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Tome 1 : 508 statues souriantes
 

Car l'Enfer est ici, tome 1 : 508 statues souriantes

 
 

Résumé

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C’est un arc et quelques flèches qui ponctuaient brillamment ce qu’on appellera dorénavant le premier cycle du "Pouvoir des innocents". Alors que personne ne s’attendait véritablement à une suite, Luc Brunschwig nous en propose deux d’un coup et utilise ces quelques indices abandonnés sur le lieu du crime pour transformer le pauvre Joshua Patrick Logan en ennemi public numéro un.

Si le "Pouvoir des innocents" se déroule en 1997, "Car l'Enfer est ici" se déroule de 1998 à 2001, alors que l’autre suite menée en parallèle, "Les enfants de Jessica", a lieu en 2007. C’est donc seulement six mois après l’attentat qui coûta la vie aux 508 partisans de la démocrate Jessica Ruppert, dont le célèbre boxeur Steven Providence, que l’on retrouve assez logiquement Joshua Logan dans le rôle du principal suspect de cette terrible tragédie.

Si les premières pages de l’album permettent encore de découvrir un héros traqué aux côtés de sa femme Xuan-Mai Thuong, l’histoire prend cependant très vite une orientation totalement différente. En décidant de se rendre aux autorités afin de prouver son innocence, Logan plonge en effet le lecteur au sein d’un combat beaucoup plus juridique, parsemé de manipulations politiques. Passant d’un personnage à l’autre, Luc Brunschwig démontre une nouvelle fois toute sa maîtrise narrative. Distillant les informations au compte-goutte et décrivant avec justesse les rouages politiques, il livre un thriller politico-social prenant et tout laisse à penser que cette femme assassinée en fin de tome, sera à l’origine d’un chantage politique visant à faire vaciller la brave Jessica de son pied d'estale.

Visuellement, David Nouhaud livre de l’excellent boulot. Épaulé par Laurent Hirn au story-board, le dessinateur de "Maxime Murène" parvient à étaler tout son talent, même si cette scène du loft incendié ne manque pas de venir rappeler au lecteur que le dessin de Laurent Hirn demeure souvent au-dessus du lot.

Et pour contredire tous ceux qui pensent que je suis incapable de trouver des éléments négatifs à un album de Luc Brunschwig, en voici deux :

- Étant donné que l’issue du procès de Joshua Logan est l’un des éléments clés de cet album, il est dommage que la sortie préalable du premier tome des Enfants de Jessica nous apprenne que presque dix ans plus tard, il sera toujours en prison.
- Dessiner des gambas grillées en page 29, alors que j’avais entamé cet album en ayant la dalle, c’est vraiment dégueulasse.


Chronique rédigée par yvan le 11/09/2011
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Aout 2011

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Car l'Enfer est ici, tome 1 : 508 statues souriantes, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

8 1 2017
   

"Le Pouvoir des innocents" reste une série qui aura su me marquer, non seulement par l’audace du scénario servi sans fioritures, mais également par une narration au millimètre. Alors que l’on n’attendait pas forcément de suite au carnage du tome précédent, Brunschwig prend le risque non négligeable de nous proposer une suite à cette histoire. Un risque mesuré toutefois, dans la mesure où on retrouvera ici les qualités de l’auteur. Ainsi, tout semble une nouvelle fois tellement « normal » qu’on en oublierait presque les raisons de tout cela. Joshua est l’homme le plus recherché du pays, mais plutôt que de nous proposer la fameuse traque de l’innocent, ce dernier se rend directement à la police : on le sent bien, avec cette tournure, on se dirige plus vers un procès et moins sur une cavale mouvementée. Et pourtant, malgré les dossiers, les avocats, les tribunaux, les prisons, et les salons du maire, il y a là-dedans une tension de tous les instants. Et même si cela fait un moment que j’ai lu le premier cycle, je raccroche ici assez facilement les wagons, et je ne me sens pas perdu le moins de monde. C’est avec rigueur que Brunschwig avance ses éléments. En conséquence, les plus critiques pourront dire que ca manque de dynamisme, et que c’est un peu long. Pour ma part, je me régale d’avance : les personnages sont ciselés, la situation ne demande qu’à se complexifier, et on est bien parti. Ce n’est peut-être pas très spectaculaire pour l’instant mais cela reste du grand spectacle.

23 6 2014
   

Cet avec un immense plaisir que j'attaque cette suite du "pouvoir des innocents" ou plutot ce second cycle.
Visuellement le dessin est parfait, ça ressemble a du Hirn, même si ce n'est pas lui, ce dernier contribue d'ailleurs a l'élaboration d'une page, la scène de l'incendie du Loft. La comparaison est donc plus facile, je vous laisse libre d'interprêter.
Pour l'histoire, c'est simple, on attaque presque directement à la suite du premier cycle. Il va surtout être question de Joshua, des conditions de sa capture, au système de défense de l'homme le plus haï des Etats Unis. Ce premier tome relève de l'enquête policière et laisse supposer que tout ce cycle sera constitué de la sorte.
On en oublie pas moins Jessica, nouvellement au pouvoir, ainsi que le mafieux ou la femme de Joshua. Seuls personnages restantencore à la fin de ce premier cycle.
Et même si on n'a pas le droit aux fameux flash backs chers à Brunschwig, on retrouve tout de même les qualités de cet auteur: un scénario fouillé, méticuleux, très lisible et surtout, comme d'hab, des personnages détaillés, hauts en couleur et charismatiques.
Citons en exemple l'avocat black et homo, qui sort du lot dans ce premier tome.
j'ai vraiment beaucoup apprécier, mais comme Yvan, je regrette que le premier tome des "enfants de Jessica" révéle un peu du suspens.
Par contre, le changement de titre de "Car l'Enfer est ici" en "le pouvoir des innocents 2ème cycle", me semble une évidence.