46 508 Avis BD |20 168 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Cages
 

Cages

 
 

Résumé

CagesAfin d'acceder au résumé de Cages, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de CagesBon eh bien moi, je n'ai pas aimé.

Déjà, visuellement, je n'accroche pas du tout à ce style de graphisme. C'est moche, c'est disproportionné, ça sent pas bon de la bouche.

Sur le plan de la narration, j'ai aussi du mal avec les récits épars, dispersés... Sur ce plan, "Cages" est un modèle, ça part dans tous les sens. Le but est sans doute de faire une ode à l'art dans sa globalité. Eh bien bof, hein.

Mais ce n'est pas catastrophique non plus à mes yeux. J'ai bien aimé, par exemple, l'histoire du Roi et de sa tour. Mais à part ça, c'est un peu l'encéphalogramme plat, le discours intellectuel pesant et pédant.
sans moi...


Chronique rédigée par Spooky le 28/04/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 866 (80,26 %)
  • 70 (6,49 %)
  • 143 (13,25 %)
  • Total : 1079 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,00 Note générale
  • Originalité : 2,00 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 1,50 Dessin
 
Acheter neuf : 56,95 56,95 56,95
Acheter d'occasion : 19,98
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Mai 1998

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Cages, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 10 2012
   

En lisant les avis précédents sur cet album, il est intéressant de comparer nos ressenti sur l’œuvre que nous avons lu... J'ai bien l'impression que c'est le genre de livre que tout le monde peut interpréter différemment.

Pour ma part, j'ai trouvé que "Cages" était une bonne lecture, mais je ne lui ferai pas autant de louanges que ce qu'ont pu faire certains lecteurs.

Première œuvre de McKean que je lis (enfin, je ne tiens pas compte des couvertures de "Sandman"), "Cages" possède déjà un dessin très particulier.
Un dessin que j'aime bien de part son esthétisme (et oserai-je dire aussi son "anticonformisme" ?) mais qui peut lasser le long de ces presque 500 pages, et s'il n'y avait pas des endroits au l'artiste fait une coupure avec des essais picturaux totalement différents (photomontage, peinture, collage, art abstraits mais aussi des dessins assez "BD" mais dans un style graphique simplement différent), peut-être que j'aurais moins aimé cette espèce de bichromie, à l'encrage hyper fin, aux visages légèrement changeants et aux personnages assez "inertes"... En attendant, cette BD permet de se rendre compte de l'étendue du talent visuel de McKean, et rien que pour ça elle est agréable à lire.

D'ailleurs, ne vous méprenez pas, contrairement à d'autres, je n'ai pas trouvé cette lecture désagréable. Tout au long de ces 500 pages, jamais je n'ai trouvé ma lecture ennuyante (même pendant les longs monologues), jamais je n'ai sauté des passages ni regardé combien de pages il restait avant la fin du chapitre.
Mais je dois bien avouer que cette lecture ne fut pas passionnante, pas aussi intéressante que ce que j’espérais (et ça à cause de certains passages vraiment trop abscons, il y en pas mal qui sont à la limite du compréhensible, pour moi). De plus, moi, je n'ai pas vraiment vu tout les liens qu'il y avait avec l'art... Sans lire les avis précédents, j'aurais dit que les thèmes abordés principalement dans "Cages" sont : Dieu, la vie, la mort, etc... Mais pas forcément l'art.

Peut-être que je suis passé à côté de quelque chose dans cet album. La lecture fut plaisante mais je ne crois pas qu'elle sera indélébile dans ma mémoire (et peut être qu'une relecture s'imposera à moi dans quelques temps). Cependant, je vous conseille quand même la lecture de cet album, pour sa partie graphique très travaillée, et parce qu'on a tous une sensibilité différente par rapport à certaines œuvres.

