45 927 Avis BD |19 891 Albums BD | 7 823 séries BD
Accueil
Tome 1 : Lord Faureston
 

D, tome 1 : Lord Faureston

 
 

Résumé

D, tome 1 : Lord FaurestonAfin d'acceder au résumé de D, tome 1 : Lord Faureston, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de D, tome 1 : Lord FaurestonVoilà une série que j'attendais avec impatience. Deux auteurs qui ont fait leur preuve avec un des plus beau fleuron de Delcourt ("Garulfo") décident ici de s'attaquer au mythe du vampire.

Le scénario met en scène un explorateur revenu d'une lointaine expédition. Il va s'éprendre, à l'occasion d'une soirée, d'une charmante demoiselle sur laquelle un sombre personnage semble également avoir jeté son dévolu. L'explorateur mis en scène ressemble fortement à Richard Burton, célèbre explorateur de la fin du XIXe siècle qui aurait donné quelques inspirations à Bram Stoker pour son Dracula. On est donc clairement dans un récit fantastique typé XIXe : les décors, les lieux, les us et coutumes et autres codes de la société victorienne sont minutieusement mis en scène. Le scénario est subtil, ne manque pas de quelques touches d'humour et savoureux personnages, et l'ensemble se lit d'une traite, sans temps mort.

Le dessin de Bruno Maïorana est vraiment classieux. Son trait fin et énergique semble tout aussi à l'aise dans les scènes de poursuites que dans les moments plus intimes. Les décors sont somptueux, certaines scènes de villes étant franchement superbes. La couleur n'ôte rien à l'ensemble. Thierry Leprévost propose certes une couleur souvent lumineuse, qu'on pourrait trouver décalé en regard à l'époque et au thème abordé, mais l'ensemble se tient bien et permet de distiller certaines ambiances (les couleurs des scènes se passant chez Lord Faureston appuyant bien le mystère qui entoure le personnage).

Au final, voilà un premier opus attendu qui propose une introduction très réussie à une série prometteuse. Vivement la suite !


Chronique rédigée par vladkergan le 01/02/2009
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de vladkerganReflet de l'avatar de vladkergan
Statistiques posteur :
  • 351 (68,82 %)
  • 73 (14,31 %)
  • 86 (16,86 %)
  • Total : 510 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 14,73 14,73 14,73
Acheter d'occasion : 2,79
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Janvier 2009

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD D, tome 1 : Lord Faureston, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 10 2018
   

Ayroles nous offre ici une bien jolie entrée en matière, qui se plaît à opposer les partis. D’un côté, Richard Drake, un explorateur de la Londres victorienne, et donc un scientifique. De l’autre, Lord Faureston, qui serait un vampire infiltré dans la bonne société londonnienne, et qui aurait pour cible la belle Catherine Lacombe, celle que Blake désire également. Au-delà de cette histoire autour du comte Dracula et du conte vampirique, Ayrolles nous dépeint surtout, avec force de détails, d’humour et de critique, une certaine société de cette époque victorienne. En fait, pendant tout ce premier album, on aura le droit surtout à une présentation des différents personnages mais Lord Faureston et Richard Drake ne seront véritablement confrontés en toute dernière page, obligeant ce dernier à accepter ce qu’il a refusé d’admettre tout au long de l’ouvrage. Le récit est bien construit et bien conduit et on ne s’ennuie aucunement au fil de ces pages, d’autant que celui que l’on présente comme notre héros, Richard Drake, a également ses propres démons, comme le montrent les excès de folie qui s’emparent du personnage en quelques occasions.

On se régalera de l’ensemble des personnages, des premiers rôles au moins remarquables des membres des clubs londoniens : tous sont hauts en couleur, tous sont parfaitement recherchés, et cette galerie de personnalités, plus que de personnages, vient donner beaucoup d’éclat et de réalisme à l’ensemble, comme si l’auteur avait voulu absolument éviter de nous présenter un establishment uniforme, et donc ennuyeux. Il y a beaucoup de réflexion dans l’introduction de ces personnages, dans le tempo qui est donné au récit, comme dans la mise en scène d’ensemble.

