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Tome 2 : Le Village qui n'existait pas
 

Bob Morane - Renaissance, tome 2 : Le Village qui n'existait pas

 
 

Résumé

Bob Morane - Renaissance, tome 2 : Le Village qui n'existait pasAfin d'acceder au résumé de Bob Morane - Renaissance, tome 2 : Le Village qui n'existait pas, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Bob Morane - Renaissance, tome 2 : Le Village qui n'existait pasEtant donné le cliff-hanger du premier volet de ce reboot signé Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray au scénario et Dimitri Armand au dessin, le titre de cette suite n’est pas vraiment une surprise. Le premier volet se terminait en effet par un Bob Morane en fuite dans la jungle du nord Nigéria, découvrant par hasard un village n’apparaissant sur aucune carte. L’homme qui règne en maître sur cette cité futuriste n’étant autre que l’énigmatique Mr Ming, la rencontre entre Bob Morane et celui qui orne la couverture de cet album semble donc inévitable.

Si les personnages emblématiques de la saga sont bien évidemment au rendez-vous de cette remise à jour, c’est néanmoins Tania Orloff, la nièce et protégée de Mr. Ming, qui joue un rôle clef dans ce tome. C’est à travers elle que le lecteur va découvrir un Mr. Ming moins caricatural que dans l’œuvre originelle et aux intentions finalement assez louables. Certes, les deux personnages deviendront inévitablement ennemis, mais le nemesis de Bob Morane n’est finalement peut-être pas un si mauvais bougre. Force est d’ailleurs de constater que le célèbre aventurier d’Henri Vernes se retrouve également abusé par ce monde futuriste où même les projets humanitaires cachent de sombres vérités économiques.

Et oui, Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray livrent non seulement des personnages plus travaillés, mais également une réflexion engagée sur le rôle et l’exploitation de l’Afrique dans notre monde actuel. L’aventure ne se limite donc pas à des actes héroïques, mais implique aussi une dimension humaine et une critique acerbe des dirigeants de ce monde qui asservissent les populations et manipulent les gens… dont notre héros. Certains regretteront cette naïveté de leur héros, tout comme le rôle secondaire d’un Bill Ballantine envoyé sur une mission parallèle en compagnie d’une Miss Ylang-Ylang pas beaucoup plus fiable, mais nul doute que les deux se retrouveront par la suite, lors d’un second cycle que j’attends déjà avec grande impatience.

Visuellement, Dimitri Armand participe également à la réussite de cette remise à neuf. En proposant un découpage dynamique et des cadrages très cinématographiques, il contribue à l’apparence plus moderne de ce reboot. De plus, d’un trait réaliste, il livre des personnages qui ont beaucoup de charisme et s’amuse même à mettre les auteurs de la saga en scène en tant que figurants.

Bob Morane n’est plus uniquement un héros d’hier, mais un « Héros de tous les temps » !


Chronique rédigée par yvan le 20/11/2016
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Octobre 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Bob Morane - Renaissance, tome 2 : Le Village qui n'existait pas, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 2 2018
   

A la fin du tome précédent, on voyait un Bob Morane se jeter directement dans la gueule du loup. Ici, il faudra bien qu’il en sorte. Et c’est fait avec une bonne dose d’actions, notre héros devant déjouer les pièges que lui tend une ville entière, le tout accompagnée de son otage Tania. La ville du Nigeria, Zamosho, est totalement dirigée par une secte, et le bon Bob Morane devra rendre sa liberté à la ville et la délivrer du joug de la secte. Après tout, c’est son rôle de héros de réaliser tout cela, d’autant que son humanisme n’est plus à prouver, lui qui a tant œuvré pour apporter au Nigéria l’éducation.

Oui, certes. Mais c’est là que le récit va plus loin et ne nous propose pas qu’une belle suite de scènes d’actions, au demeurant très bien réalisées graphiquement. Les héros du passé étaient très manichéens, et cette renaissance permet à Bob d’éviter cet écueil. La secte qui est présentée ici est assez mesurée, et finalement, on se demande si elle n’a pas été bénéfique pour le peuple de Zamosho. Finalement, les motivations de Mr.Ming sont assez louables, et leurs effets ne sont pas forcément néfastes pour les habitants. A contrario, ce sera bien Bob Morane qui serait dans le mauvais camp… Au travers de ce récit, on s’interroge forcément sur les dérives du colonialisme, qu’il soit occupant ou économique, sans pour autant mettre tout le monde dans le même panier. Ce recul, et cette mesure dans la présentation des personnages, permet d’éviter à ce récit de tomber dans le « tout action » et d’apporter une profondeur supplémentaire, assez appréciable. Le tout avec un réalisme des sentiments et des réactions, et de la nature humaine : Brunchwig est au scénario, ca ce sent et ca s’apprécie.

On appréciera de plus la mise en image de tout cela : on sent un univers réaliste empreint de quelques avancées futuristes. Le challenge, de présenter le tout de façon cohérente et équilibrée, est plus que réussi par le dessinateur qui arrive à nous vendre de la science-fiction sans que cela paraisse de la mauvaise série B.

Le premier tome mettait en place une histoire alléchante, et le deuxième tome confirme que cette série présente bien des qualités, forgeant sa propre identité sur une idée du passé, remise avec succès au goût du jour.