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Tome 14 : Le Diable dans le Bloc D
 

Daredevil (100% Marvel), tome 14 : Le Diable dans le Bloc D

 
 

Résumé

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Planche de Daredevil (100% Marvel), tome 14 : Le Diable dans le Bloc DCe quatorzième tome de Daredevil dans la collection 100% Marvel regroupe six épisodes publiés aux Etats-Unis entre avril et septembre 2006 (Daredevil Vol.2 82 à 87 - The Devil In Cell-Block D), et marque surtout le début du run d’Ed Brubaker ("Gotham central", "Criminal") et Michael Lark ("Gotham central").

Pas évident de reprendre la série après le passage remarqué de Brian Michael Bendis et Alex Maleev : une collaboration de quatre années, riche de 56 fascicules, couronnée par deux Eisner Awards et une nomination dans la catégorie "Prix de la série" à Angoulême, qui aura marqué de manière indélébile l’histoire de ce personnage créé par Stan Lee et Bill Everett il y a plus de 40 ans et relancé par le talentueux Frank Miller à la fin des années 70. Je pensais honnêtement que le duo Bendis/Maleev avait emmené cette série vers des sommets inégalables, mais ce premier tome de Brubaker et Lark vient d’entrée prouver le contraire.

Pourtant ce nouveau duo est loin de donner une nouvelle direction à la série. Ils continuent dans la même direction en y ajoutant encore un peu de noirceur et en acculant encore un peu plus leur personnage principal au plus profond de son identité secrète. Il faut aussi avouer que Bendis avait intelligemment laissé la porte de Hell’s Kitchen entrouverte pour le relais d’Ed Brubaker et de Michael Lark, assurant ainsi une reprise dans la lignée des 10 tomes précédents.

En enfermant Matt Murdock en prison les auteurs installent un huis clos très prenant car enfermer cet avocat-justicier au milieu de ceux qu’il fit incarcérer revient un peu au même que d’enfermer Batman dans l’asile d’Arkham avec cette grande différence, non sans conséquences : Matt Murdock est sensé être un aveugle inoffensif et doit donc tout faire pour ne pas donner les preuves qu’il est bel est bien Daredevil. Les marges de manœuvre sont donc très étroites pour cet ancien roi de la cité new-yorkaise emprisonné entre quatre murs au milieu de ses pires ennemis.

Mais, les auteurs ne vont pas seulement livrer une intrigue carcérale riche en suspense en enfermant Matt Mudock à Ryker’s Island, ils vont également faire apparaître un nouveau Daredevil qui sillonne les rues de Hell’s Kitchen et garder dans l'ombre l'identité de celui qui tire les ficelles de ce complot. De plus, en faisant apparaître des personnages tels que le Hibou, Hammerhead, Bullseye ou encore le Punisher, les auteurs installent cette intrigue à plusieurs niveau au sein d'un univers Marvel plus large. Ajouter à cela un meurtre qui ne laissera pas les fans de la saga indifférent et une fin très réussie et vous obtenez un scénario en béton armé. De plus, au niveau du graphisme, Michael Lark et Stefano Gaudiano livrent une ambiance graphique bien sombre, dans la lignée du reste de cette excellente série 100% Marvel.


Chronique rédigée par yvan le 27/04/2008
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.63
Dépôt légal : Avril 2008

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Daredevil (100% Marvel), tome 14 : Le Diable dans le Bloc D, lui attribuant une note moyenne de 4,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

21 7 2013
   

Daredevil est en prison. Surprenant ? Évidemment. Mais quand on y réfléchit bien, voir derrière les barreaux un type qui rend lui-même sa justice dans son quartier en distribuant les coups, n'est qu'un événement très réaliste. On est donc dans la veine de ces comics qui jouent sur le côté réel (ce qui a donné "Kick-Ass" par exemple) pour le plus grand plaisir du lecteur du XXIe siècle.

"Le diable dans le bloc D" se caractérise donc déjà par son originalité. Mais pour l'amteur de Daredevil, ce volume 14 est également marqué par le passage de témoin entre le duo Bendis/Maleev, dont le travail a été marquant, et de nouveaux auteurs. Qu'on se rassure en constatant que c'est Ed Brubaker qui joue les remplaçants de luxe ! C'est dire si chez Marvel, on peut s'appuyer sur un vivier d'auteurs inspirés...