15 2 2011
   

Pour moi, Dave Mc Kean c’était juste le créateur des somptueuses couvertures de la série "Sandman", ainsi que l’artiste de renom qui avait réussi à faire ressortir la folie ambiante de l’asile d’Arkham de façon magistrale. A présent, c’est devenu le génie qui a créé "Cages", car cette intégrale est une véritable tuerie, un OVNI du neuvième art que je classe parmi les œuvres qui m’ont abandonné bouche bée, sans voix et conscient d’avoir lu quelque chose d’exception.

Cette brique de 500 pages invite à suivre les habitants d’un immeuble pour le moins insolite. Les trois personnages principaux sont Leo Sabarsky, un peintre en mal d'inspiration, Jonathan Rush, un romancier obligé de vivre cloîtré, et Ange, un musicien de jazz qui sait jouer de tous les instruments, même des pierres. Le quotidien de ces trois artistes baigne dans l’étrangeté et permet de croiser d’autres personnages pour le moins bizarres. De cette botaniste qui fait pousser une forêt entière dans son appartement à cette ménagère paumée qui se raccroche avec nostalgie à un quotidien sans perspectives, en passant par un homme nu qui tombe du ciel ou un type coiffé de planètes et d’étoiles miniatures, l’auteur s’amuse à croiser ces nombreux destins, alors qu’à travers les fenêtres un mystérieux chat noir observe toutes les scènes d’un air intéressé. Et Dieu dans tout ça ?

A travers ces personnages, leurs craintes, leurs aspirations, leurs doutes et leur détresse, Dave Mc Kean se lance dans une réflexion personnelle sur l’Art et sur la difficulté d'en faire. C’est avec beaucoup d’intelligence et sans prétention qu’il philosophe sur la création, celle d’artistes en tous genres, mais également celle de Dieu. Et au final, cette œuvre parle de nous, de notre place dans l’univers, des cages que l’on se construit, de la vie, de la mort, de la liberté, de la religion, de la solitude, de l’espoir, de l’amour et de l’Art sous toutes ses formes.

Cette œuvre extrêmement dense, qui dévoile toute sa richesse au fil des pages, est également portée par un graphisme qui multiplie les styles et les formes avec une virtuosité déconcertante. Passant d’un dessin en bichromie assez simple à des peintures abstraites, de photographies retouchées à des montages ingénieux, Dave Mc Kean remet constamment son art en question, repousse ses limites et imprègne chaque planche d’une émotion propre, d’un langage artistique qui se place au diapason du texte. Du grand art !

"Cages" est un véritable bijou, une œuvre forte, belle et intelligente, le genre de claque qui fait réfléchir et laisse sans voix !

17 9 2010
   

C'est une BD hors du commun. On s'en aperçoit au premier coup d'oeil, avec sa couverture étrange, son grand format et l'épaisseur de ses 500 pages et il suffit d'en entamer la lecture pour être convaicu que "Cages" est une sorte de pierre angulaire dans la vie de son auteur.

Mise en abîme du travail de peintre, référence permanente à la création et aux Arts, le tout à travers des monologues ou au contraire de longs passages sans texte, la première centaine de pages défile sans qu'on puisse encore deviner où McKean souhaite en venir.
Un peu comme s'il nous livrait de façon éparse les pièces d'un puzzle qui vont se mettre en place au fur et à mesure.
Car "Cages" a de quoi décontenancer plus d'un lecteur et son traitement graphique y participe. On est loin de McKean "l'esthétique", celui du graphisme sombre des couvertures de "Sandman", celui de "Batman - L'asile d'Arkham" ou de "L'orchidée noire". Mais en revanche, l'aspect intrigant est toujours présent : ici les portraits sont tirés au couteau, avec des visages secs et marqués. Le découpage des planches et des séquences narratives est volontairement désarçonnant, soulevant par là même la question du sens. Les dialogues et les situations touchent au surréalisme. L'utilisation de photo-montages et des couleurs vives se restreint à de rares passages oniriques, qui renforcent l'impression omniprésente d'étrangeté.

