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Tome 3 : Monsieur Caulard
 

D, tome 3 : Monsieur Caulard

 
 

Résumé

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Planche de D, tome 3 : Monsieur CaulardCe troisième volet conclut donc cette excellente revisite du mythe de Dracula par les auteurs de "Garulfo" et met ainsi fin à la chasse aux vampires entamée lors du tome précédent, suite à une mise en place qui confirmait bel et bien l’existence de ces créatures friandes de sang frais.

Si les dialogues proposés par le scénariste de « De cape et de crocs » sont une nouvelle fois savoureux et contribuent à installer le lecteur au sein d’une ambiance british très distinguée, mais non dénuée d’humour, l’auteur alterne également avec brio cette histoire principale, qui se déroule au beau milieu de la haute société victorienne, avec deux récits parallèles issus du passé. Il y a d’une part les nombreux flash-backs proposés lors de la lecture du carnet de voyage de Richard Drake, qui multiplient les révélations concernant le passé de l’explorateur et qui continuent de dresser le portrait d’un personnage beaucoup plus complexe et ambigu que ne laissait suggérer le premier volet. Si ces voyages africains donnent de la profondeur au personnage, la lecture du « Journal d’un mort-vivant » du mystérieux comte D. contribue d’autre part à étoffer l’univers vampirique mis en place par l’auteur.

Ayroles ne se contente pas seulement de multiplier les révélations concernant les personnages clés de cette saga, il y intègre également un nouveau personnage important, qui offre d’ailleurs son nom au titre de cet album. Ce magnat de l’industrie ne se contente pas seulement de jouer un rôle décisif lors de cette conclusion, il symbolise également au passage ce capitalisme qui suce ses employés jusqu’à la moelle afin d’augmenter les profits.

D comme « Capitalisme » donc… ou plutôt D comme « Surprise » car l’auteur en réserve quelques-unes lors de cette conclusion. Si l’affrontement final, un peu trop rapide, abandonne quelque peu le lecteur sur sa faim, l’épilogue réserve par contre un twist final surprenant qui devrait combler tout le monde.

Visuellement, Bruno Maïorana continue de livrer un travail irréprochable. Ayant délaissé les animaux cartoonesques et l’ambiance féérique de « Garulfo » pour s’attaquer à un tout autre registre, il peut quitter le neuvième art la tête haute. Que ce soit au niveau des personnages, qu’il met en scène avec beaucoup de brio, ou au niveau de l’atmosphère, où il passe avec grande aisance de l’époque victorienne de la fin du XIXème siècle, dont il restitue les décors avec minutie, à la chaleur africaine ou au XVIIème siècle du comte Dracula, le dessinateur livre une dernière contribution remarquable, rehaussé avec brio par la colorisation experte de Thierry Leprévost. Il est juste regrettable de voir un tel talent tourner le dos à un marché de la bande dessinée saturé qui ne permet malheureusement plus à des dessinateurs trop exigeants et perfectionnistes de vivre décemment de leur art. D… comme « Surproduction »…

Un excellent triptyque, vivement conseillé et un album coup de cœur !


Chronique rédigée par yvan le 30/08/2014
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD D, tome 3 : Monsieur Caulard, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 10 2018
   

J’avais été un petit peu déçu, dans le tome précédent, de voir disparaître Lord Faureston car il me semblait ne pas avoir fait le tour du personnage. Mais cela permettait surtout de découvrir une nouvelle facette de Drake, et de rencontrer Lady D’Angères, qui fait le lien avec M.Caulard de ce dernier ouvrage. Et là, on peut dire que Ayrolles s’est surpassé pour offrir une réelle aventure fantastique tout en délivrant un pensée politique et sociétale, qui est une véritable surprise. Je n’aime pas trop lorsque l’auteur tente d’imposer un point de vue, mais là, c’est fait avec une telle finesse, et surtout avec le souci de respecter une trame qui se tienne, que je l’accepte aisément. On est une nouvelle fois happé par le rythme de cette histoire, ainsi que par son atmosphère tellement enveloppante, grâce notamment au merveilleux travail du dessinateur.

A la surprise de ce propos, l’auteur en réserve une autre, immense, ironique, et qui fonctionne parfaitement, mais je préférerais ne pas en parler pour ne pas gâcher le plaisir d’un éventuel lecteur.

Comme dans le deuxième ouvrage, le récit va proposer un affrontement qui semblera expédié au regard de nature de l’un combattants. Mais c’est une nouvelle fois pour proposer une surprise de taille.