Brubaker, auquel on doit "Criminal" ou "Gotham central", est particulièrement à l'aise dans cette série qui lui offre comme point de départ l'univers carcéral. Il peut y développer une atmosphère de polar qu'il maîtrise remarquablement, et tisser des liens psychologiques forts et enrichissants. Le coup de théâtre sur l'un des personnages emblématiques de la série laissent même le lecteur pantois face au culot d'un auteur qui reprend à peine les clés de la maison ! Et puisque Lark et Gaudiano font preuve de la même efficacité dans leur traitement graphique, en ne rompant pas avec le trait de Maleev, on ne trouve pas grand chose à redire devant un album comme celui-ci.

Si vous n'avez pas encore lu cette période du Diable rouge, on vous recommande chaudement de corriger ce manque - en vous mettant en garde sur la difficulté actuelle à trouver ces volumes qui méritent qu'on se donne la peine de les dénicher.

26 7 2008
   

Ce nouveau cycle fait suite au cycle de Underboss, Ed Brubaker et Michael Lark prenant la relève en tant qu'auteurs à la suite de Bendis et Maleev.
Tout au long d'Underboss, Matt Murdock s'était acharné à nier auprès du public le fait qu'il était Daredevil malgré les révélations aux médias faites par ses ennemis. De nouveaux soupçons vont cependant permettre au FBI d'envoyer Murdock en prison le temps qu'un procès, sans cesse repoussé, décide si oui ou non il n'est autre que le justicier d'Hell's Kitchen. Le but du directeur du FBI est de jeter Daredevil en pature à ses pires ennemis réunis pour se débarasser de lui, au mépris de la loi s'il le faut.
Néanmoins, coupé du regard du public et donc d'éventuels témoins, Matt Murdock n'aura finalement plus rien à cacher et va pouvoir défouler toute sa colère envers les criminels, transformant la prison en véritable enfer où il fait régner la peur. Mais seul contre tous, il aura besoin d'aide.

La trame de ce récit est bonne. Elle a en outre la qualité d'être bien racontée, avec une intrigue dense et de nombreux rebondissements. Les personnages célèbres et intéressants s'accumulent en outre dans cette prison, tels que le Punisher, le Caïd ou encore Bullseye, tous ayant bien évidemment leurs interactions avec Daredevil.
C'est donc une bonne lecture très bien menée.
Je regrette juste que l'aspect "Daredevil se défoulant sur les criminels" et l'action qui en découle soit un peu éludé pour laisser la place à beaucoup de dialogues et de réflexions. Mais c'est dans la continuité de Underboss : Daredevil est un super-héros mature qui réfléchit beaucoup et dont la vie n'a rien de la légèreté d'un Spiderman par exemple.

Je préfère en outre le dessin de Michael Lark à celui de Maleev. Le trait reste toujours un peu trop sombre et pas tellement ma tasse de thé mais ce n'est pas moche et c'est efficace.

Bref, c'est là un bon cycle de Daredevil qui s'entame avec une intrigue dense et intelligente.

3 5 2008
   

Depuis "l'âge d'or", j'avais totalement lâché prise concernant les aventures du diable rouge qui, à mon goût, avaient trop tendance à privilégier le côté psychologique du héros, au détriment de l'action et de l'intrigue. C'est donc avec une certaine réserve que je me suis décidé à me relancer sur les traces de Daredevil dans "Le diable dans le bloc D". Ce qui m'a vraiment décidé, c'est le changement du duo scénariste/dessinateur pour cet épisode 14 de la série. Maleev et Bendis étaient excellents, mais depuis quelques temps ils tournaient un peu en rond et Matt Murdock semblait s'ennuyer et ses aventures trainaient trop en longueur. Brubaker et Lark redonnent une seconde jeunesse à notre héros et l'ensemble est vraiment parfait. Je dirais même plus que cet album est certainement le meilleur des 14 de la série. Tout y est. Action, intrigue, violence, sentiments...tout. Et puis lorsque dans le même album, vous rencontrez The Punisher, Le Caïd, Bullseye, Hamerhead, Le Hiboux, Iron Fist, Luke Cage et j'en oublie, vous ne pouvez pas vous ennuyer. Chaque nouvelle page apporte son lot de surprises et chaque page qui se tourne apporte angoisse et excitation.
A ne surtout pas manquer...
nb:Le titre n'est pas dans la collection 100% Marvel, mais Marvel / Panini Comics