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Tome 3 : 4 millions de voix
 

Car l'Enfer est ici, tome 3 : 4 millions de voix

 
 

Résumé

Car l'Enfer est ici, tome 3 : 4 millions de voixAfin d'acceder au résumé de Car l'Enfer est ici, tome 3 : 4 millions de voix, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Car l'Enfer est ici, tome 3 : 4 millions de voixLe voilà enfin ce troisième volet de « Car l’enfer est ici » ! J’attends chaque tome du deuxième cycle du cultissime polar "Le Pouvoir des innocents" avec grande impatience, afin de découvrir au plus vite ce qu’il advient de Joshua Logan six mois après l’attentat qui coûta la vie aux 508 partisans de la démocrate Jessica Ruppert.

En décidant de se rendre aux autorités afin de prouver son innocence, Joshua Logan a non seulement transformé cette saga en un combat beaucoup plus juridique, parsemé de manipulations politiques, mais il a surtout mis son scénariste dans de sales draps. Le principal suspect de cette terrible tragédie qui a endeuillé l’élection municipale de New York se retrouve en effet enfermé dans une petite cellule, privant ainsi la série de son personnage principal. Lors du tome précédent, Brunschwig revenait encore intelligemment sur quelques zones d’ombre du passé de l’ancien militaire, mais ici, il le laisse gentiment croupir en prison. Le garçon est d’ailleurs au plus mal et son avenir ne s’annonce pas beaucoup plus rose car les responsables du complot font tout pour effacer les éventuelles pistes et le témoignage de la petite Amy Ruppert risque bien de ne pas peser bien lourd dans la balance…

Luc Brunschwig se retrouve donc tout nu, sans personnage principal et… pour se compliquer encore un peu la tâche, il va tenter de nous tenir en haleine avec un meeting politique dont la vedette orne la couverture. Complètement fou ce Romain ! L’ami Brunschwig va cependant s’en sortir et même haut la main. Vous savez pourquoi ? C’est simple : L’art de raconter et de dresser le portrait de personnages secondaires qui sont attachants dès la première case, avant de vous bouleverser au fil des planches. Et, au niveau des personnages secondaires attachants, autant vous dire que le garçon avait du choix et qu’il n’avait plus qu’à se servir !

Il aurait évidemment pu donner la vedette à la petite Lucy dont je suis fan dès la première minute. Mais non, il prend ce crétin de gros bras de Domenico qui n’est pas mon meilleur copain et le candidat démocrate Lou Mac Arthur, qui doit probablement être le personnage auquel j’adhère le moins (moi et la politique hein !). Et vous n’allez pas me croire… ben si, le type s’en sort encore haut la main… et vous ne savez même pas le sort qu’il réserve à ma petite Lucy… Je l’ai même maudit sur le coup… mais je vous laisse bien évidemment découvrir…

En résumé, on peut donc dire que Luc Brunschwig laisse son personnage principal de côté, qu’il n’est pas sympa du tout avec ma petite favorite, qu’il s’amuse à rendre un gros con hyper attachant et qu’il nous sert un meeting politique d’une longueur qu’il faut qualifier d’indécente quand on connaît le prix que le lecteur doit payer par planche de neuvième art. Mais arrivé à la fin de l’album… BAM !!!… on vote Lou Mac Arthur, on veut serrer le gros Domenico dans ses bras et on demande poliment la suite du récit au maître : mais dépêche-toi fieu, tu n’as pas honte de nous abandonner sur un cliff-hanger pareil ! Allez hop, au boulot !

Bon, voilà, pendant qu’il se remet au boulot ce bachi-bouzouk, je vais encore vous dire deux mots sur les deux seuls types qui ne me cherchent pas des poux sur cette saga. Il y a évidemment Laurent Hirn, le dessinateur originel de la série, qui s’occupe dorénavant avec brio du story-board et de la colorisation de la saga. Puis il y a David Nouhaud (« Maxime Murène ») qui a la lourde tâche de dessiner toutes les abominations imaginées par Brunschwig. Obliger son dessinateur à mettre un meeting politique en images pendant près de dix planches, lui faire dessiner des scènes chocs qui l’empêchent probablement de dormir la nuit… ahlala… courage les gars et bravo pour l’excellent travail !

Bref, « Quatre millions de voix », le troisième album du second cycle du Pouvoir des innocents, est un album qui abandonne le lecteur sans voix…


Chronique rédigée par yvan le 23/02/2015
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Février 2015

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Car l'Enfer est ici, tome 3 : 4 millions de voix, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 1 2017
   

Et voilà encore un album fait de petits riens qui pourtant forment un grand tout, grâce à une nouvelle fois à une force de narration et de sentiments remarquable. On passe d’un personnage à un autre, tout en gardant dans le coin de l’esprit cette trame principale qui se dessine, et les personnages, quels qu’ils soient, deviennent finalement attachants… car pleinement authentiques. Alors, certes, certains aspects peuvent paraître parfois un peu poussé, comme la grandeur d’âme politique ou réelle de Lou McArthur, et son meeting traine peut-être un peu en longueur… mais on se rend compte que finalement, tout cela est fait pour nous endormir, avant de nous réveiller brutalement avec des idées, des images, et des sentiments d’une sacrée force. Le scénariste gère ainsi avec brio son scénario, en entretenant toujours cette ambiance réaliste (il est bien aidé par le dessinateur dans cette tâche), dans laquelle les éléments plus fictionnels apparaissent avec d’autant plus de contraste.

C’est de la très bonne série et si cet album est un petit peu moins bien noté que le précédent, c’est certainement pour ce rythme qui a tendance à ralentir en milieu d’ouvrage, et peut-être également parce que je trouve la couverture moins réussie que la précédente. On avouera que c’est quand même bien peu de choses.

20 7 2015
   

Je ne vais pas revenir sur l’histoire, ni sur les critiques ou plutôt louanges de Yvan, avec lesquelles je suis entièrement d’accord. J’ai relu pour l’occasion les deux tomes précédents, de toute façon c’est tellement bien qu’une relecture ne peut pas faire de mal. Et puis ça permet de se remettre dans le bain, mais ça on y rentre facilement. Que dire ? On connait Brunschwig pour faire partie des meilleurs scénaristes français, et il le prouve encore une fois. Encore une fois tous les personnages sont très profonds, qu’ils soient méchants, gentils ou banals, il arrive à nous les rendre tous captivants. C’est à mon sens, la force d’un bon scénario. Du coup, on se passionne pour toutes les petites histoires de chacun, jusqu’au meeting qui dure, dure… et pourtant c’est loin d’être inintéressant. Mais comment fait-il ? Tout semble déjà perdu d’avance, on sait déjà que Josuah est mal barré, qu’il va croupir en prison tout le long du cycle, mais qu’importe : l’heure n’est visiblement plus à Josuah mais à une bataille juridique sur fond de politique dans un climat social déplorable. Tout ça sonne juste, l’auteur n’en fait jamais trop ou pas assez, il reste parfaitement clair dans tous ses choix, et toute cette justesse rend la lecture passionnante.

Je reviens brièvement sur le story board et les dessins qui sont d’une grande maitrise et qui rendent hommage à ce scénario. Ce deuxième cycle est pour le moment, une grande réussite, et je pense ne pas beaucoup me tromper en disant que le meilleur reste à venir.
Encore, encore !