Dans sa forme comme dans le fond, "Cages" n'est pas un ouvrage facile à lire. Son ambition fait qu'il peut s'avérer hermétique, voire "intello", mais en s'accrochant un peu, on y découvre une profondeur et une richesse rares.
Celles de la plus belle et la plus énigmatique des expériences : la Vie...

19 5 2008
   

Connaissant Dave McKean par la lecture de "Black Orchid" mais surtout par ses illustrations d’œuvres de Neil Gaiman et notamment les impressionnantes couvertures de "Sandman", je m’attendais à trouver en Cages un album très hermétique au graphisme incroyable mais peut-être trop sombre et complexe. Mais j’ai eu la surprise de découvrir une œuvre nettement plus facile à lire et finalement assez peu extravagante graphiquement parlant.

Je trouve Cages relativement facile à lire car le récit est au départ linéaire, le personnage principal assez attachant, les dialogues bien écrits. Dave McKean fait même preuve à de nombreux moments d’un humour très appréciable qui ne gâche vraiment rien au plaisir de lecture. Mais cela ne m’a pas empêché de décrocher complètement lors de certains passages plus artistiques, plus verbeux ou plus oniriques.

Quant à l’extravagance graphique, elle se borne à certaines images à base de photomontages, de peintures, certains passages abstraits ou simplement « différents » artistiquement parlant. Mais la majorité du récit se présente sous la forme d’une BD noir et blanc au trait presque classique quand on le compare aux incroyables montages graphiques dont Dave McKean peut être l’auteur. Ceci dit, classique est bien grand mot pour ce trait qui me fait en fait un peu penser à celui de Bezian, auteur dont on peut difficilement dire qu’il approche le style ligne claire.

Maintenant que j’ai parlé de la forme visuelle et de la narration, il faut tout de même aborder le sujet lui-même de cette BD qui n’est pas des plus évidents en première lecture. Car oui, il faut vraiment le dire, cet album, à la lecture un peu laborieuse du fait de ses 500 pages, nécessite en plus une seconde lecture pour vraiment pouvoir l’appréhender sérieusement car certains aspects se révèlent et s’expliquent mieux quand on a déjà compris certains tenants et aboutissants après la première lecture.
Et quel est le sujet abordé ? De ce que j’ai compris et ressenti, il me semble que Cages a pour thème l’Art en lui-même, abordant plus particulièrement les arts que sont l’art pictural, peinture et dessin, la littérature, roman et conte, et la musique, tout en n’oubliant pas quelques autres formes d’art abordées un peu moins ouvertement. Ce sont les vies d’artistes, les affres de la création, les conséquences de ces créations, diverses tentatives d’envisager les origines de l’inspiration, l’impossibilité de décrypter objectivement une œuvre d’art, les différentes façons de les aborder, de les ressentir, et tant d’autres variations sur ce thème compliqué et subtil qu’est l’Art et l’artiste. Le tout est traité à la fois sous forme de métaphores, de discours, de monologues, de dialogues, de contes, et tant d’autres, toutes ses formes de communications étant incluses dans un récit assez structuré basé sur la vie d’un immeuble où vivent le personnage principal et d’autres artistes ou non artistes, et sur une intrigue un petit peu étrange sur l’oppression que subit un écrivain qui a écrit un livre qui a scandalisé le monde entier. Bref, Cages est une œuvre d’art en elle-même traitant du sujet de l’Art et des artistes, un vrai bonheur pour les amateurs du genre et les étudiants en Art désireux de décortiquer chaque message, chaque métaphore, chaque symbole de ce récit complexe mais joliment structuré.

