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Codeflesh
 

Codeflesh

 
 

Résumé

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Planche de CodefleshAvant de dessiner "Walking Dead", une des séries à succès de l'univers des comics, Charlie Adlard a planché sur un tas d'autres séries. L'une d'entre elles connaît les honneurs de la réédition, "Codeflesh", sur un scénario de Joe Casey - Delcourt a aussi publié leur collaboration dans "Corps de pierre".

L'histoire se situe à la rencontre de plusieurs genres : ambiance de polar, personnages super-héroïques, relations de couple qui ne dépareilleraient pas dans un roman graphique et baston vitaminée à tous les étages. Le cocktail est du genre explosif et surprend par la facilité avec laquelle l'alchimie opère. On s'attache vite aux personnages que Joe Casey dépeint avec un vrai talent de conteur, rendant ses créations hyper crédibles.

Cameron Doltrey est un de ces types qui vit à l'adrénaline. Il aurait pu finir hooligan mais le job de garant de caution judiciaire lui permet d'assouvir ses instincts essentiels tout en ayant une couverture légale. Au risque d'avoir une vie chaotique, comme la plupart de ceux qui doivent mener une double existence et veiller à ne pas trahir leur secret. Joe Casey joue donc sur l'instabilité fondamentale des super-héros, qui aiment à casser du super-vilain avant d'endosser leur costume d'avocat, de journaliste ou d'industriel. Son personnage est simplement plus rongé par ses ambiguïtés que la moyenne.

C'est bien raconté, avec une mention spéciale au chapitre 8 qui voit le scénariste explorer les possibilités de la bande dessinée avec un mode de narration tout à fait inhabituel. On vous laisse le découvrir, en disant simplement qu'on se réjouit de inventivité des auteurs de comics qui apportent beaucoup à la bande dessinée en général. Et on se désole pour ceux qui s'imaginent allergique à la BD d'outre-atlantique (ils sont encore nombreux au XXIe siècle, hélas !).


Chronique rédigée par Jean Loup le 22/04/2013
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.33
Dépôt légal : Avril 2013

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Codeflesh, lui attribuant une note moyenne de 3,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 1 2015
   

C'est avec une bonne dose de curiosité que j'ai entamé la lecture de cette édition de «vieux travaux» de Joe Casey et Charlie Adlard.
Du premier, je n'ai lu que "Butcher Baker", brillamment illustré par Mike Hudleston et quelques chapitres de Marvel...
Le second est désormais mondialement connu avec la plus grosse série consacrée aux Zombies.

Ce polar aux vraie-fausses allures de super-héros est pas mal, même si certains chapitres sont un faiblards. Il a le mérite d'être bien écrit, en particulier pour quelques dialogues qui font mouche. Et puis il y a ce personnage qui orne la couverture et qui m'a semblé, à l'évidence, comme un clin d’œil au lugubre Rorschach.
Des brutes, un justicier encore plus brutal, une histoire de femme qui vire mal, autant d'ingrédients classiques mais pas mal agencés, qui font de cette lecture une bonne petite série B.

Du côté du dessin, c'est âpre mais ça colle bien à l'ambiance. Adlard ne fait pas vraiment dans le beau, mais ça se laisse lire sans problème. Notons qu'un max de séquences sont consacrées à la baston.

Quelques maladresses et quelques longueurs, certes, mais l'ensemble reste agréable à lire.

7 7 2013
   

Cameron Daltrey est agent de probation et se porte donc garant pour les malfrats libérés sous caution. En théorie, il devrait lui rester du temps pour s’occuper de sa petite amie qui est danseuse dans un bar à striptease, mais en pratique, il fait de l’excès de zèle et poursuit lui-même les criminels qui ne respectent pas leurs engagements. Il se transforme alors en Codeflesh, un justicier / chasseur de primes qui arbore un masque orné d’un code-barre, et ramène les malfaiteurs en prison. Une double vie qui ne s’avère pas de tout repos…

Après Corps de pierre, Delcourt propose une autre œuvre écrite par Joe Casey et dessinée par Charlie Adlard. Cette première collaboration du duo connut une parution pour le moins erratique outre-Atlantique, avec cinq épisodes publiés dans la revue Double Image, trois dans la magazine Double Take et le dernier uniquement dans le TPB. Malgré ces déboires éditoriaux, force est de constater que l’ensemble demeure très cohérent.

Cette saga raconte donc l’histoire d’un homme qui prend plaisir à poursuivre les clients qui ne se présentent pas aux convocations des juges. Chacun des neuf chapitres invite à suivre une traque qui se termine par un affrontement à mains nues entre le héros et un adversaire généralement très coriace, voire doté de pouvoirs. Si le masque de Codeflesh fait inévitablement penser à celui de l'énigmatique Rorschach de Watchmen, la célèbre tache étant remplacée par un code-barre, cette partie-là du récit n’est cependant pas la plus intéressante, surtout que l’auteur se garde bien de narrer l’origine des vilains. La véritable force de cette série qui monte en puissance au fil des arrestations se situe au niveau de la relation amoureuse développée en arrière-plan par l’auteur. Celle-ci permet notamment de pointer du doigt toute la difficulté de mener une activité de super-héros sous une identité secrète.

Visuellement, le dessinateur de Walking Dead délaisse ses zombies au profit d’une ambiance tendue et bien sombre, digne des polars signés Ed Brubaker. Alternant scènes d’action et passages plus intimistes avec beaucoup d’aisance, il propose une mise en scène efficace qui contribue à la lecture fluide de l’album. Notons également un dernier chapitre pourvu d’une narration innovante, qui repose sur un décalage entre des images du quotidien et des bulles qui reprennent le texte d’une lettre qu'il a écrite à sa bien-aimée.

Codeflesh est une très bonne surprise qui ravira les amateurs de polars flirtant avec le genre super-héroïque.