Une mise en scène magnifiée par le travail du dessinateur, qui joue également sur tous les registres : le Lord Faureston de la dernière page n’a pas grand-chose à voir, tant dans l’attitude que dans la physionomie, à ce jeune dandy rencontré au cours d’une soirée guindée de la haute société. Les passages romantiques entre Drake et Catherine, plein de couleur de folie, semblent s’opposer à ces vignettes grisâtres et tristounes mettant en scène Lord Faureston et sa « tante » Lady Caversham. On retrouve dans le dessin cette volonté de jouer avec les contrastes, comme le fait le scénariste en opposant des personnalités tranchées, campées, et tout en antagonismes.

Ce premier ouvrage est vraiment prometteur : il est bon et il est beau.

11 8 2014
   

J’ai profité de l’édition d’un coffret reprenant les trois tomes de cette saga dont le titre, beaucoup trop court, est introuvable via la plupart des moteurs de recherche, pour m’attaquer à cette revisite du mythe de Dracula par les auteurs de l’excellent "Garulfo".

Ce premier tome plonge le lecteur au sein de la haute société victorienne et invite principalement à y suivre les pas de Richard Drake, un aventurier haut en couleurs qui se mêle à la bourgeoisie afin d’y conter ses exploits et afin d’y trouver des mécènes acceptant de financer ses prochaines expéditions. C’est lors d’une de ces réceptions huppées, qu’il tombe sous le charme de Catherine Lacombe, mais le chasseur doit malheureusement laisser filer sa proie à un mystérieux dandy aux longs cheveux… qui s’avère également être un dangereux prédateur !

Les dialogues proposés par le scénariste de "De cape et de crocs" sont une nouvelle fois savoureux et contribuent à installer une ambiance british très distinguée, mais non dénuée d’humour. L’auteur a également la bonne idée de laisser les vampires en arrière-plan, conservant ainsi une grande part de mystères autour de ces créatures connues de tous et laissant la place à d’autres personnages particulièrement attachants. Du banquier s’improvisant chasseur de vampires à la charmante Catherine, Ayroles propose en effet une galerie de personnages particulièrement réussie.

Visuellement, Bruno Maïorana délaisse les animaux cartoonesques et l’ambiance féérique de "Garulfo" pour s’attaquer à un tout autre registre. Que ce soit au niveau des personnages, qu’il met en scène avec beaucoup de brio, ou au niveau de l’atmosphère victorienne, dont il restitue les décors avec minutie, il livre un travail irréprochable.

24 1 2012
   

Que nous soyons bien d'accord, avant d'entamer cet avis : je suis loin d'être un amateur de vampirisme. J'ai bien lu et vu quelques oeuvres lorgnant sur le sujet, mais je ne puis affirmer avoir jamais été avide de ce genre de récit.

Si j'ai lu "D", c'est tout simplement parce qu'on a eu l'obligeance de me le mettre entre les mains. J'avais auparavant aperçu la couverture au détour de sites de bandes dessinées et de librairies, mais je n'avais pas particulièrement été ému.

J'ai donc lu cette première partie, sobrement intitulée "Lord Faureston". Commençons par les premières premières cases. Vous pouvez l'apercevoir jointe à la chronique de vladkergan : tout d'abord un plan général d'un manoir assez sombre entouré d'un domaine inquiétant, la silhouette menaçante du bâtiment se dessinant devant les dernières lueurs du jour. Nous rentrons à l'intérieur de ce qui paraît être une crypte à l'allure peu accueillante, avant d’emprunter un long couloir éclairé par la seule lueur d'un chandelier tenu par un domestique, en poste devant la porte à l'extrémité du corridor. Le voilà qui tend la main vers la poignée pour l'ouvrir... Et nous faire découvrir une superbe salle de bal somptueusement illuminée et animée par une grande partie du gratin londonien.

