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Troisième tome et fin d’un bien bon triptyque imaginé par Charlier. J’ai apprécié cette longue histoire « exotique » qui met en scène des valeurs sûres de la très bonne BD d’aventure : les héros « purs et durs », les « mauvais » vraiment mauvais, le « cheik qui veut être cheik à la place du cheik »… tout ça dans des décors sahariens qui fleurent bons les vieux films relatifs à la Légion Etrangère.
Du soleil, du vent, des tempêtes, des bagarres, des combats en l’air et au sol… quasi pas le temps de souffler. Charlier insuffle ici l’air d’une grande geste héroïque vraiment emballante.
Le dessin ?… Hubinon parvient à se dépêtrer d’une mise en page formatée (standards de l’époque obligent) pour transmettre une véritable énergie graphique dans nombre de ses cases. Une fois de plus son trait net, précis, réaliste, bien lisible attire le regard dans certaines mises en scènes vraiment cinématographiques.
Fin d’un excellent triptyque vraiment explosif. J’aime beaucoup.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Buck Danny, tome 9 : Les gangsters du pétrole, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Epilogue d'une trilogie qui a vu nos aviateurs démobilisés, à la demande des éditions Dupuis !
Je ne m'attarderai pas sur la conclusion heureuse de cette très belle aventure au Moyen-Orient: le félon Bronstein et ses vils complices y trouveront la mort et nos héros seront, une nouvelle fois honorés par leur statut de libérateurs...
En revanche, il est particulièrement intéressant de savoir que ce tome a failli être le dernier de la série ! A l'époque, Charlier et Hubinon étaient pilotes civils professionnels et effectuaient des piges pour la SABENA, société belge, ou organisaient des baptèmes de l'air... Il y a eu un moment où leur activité de pilotes fut plus importante que le temps consacré à leur personnage ! En effet, ils vivaient très mal l'ingérence de la direction de Dupuis, qui avait imposé la démobilisation de Danny et ses acolytes, sous prétexte que la fin de la Seconde Guerre Mondiale datait. La série était ainsi vidée de sa substance: les personnages redevenaient des aventuriers communs, la place dévolue aux avions se réduisait à peau de chagrin... C'est aussi pour cela que dans cet épisode, nos héros "retapent" des Spitfire et Mustang, en constituant l'"escadrille fantôme": quitte à signer un probable dernier épisode, autant se faire plaisir...
Et puis il y a eu la réaction du lectorat: l'année de parution des épisodes dans Spirou, des lettres de protestation affluèrent: les fans dénonçaient le retour à la vie civile du trio de pilotes. Ah le prestige de l'uniforme ! Malgré leur dirigisme, les éditions Dupuis ne restèrent pas insensibles à ce signe d'une "clientèle" qu'elles ne soupçonnaient pas aussi nombreuse. C'est ainsi que, pour le plus grand bonheur des fans, ces "gangsters du pétrole" marquèrent la fin de la démobilisation des personnages, qui allaient bien vite reprendre du galon et le manche à balai, pour les trente années suivantes...