le cas dans les mauvais romans policiers, l'auteur, après avoir harponné le chaland avec de multiples rebondissements et des personnages haut en couleur finit piteusement son histoire en essayant de faire tout rentrer dans l'ordre. Comme dit Chirac ça fait pschitt ! On reste nettement sur sa faim. En plus Maleev n'est pas aussi en forme que d'habitude et j'avais acheté la série en grande partie pour ses dessins.
Conclusion j'ai ramené le livre à la boutique. Pour moi le top reste la mini série Rédemption de Mazzucheli et Miller.