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Tome 2 : Tonnerre à l'ouest
 

Blueberry, tome 2 : Tonnerre à l'ouest

 
 

Résumé

Blueberry, tome 2 : Tonnerre à l'ouestAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 2 : Tonnerre à l'ouest, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blueberry, tome 2 : Tonnerre à l'ouestParu en 1966, "Tonnerre à l'ouest" est la suite de l'histoire entamée dans le premier tome de la série. Il vous est donc fortement déconseillé de le lire sans avoir pris connaissance des événements de "Fort Navajo".

Quand l'album est sorti, le western était encore un genre à la mode, qui entamait tout juste son déclin aux Etats-Unis mais qui inspirait encore beaucoup les Italiens : les chefs d'oeuvre de Sergio Leone datent de cette époque. Il faut donc se remettre dans ce contexte pour pleinement évaluer cette bande dessinée.

Charlier livre un scénario d'une densité aujourd'hui rarissime. N'espérez pas lire un Blueberry en un quart d'heure : il vous faudra trois fois plus de temps qu'avec un album ordinaire. Beaucoup de phylactères et surtout, de pavés narratifs, que certains trouveront sans doute fastidieux mais qui me paraissent encore très performants.

Il se passe beaucoup de choses. Cependant, l'histoire n'est pas encore achevée à la fin du tome, bien qu'elle ait progressé et que plusieurs aspects soient résolus (... vous verrez !). L'intrigue est plaisante et dynamique, comme souvent avec Charlier. On referme l'album avec cette même satisfaction qu'on éprouve après avoir visionné un western vieux de cinquante ans dont le charme opère encore.

Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius, signe des dessins très réalistes, un peu datés dans les mouvements et très datés dans les couleurs. Giraud n'est pas encore au sommet de son art et souffre peut-être du découpage très serré imposé par Charlier. Cela dit, il y a déjà une maîtrise graphique évidente, notamment sur les ombres et lumières.

Très sympa, ce tome, et on a envie de lire la suite des aventures de Blueberry, ce qui représente des dizaines d'heures de lectures ! Vous allez pouvoir occuper vos soirées ;)


Chronique rédigée par Jean Loup le 17/12/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.85
Dépôt légal : Janvier 1966

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 2 : Tonnerre à l'ouest, lui attribuant une note moyenne de 3,85/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

Matthieubocopin :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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5 10 2013
   

Un second épisode aussi soigné et réussi que le premier... Le scénario est toujours aussi savoureusement fordien, à défaut d'être très original, mais sa construction est une nouvelle fois remarquable...
Les dessins de Giraud sont encore trop influencés par son maître Jijé, mais certaines cases sont déjà superbes là où d'autres sont encore maladroites. Mais dans l'ensemble, ça tient largement la route !
Un cycle palpitant qui se poursuit...

18 9 2013
   

Cet opus faisant suite à l'album qui a ouvert les portes d'une série mythique, fait avancer l'histoire en permettant encore à Charlier de signer un scénario très dense et plein de scènes intenses et excellentes : celle dans Tucson où Blueberry doit échapper aux Indiens, la longue explication entre lui et Crowe de retour au fort, celle du camp des Mescaleros. Charlier continue à modeler cet univers assorti de ses textes abondants mais passionnants, truffés des expressions argotiques U.S. qu'il affectionne (Gosh, hell, Blood 'n'guts...et autres rascal et coyote à foie jaune..). C'est le premier contact avec des Mexicains qui trafiquent avec les Apaches, et qui sont dépeints comme des êtres dépourvus de scrupules, traîtres et veules ; il en sera toujours ainsi pour ces personnages au cours de la série. On retient aussi que Blueberry prend encore plus d'épaisseur, car Charlier met vraiment son personnage encore plus en valeur, par sa tentative dans le désert, puis dans Tucson. Quant à Bascom, sa folie et sa haine raciste s'accentuent. Je regrette que sa mort ne soit pas montrée, elle est narrée à Blueberry par Crowe lors du long dialogue du fort déserté.