Cependant, je ne suis pas très amateur d’Art, du moins pas du genre à réfléchir mais plutôt à le ressentir, et je ne suis aucunement étudiant en la matière, j’ai donc eu un peu de mal à capter toute la symbolique de cette BD. J’ai globalement apprécié la force du message, le nombre assez grand d’informations qui nous sont transmises ou suggérées au cours de cet énorme one-shot sur le thème de l’Art, les parties linéaires du récit, quelques passages moins linéaires comme le récit de la Tour du Roi, mais comme je le disais plus haut, j’ai tout de même décroché à pas mal de moments. Cela a commencé par le long monologue de la femme abandonnée depuis 5 ans par son mari que j’ai fini par zapper au bout de quelques planches, cela s’est poursuivi par pas mal d’autres passages verbeux où je n’ai pas eu le courage en première lecture et à peine en seconde lecture de lire l’ensemble, de capter tout le message contenu. En outre, au delà de ces passages non linéaires, l’ensemble du récit, même les parties les plus claires ne m’ont pas tellement captivé. Et cette œuvre qui devrait être marquante m’a juste paru partiellement plaisante et belle, partiellement intéressante, mais quand même souvent hermétique ou tout simplement ennuyeuse. Certes, je ne pense pas être tout à fait le public cible, mais je ne saurais non plus conseiller à d’autres de payer un tel prix pour une telle œuvre, à moins justement d’être un grand amateur d’Art et d’histoire de l’Art.

14 5 2007
   

Fantasme, rêve éveillé, souvenirs, réalités ?... que c'est compliqué tout ça !..
J'ai essayé -avec peine- de focaliser mon attention sur ces quasi 500 pages. Dur !...
Qui plus est, l'auteur varie ses styles graphiques et narratifs, parfois même à l'intérieur d'une même séquence.
Oeuvre difficile d'accès. C'est vrai qu'elle mène à une réflexion sur le parcours souvent difficile de la création artistique, mais -pfouhhh- qu'est-ce que c'est "lourd" à lire (au propre comme au figuré).
Ce n'est pas que je n'ai pas aimé, non, mais ça ne m'a vraiment pas accroché. Qui plus est : lecture d'un album = délassement. Ce qui n'a pas été le cas. Mais peut-êre suis-je passé à côté du postulat ?...

Gamble :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
Avatar de Reflet de l'avatar de
18 4 2007
   

En lisant la critique précédente, je réalise que Cages n'est pas une oeuvre à mettre entre toutes les mains.
C'est sombre, le dessin est particulier et plus encore, l'album ne prend son sel que lorsque l'on a lu les livres qui ont du influencer Mc Kean : 'La Vie : mode d'emploi' de Perec par exemple.

Une fois qu'on rentre dans la narration et que l'on se laisse prendre par le graphisme, on suit le rythme du shaman et les 500 pages nous emportent.
A lire d'urgence

14 8 2006
   

Cages : la bible du BDphile, l'album de toutes les réponses, le livre de chevet phylosophique de tout être aimant la vie et ses complications, d'une manière ou d'une autre.

La grande force de cet album est en effet d'aborder de nombreux thèmes, et ce de manière très fine. Toutes les finesses du monde sont abordées, de manière plus ou moins concrètes : L'art (principalement) sous toutes ses formes, la mort, les relations humaines, la haine, l'attente, l'espoir, l'amour... toujours avec beaucoup de recul, sans vouloir donner de leçon ni être prétentieux.

Ne serait-ce que par la vision de l'art présentée par l'auteur dans cet album, "Cages" est à rapprocher de "L'Artiste de la famille" de Larcenet : Bien que la forme soit très différente (le style est moins centré sur l'auteur dans Cages, le personnage principal étant un artiste de fiction), le fond, très fort, peut rappeler certains passages de l'album des rêveurs.

Mais c'est surtout dans la vision de la mort (et de la vie) très personnelle de Mc Kean que j'ai été touché. Le passage de l'absence du mari perdu depuis 5 ans est aussi très fort. Etrangement (ou plutôt logiquement !) il n'a pas touché d'autres lecteurs du tout : c'est une fois de plus la grande force de "Cages". Chacun sera sensible à différents passages, selon son histoire, son expérience, sa vie.