L'album dans toute sa longueur est ainsi. Surprenant, subtil, sombre, avec une touche d'humour, élégamment et efficacement mis en scène. Maïonara est au sommet de son art, nous offrant une galerie de personnages tous plus réussis les uns que les autres, et des décors très travaillés magnifiés par la colorisation de Leprévost, faisant de chaque planche un plaisir des yeux, chacune des cases méritant notre attention, qu'elle se passa dans un vieux manoir dépouillé, dans une immense et luxueuse salle de fête, dans le fog londonien ou la fumée des clubs mondains, ou encore la chambre d'une damoiselle, peu importe.

Mais "D" ne serait pas ce qu'elle est sans ses savoureux dialogues. Alain Ayroles n'est pas le scénariste de "De cape et de crocs" pour des prunes. J'ai rarement pris autant de plaisir à lire, je dis bien, du moins l'écris-je, lire. Les dialogues sont des vrais perles de subtilité et d'humour donnant tout son charme à cette oeuvre, à l'intrigue rondement menée.

Je pense que je pourrais vous parler de chaque planche tant elles m'ont marqué, tenter de trouver toutes les finesses glissées au fil des cases, admirer avec vous le dessin de chaque personnage, le travail de chaque décor. Mais je pense surtout que je vais vous laisser apprécier.

3 4 2009
   

Un explorateur qui tombe sous le charme d’un Lady dans l’Angleterre victorienne, laquelle fait également l’objet de l’attention d’un séduisant dandy. Mais ce dernier paraît par trop mystérieux. La jeune femme serait-elle en danger ?…
Et voilà qu’intervient un employé de banque qui, la nuit, se transforme en chasseur de vampires…
Pas mal d’idées pour un premier tome annonciateur de bonnes choses. Bon, ça ne va pas renouveler le genre « vampire and co. » MAIS : c’est fichtrement bien réalisé.

J’ai vraiment pris plaisir à lire cette première histoire, laquelle m’a plongé dans une Angleterre ténébreuse… et attachante.
« D », ce sont aussi –surtout- des personnages bien imaginés, bien campés, que l’on se plaît à suivre dans leurs pérégrinations.
Par certains traitements graphiques, par une colorisation appropriée, elle m’a fait penser –par bien des côtés- à ces vieux films d’horreur de la « Hammer » des années cinquante.
Un trait vif, nerveux, un peu baroque parfois, crée également ces ambiances dans lesquelles je me suis plu à me retrouver.

Tout ça pour ?… une BD qui –si elle n’est pas innovante- possède par bien des côtés de quoi en faire une bien bonne série.

1 4 2009
   

On est forcément alléché lorsque les auteurs de l'enthousiasmant "Garulfo", drôlatique relecture des contes de fées, se retrouvent pour une nouvelle série. Mettons toutefois en garde les bédéphiles qui espéreraient lire une BD dans le sillage des péripéties batraciennes : "D" n'a rien à voir, ni dans le ton ni dans le sujet, avec l'oeuvre précédente des deux auteurs.

Ce premier album est un hommage à peine déguisé au fantastique de Bram Stoker. La couverture elle-même fleure le romantisme gothique et la silhouette noire du jeune Lord laisse très vite à penser que l'intrigue va être sombre. Les lecteurs de "Dracula" et tous ceux qui ont vu un film de vampires vont se sentir rapidement à l'aise.

Ayroles, scénariste surdoué, a choisi de ne pas beaucoup renouveler le genre. Les dialogues sont ciselés et l'ambiance est bien rendue. Le personnage de l'aventurier, celui du timide chasseur de vampires ou de la belle jeune femme envoûtée par le monstre, sont tous convaincants. On regrette tout de même que ce premier tome, aussi efficace soit-il, ne surprenne pas davantage. Peut-être la suite sera-t-elle plus audacieuse ?