Le western hollywoodien est à son apogée dans les années 50 et 60. "Blueberry" s'inscrit dès ses débuts dans cette tradition, ce premier cycle faisant immédiatement penser aux films de John Ford. Ici, l'épisode et même le suivant se rapprochent d'une conception du western à grand spectacle : les personnages sont nombreux, la figuration importante, les décors grandioses, et les scènes d'action variées. Lors de ces premiers épisodes, le western italien est en plein essor, Sergio Leone est déjà un dieu, "le Bon la Brute et le Truand" vient de cartonner en 1966, année où paraît Tonnerre à l'Ouest ; cependant, Gir choisit d'ancrer son western dans le clacissisme hollywoodien, évitant les excès baroques du western italien ; pas de contre-plongées et de perspectives exagérées, peu de gros plans. Son influence cinématographique est évidente, notamment dans le format de certaines cases qui suggèrent le cinémascope. Gir commence à un peu mieux maîtriser son trait, même si les visages continuent d'être son point faible, et pas seulement Blueberry dont la ressemblance physique avec Belmondo est ici plus appuyée, mais aussi avec d'autres personnages comme Crowe, Cochise ou Bascom.

Un album plus abouti qui continue d'offrir un plaisir rare, laissant augurer une suite encore meilleure.

7 7 2011
   

Même si la série n'a pas encore atteint les sommets qu'elle connaîtra dans quelques albums, ce deuxième épisode des guerres indiennes est de très bonne facture.
On retrouve un Blueberry virevoltant, connaissant toutes les techniques pour semer les Indiens. C'est aussi l'occasion de revoir un personnage ambigu comme Crowe le métis qui décide de "trahir" les tuniques bleues.
Charlier et Giraud sont encore fortement influencés par les westerns de John Ford. La fin de l'album qui rappelle l'enlèvement du jeune Stanton sent l'influence de films comme la prisonnière du désert ou des cheyennes.
La vision des Indiens est déjà moins manichéenne, à cause du personnage de Bascom qui incarne le côté obtus et raciste de certains officiers américains comme dans le film massacre à fort Apache. D'autre part, Cochise se montre un chef loyal et courageux.

13 4 2011
   

Ce qui est assez agréble dans cet album, comme dans le précédent d'ailleurs, c'est que c'est bien construit. Le scénariste tient son idée et la déroule tout simplement, avec soin et sans difficulté majeure. C'est rassurant, c'est rythmé, et c'est appréciable. J'aime cette fluidité dans le récit.

Sur le scénario en lui-même, en revanche, je le trouve un peu plus pauvre que dans le premier opus. En effet, ici, on nous propose un voyage de Blueberry vers Tucson pour aller chercher de l'aide. Toute cette partie a le mérite de nous proposer de beaux paysages, avec des effets de lumières assez réussis pour l'époque, mais qui en revanche, ne fait pas avancer de beaucoup la trame principale. Il ya bien cette rencontre avec les mexicains, il y a bien cette bataille dans Tucson qui oppose une horde d'indiens au seul blueberry (un tout petit peu aidé par un habitant), mais finalement, à part éloigner Blueberry de Fort Navajo, théâtre d'un épisode sanglant, on voit mal comment tout cela participe au récit. Il faut attendre la fin de l'album, avec la recherche active du fils Santon, pour que l'on retrouve la trame initiée dans le premier tome. Cette fin d'album redresse la barre, proposant beaucoup d'action et surtout des relations très fouillées entre Crowe et Blueberry. Je regrette juste que ce personnage perde son caractère un peu roublard pour endosser le costume du gentil militaire courageux au grand coeur, qui en fait un personnage moins contrasté.

Il ya un véritable plaisir de lecture, une densité des actions qui retient l'intérêt, et un côté un peu dramatique dans cette guerre indienne. En bref, on ne s'ennuie pas même si je pense que le scénariste aurait du plus insister sur la deuxième partie de l'ouvrage, qui est ici bien rapide, et un peu moins sur la première, qui semble parfois inutile pour la trame principale.

2 3 2010
   

1966… une année qui est une sorte de grand cru.