Et c'est ainsi que l'album vous parlera plus ou moins, seuls les véritables amateurs de patinage artistique n'ayant pas vibré à la lecture de cet album.

Graphiquement, c'est exquis : dessin maîtrisé en bichromie légère, ponctué par ci par là de planches très graphiques, colorées, permettant une introspection plus grande dans le récit. Mc Kean a été plus graphique encore dans d'autres albums, mais il privilégie ici la narration et s'en sort parfaitement. Certaines planches, complètement muettes, sont justement particulièrement parlantes...

Un livre culte.. une réelle réflexion qui mérite d'être lue.

6 6 2006
   

Difficile de noter ou même de parler de Cages, ouvrage que j’hésite même à appeler « bande-dessiné », tant on est à des années-lumières de la production grand-public. Pendant 500 pages Dave McKean philosophe sur l’art, son rôle dans la société, sa difficulté, mais aussi sur l’amour, la vie, la mort, la religion…

Et le pire c’est que je n’ai jamais trouvé ça ennuyeux ou prétentieux. Certes certains passages sont un peu plus longuets que d’autres, mais l’ensemble reste très agréable à suivre, et certains chapitres m’ont, je pense, marqué à vie. Je pense par exemple au passage qui raconte la performance sur scène du musicien (« The angel ») le jour où il avait perdu un proche… ou la tirade d’un mari en colère et désespéré par le traumatisme religieux qu’a subi sa femme… ou encore la conversation finale sur la vie, la mort, et ce qui rend cette dernière supportable. Que de moments forts que je me vois relire régulièrement.

Quant au graphisme, il est tout simplement époustouflant. Si vous avez l’occasion de feuilleter Cages dans une boutique, vous découvrirez une variété de styles graphiques incroyable, du dessin en bichromie au dessin photo-réaliste, en passant par de la peinture couleur ou des pages de roman-photos. Le mélange est osé mais jamais indigeste, et l’ensemble est vraiment d’une incroyable beauté.

Une œuvre majeur de la BD (ou devrais-je dire de l’art en général), et que, même si je suis bien conscient que l’on perçoit tous une œuvre d’art différemment, vous vous devez d’avoir lu si vos papilles artistiques sont en manque d’émotions.

28 5 2006
   

Ma résistance à la tentation d'abréger une lecture incompréhensible a des limites. Avec cet album, elles furent atteintes page 293. Certes, il y a beaucoup de choses intéressantes, des réflexions sur la création, Dieu ou le sens de la vie et de la mort ; un petit sondage dans le texte page 492 fut, à cet égard, sur le point de me faire reprendre ma lecture. Par ailleurs, les illustrations des premières pages, mêlant diverses techniques graphiques, obligeamment détaillées par l'auteur, sont absolument magnifiques. Mais non. Pourquoi, entre ces brillantes trouvailles faut-il que l'on se coltine aussi une vieille toquée qui fait passer les pigeons avant les humains, un duo à la mine patibulaire et aux motivations obscures ou une autre vieille toquée qui attend chaque soir le retour de son mari qui l'a quittée 5 ans plus tôt ?! Je ne vois pas en quoi cela sert le propos. Ajoutez à cela un dessin (à l'encre de chine ?) extrêmement fin, notamment dans le rendu des expressions des visages, mais qui ne m'a pas séduite, et vous obtenez 1 ou 2 heures de lecture fastidieuse d'une oeuvre certes ambitieuse mais aussi hermétique et bavarde. Moi qui suis en général sensible à l'art et toujours intéressée par une réflexion sur le thème de la création et du processus créatif, j'ai donc eu, au final, la désagréable impression d'être au fond d'une mine avec mon piolet et ma lampe frontale, à la recherche de quelques trop rares éclats de diamants.