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Tome 2 : Cauchemars
 

Carême, tome 2 : Cauchemars

 
 

Résumé

Carême, tome 2 : CauchemarsAfin d'acceder au résumé de Carême, tome 2 : Cauchemars, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Carême, tome 2 : CauchemarsCe tome commence durement. On nous présente un Aimé blessé dans son enfance et qui continue de souffrir, aussi bien psychologiquement que physiquement. Jamais cela ne sombre dans une mélancolie larmoyante et ennuyeuse, il y a énormément de pudeur dans cette présentation. L’environnement est toujours aussi lugubre avec ces gens d’une étroitesse d’esprit exacerbée, un décor toujours plus oppressant (quelques éléments d’anticipation font leur apparition), on appréciera la critique de la bureaucratie administrative à peine extrapolée… tout cela pour nous rendre encore plus attachante l’amitié de nos deux comparses (3 si l’on y ajoute ce brave Ferdinand). Et ce n’est que lorsque l’on commence à se dire que Martinien et Aimé, débarrassés de soucis pécuniers, vont partir vers de folles aventures comme un pied de nez à ce monde aseptisé et triste, que la réalité nous rattrape avec cette annonce fatale et pleine de dignité. C’est avec une maestria peu commune que Christophe Bec joue avec nos émotions.
Le dessin, quant à lui, est encore plus fouillé que dans le tome précédent et privilégie toujours les courbes pour notre plus grand plaisir visuel. C’est féérique.
Pari gagné donc, cette aventure nous captive toujours autant. Comme cela est écrit « probablement parce que comme dans toute quête, ce n’est pas le point d’arrivée qui compte, mais le trajet, le parcours ». J’ai quand même un peu peur pour le tome 3, Martinien, fort de sa réussite professionnelle et sentimentale, va-t-il lâchement abandonner Aimé ? J’espère que non !


Chronique rédigée par ichwill le 08/12/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 239 (98,76 %)
  • 2 (0,83 %)
  • 1 (0,41 %)
  • Total : 242 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Aout 2005

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Carême, tome 2 : Cauchemars, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 2 2019
   

Comme je m'en doutais ce deuxième tome m'a semblé bien meilleur que le premier, du coup je ne suis guère surpris, même si j'avoue que je commence à prendre gout à cette histoire.

Là où le premier tome était timide dans les relations entre les deux acteurs de cette histoire, ici ils se dévoilent plus. Grace à un flash back on apprend le passé douloureux de Carême, et son présent qui l'est tout autant, atteint d'une maladie incurable, le pauvre bonhomme doit aller en cure pour prendre soin de sa santé. L'homme qui l'accompagne, qui était au premier plan dans le premier tome, passe maintenant au second plan, au service de son copain.
Il reste encore cette voix off qui me gêne un peu, mais globalement c'est très agréable à lire et j'ai hâte de savoir comment cette histoire va finir. D'ailleurs je l'appréhende un peu, au vu de ce tome 2 et de ce qui a été dit dedans.

2 7 2017
   

"Carême" est une série passée relativement inaperçue. Sorti en 2005, ce deuxième album ne recueille qu'un avis sur coinbd - très positif certes, mais cela montre bien qu'il n'y a pas eu de cohortes de lecteurs au rendez-vous. Et pourtant, "Cauchemars" est un album au-dessus de la moyenne.

On avait aimé dans le premier tome de cette trilogie le ton doux et sensible de Christophe Bec. On avait tout autant apprécié le dessin de Paolo Mottura, à la fois beau et poétique. Cette suite n'amène pas à revoir les qualificatifs élogieux. En s'attachant à deux personnages peu charismatiques dont il choisit de nous faire suivre le chemin, Christophe Bec ne joue pas la carte de la facilité. Il parvient pourtant à hisser son obèse timide et malade au rang des figures marquantes des anti-héros du neuvième art. On sent beaucoup d'empathie pour ce jeune homme mal servi par la vie qui décide de ne pas rendre les coups durs et de garder la gentillesse comme une valeur évidente.

Son acolyte est amené à davantage évoluer au fil de l'album, et on se demande en le refermant ce qui va se passer dans la conclusion. L'histoire ne s'annonce pas comme une bluette qui finira bien. On espère sincèrement que l'émotion restera au diapason de ces deux premiers volets dont la poésie et la beauté méritent d'être redécouvertes par les nombreux bédéphiles passés à côté de cette très jolie bande dessinée.