C’est d’abord fin 1965. Ca y est ! j’ai 12 ans !.. je peux enfin entrer seul dans un cinéma. Plus besoin d’être accompagné ! Et, avec quelques copains, je visionne « Pour une poignée de dollars » de Sergio Leone. Révélation. Extase. Waaaaahhhh !… Quel film !...
Et puis 1966... arrive la suite : “Et pour quelques dollars de plus“. Je vois le film plusieurs fois. La musique obsédante, lancinante d’Ennio Morricone me subjugue. Je fais l’acquisition des deux disques long playing chez le disquaire du coin. Passion réelle pour cet auteur ; encore à ce jour…
Puis aussi, début d’année, la sortie de « Tonnerre à l’Ouest », second opus de Blueberry que je me fais offrir à la fin des examens, en Juin.

Et là, plaisir réel que je me fais, j’en entame la lecture avec comme fond sonore les bandes originales des films qui se déroulent sur mon pick-up à piles…
Et, à bien y penser, c’est à partir de ce second album que j’ai commencé la rédaction de mes fiches. Hé oui, à l’époque, une BD « tenait » dans un seul opus. Ce ne sera plus le cas par la suite. Alors, pour éviter de relire plusieurs albums pour à nouveau tout me remémorer d’une histoire, j’ai commencé à remplir des fiches où sur chacune d’elles se trouvait –entre autres- un résumé de l’histoire.

Et ce « Tonnerre à l’Ouest » ?… un bien bon second tome qui m’a plongé dans les guerres indiennes. La mise en page est encore fort classique, les personnages parfois encore un peu hésitants dans leurs faciès, leurs attitudes physiques ; mais il se dégage déjà une force graphique réelle qui se développera très fort –et très vite- avec le temps.
Mais ce qui se dégage surtout, c’est le scénario dans lequel Charlier m’a entraîné. Sur une grande feuille, je me suis amusé à noter « qui est qui » et « qui fait quoi ». Heureusement, car l’ensemble est fort touffu et laisse augurer d’un troisième tome encore plus fort.

Cet album est comme un grand jeu d’échecs. Certains pions sont déjà avancés, d’autres prêts à le faire et, sincèrement, ce grand « jeu de guerre » est vraiment attractif.
Reste la couleur. C’est pas trop la joie. La quasi totalité de la colorisation se décline dans des variations de bleu et d’ocre/terre de Sienne. Mais ces tons sont un peu trop fades pour donner une réelle impression de dureté ; réduisant ainsi ce qui aurait pu être un véritable impact visuel en quelque chose d’assez plat ; ce malgré les jeux d’ombres dessinés par Giraud.
Un bon album, oui, mais qui ne dépasse pas –de peu- le niveau du premier.

13 12 2009
   

Suite de l’aventure épique entamée dans « fort Navajo », cet album est encore et toujours un régal.
Charlier est un maitre en scénario denses mais claires où tout se joue sur le fil du rasoir.
On constate qu’une solide amitié est née entre Blueberry et Graig et les lecteurs de la 1ère heure ont put croire qu’ils formeraient un duo éternel, comme Tanguy et Laverdure. On sait bien aujourd’hui qu’il n’en est rien.
Il y a quand même quelques petites facilités comparé au 1er tome :
D’abord, Charlier ne se tracasse pas trop avec les noms d’indiens, il y a un « chien jaune » qui plus loin devient « œil jaune », et on trouve un 2ème « ours gris » dans la tribu Navajo.
Ensuite, p.21, Blueberry semble comprendre l’indien, ce qui ne s’explique nulle part, même dans «la jeunesse ». Et pour un homme nouvellement affecté dans l’ouest il semble connaitre la région comme sa poche. D’ailleurs ça fait bizarre de le considérer comme un bleu quand maintenant, on connait toutes les aventures qu’il a vécues auparavant dans « la jeunesse ».
Mais l’art de Charlier c’est aussi de sortir un peu des standards du classique sous lequel il enveloppe ses récits. Par exemple presque tout l’épisode montre Mike à la recherche d’un antidote pour sauver un malade (classique) mais quand il le ramène la personne n’est plus là et son périple aura été inutile (hors standard). Et de toute façon ça n’aura été qu’un sujet annexe du récit bien qu’en en occupant une bonne partie.
Le grand art de Giraud est là aussi, dans un superbe dessin « Jijéïen » caractéristique de ses débuts. Il parsème de-ci de-là ses cases d’expressions de visages très justes qui, mieux qu’un long discours, nous font ressentir ce que pensent les personnages. (ex : le sourire de Blueb., 3ème case de la page 44, qui nous montre qu’à partir d’ici, il cesse de douter de Crowe qui lui prouve qu’il avait raison et qu’il est efficace).
Son seul défaut reste les visages trop changeants. Où est passé le très réussi visage d’adolescent de ce même Crowe, p.24 du 1er tome, par exemple ?
On regrettera seulement de cet album de ne pas assister à l’attaque du fort qui nous est seulement racontée par Crowe (toujours lui).

un bdphile :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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15 11 2008
   

On retrouve les personnages du tome 1 mais l'intrigue se complexifie à souhait dans ce tome 2 : une trahison, une guerre qui s'aggrave, des morts, une découverte, une alliance...
Cet album sent bon le western pour notre plus grand plaisir ! Un tome 2 meilleur que le précédent, qui annonce un tome 3 excellent !!

21 7 2007
   

J'ai une faiblesse particulière pour ce tome, parce que c'est un des tous premiers que j'ai eu entre les mains. A cette époque, un album de BD ou un autre, c'était pareil, et on se les échangeait joyeusement entre copains. Celui-là, je l'ai gardé, il est venu rejoindre "La piste des sioux", autre album de la série que j'avais précieusement gardé, et à partir de là, je les ai tous achetés dans l'ordre chronologique. J'en compte quarante six tomes aujourd'hui, presque dix pour cent de ma collection.

Cet album peut difficilement être lu sans commencer par le précédent, premier tome de la série qui a campé tous les personnages. Pour simplifier, disons que la guerre contre les indiens est déclenchée suite à l'enlèvement d'un jeune garçon chez les colons fermiers. Mais en fait les indiens n'y sont pour rien, et Blueberry va tout faire pour récupérer le gosse et faire éclater la vérité pour convaincre les uns et les autres d'arrêter la guerre.

Ce qu'il y a d'intéressant dans cet album, au delà de l'histoire, c'est qu'elle montre que la guerre profite à beaucoup de monde, et que ceux-là n'ont aucune envie de la voir cesser, aussi bien dans un camp que dans l'autre. Une guerre, ça permet de se défouler, surtout quand on est jeune, ça permet d'assouvir de vieilles rancunes, ça permet de monter en grade, ça permet de faire du trafic, ça permet d'être un héros, ça permet d'exister, tout simplement. Et le personnage de Blueberry, là-dedans, est complètement étranger à tout ça, il veut juste ramener la paix.

Le grand art de ce scénario, c'est de développer tous ces conflits d'intérêts qui s'entrecroisent. A partir d'un scénario tout simple, on voit surgir et s'amplifier des caractères forts, violents, et conflictuels, que ce soit dans le camp des gentils ou des méchants. Le tout est servi par un dessin qui commence à s'affirmer par lui-même, tout en restant marqué par l'influence du maître. Et ce que le scénario a de remarquable, c'est que sans ces conflits, l'histoire pourrait s'arrêter là. Mais elle va fournir encore à Blueberry l'occasion de s'illustrer dans les trois prochains volumes, dans la série qu'il est convenu désormais d'appeler "Les guerres indiennes".

Bref, un excellent tome, qui en raconte beaucoup plus qu'une simple bataille entre les cow-boys et les indiens, servi par un dessin excellent. A ne pas manquer.

metallica07 :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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18 4 2007
   

Après un premier tome qui avait soulevé énormément de question, ce deuxième était très attendu et c'est une réussite. Cette fois-ci, on commence à suivre Blueberry dans ces escapades parsemées de ruses pour brouiller les pistes, ruses que l'on retrouvera dans de nombreux albums.

On trouve peu de réponses aux questions que l'on se posait, mais la fin de l'album dénoue une partie de l'intrigue (comme a dit Jean-Loup, vous verrez...). Le scénario n'est donc pas encore très élaboré, mais l'hisotire tient la route.

On niveau du dessin, c'est encore loin d'être exceptionnel, mais on est encore qu'au début de la série. Pour conclure, voilà donc un bon album avec la lequel la série poursuit son bonhomme de chemin avant de vraiment éclater à partie du tome 3. D'ici là, patience...