46 504 Avis BD |20 165 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 18 : Nez Cassé
 

Blueberry, tome 18 : Nez Cassé

 
 

Résumé

Blueberry, tome 18 : Nez CasséAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 18 : Nez Cassé, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blueberry, tome 18 : Nez CasséCet album est un tournant dans la série Blueberry :

tout d'abord d'un point de vue scénaristique, car le héros pour la première fois prend ouvertement le parti des indiens et s'engage avec eux dans une lutte inégale contre les blancs.

Ensuite graphiquement Giraud s'affranchit de plus en plus de ses anciens codes stylistiques, plus tout à fait Giraud mais pas encore totalement Mobius.

Cet album est unique à cet égard car il représente le tournant garphique du dessinateur. Jamais son dessin ne s'est fait si fin, même les couleurs sont particulières, ni avant ni après il ne retrouvera un équilibre aussi parfait entre ses deux personnalités.


Chronique rédigée par Switch le 24/08/2004
 
 
Statistiques posteur :
  • 44 (95,65 %)
  • 2 (4,35 %)
  • Total : 46 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
Acheter neuf : 8,11 8,11 8,11
Acheter d'occasion : 6,00
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Janvier 1980

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 18 : Nez Cassé, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 1 2018
   

Si ce 18e album reste agréable à lire, c'est l'un des moins bons de la série à ce stade.

Charlier et Giraud ont laissé passer pas mal d'années avant de sortir cet album. L'histoire ne se reprend donc pas à la fin de "Angel Face" où Blueberry était porté disparu et toujours soupçonné d'avoir cherché à assassiner le président des Etats-Unis. Charlier abandonne totalement son intrigue de complot contre le dirigeant américain et revient au contexte des premiers albums, c'est-à-dire l’affrontement entre les Indiens et les Blancs. Avec un évident sentiment de déjà-vu pour le lecteur.

Bien sûr, le nouveau positionnement de Blueberry dans la lutte entre les "native americans" et les Tuniques bleues est en soi un renouvellement de l'intrigue, et Charlier a toujours de l'imagination pour que son personnage se sorte des pires situations. Mais "Nez cassé" est nettement moins abouti que les cycles particulièrement réussis de la série qui précédent ce renouveau. Charlier semble moins à l'aise, l'aventure parait moins prenante, la lecture est moins enthousiasmante. Giraud fait des découpages nettement plus audacieux, comme si son alter ego Moebius s'invitait dans l'ouest sauvage du lieutenant Blueberry - ce qui désarçonne encore plus le lecteur qui est déjà un peu déçu par le scénario.

C'est malgré toutes ces réserves un album qui se lit agréablement, mais on est bien loin des sommets de la série. Beaucoup de membres de coinbd qui ont écrit avant moi ne sont pas de mon avis : à vous de voir si vous placez "Nez cassé" dans votre panthéon western personnel ou si vous lui préférez pas mal d'autres albums de "Blueberry" - ce qui est mon cas.

24 3 2016
   

Angel Face était mon dernier "Blueberry" lu dans ma jeunesse, il s'est passé 5 ans avant ce nouvel épisode paru en pré-publication dans Super As en 1979, et malheureusement, j'ai un peu décroché et suis allé vers d'autres héros sans trop y revenir ; avec Nez Cassé, c'est donc un retour pour moi après de longues années vers une série que j'ai toujours adulé, c'est une redécouverte, et je n'ai pas été déçu. Surtout que Charlier y situe la suite du destin de son héros dans un décor et un environnement que j'aime particulièrement : celui des montagnes, du désert et des Indiens, élément capital du mythe westernien qui manquait depuis Le Spectre aux balles d'or, mais surtout depuis le Général Tête Jaune, lors du dernier conflit indien.

Après sa mort supposée dans l'album précédent (petite incartade résumée dans cet album page 14 par Wild Bill Hickock), Blueberry trouve refuge dans la tribu apache de Cochise qui le nomme Tsi-na-Pah (Nez Cassé) ; il retrouve un statut de héros après une errance de hors la loi, il donne des directives, s'investit dans une tâche noble qui est d'aider le peuple Apache à échapper à la persécution des Blancs. Cochise a bien changé depuis Tonnerre à l'Ouest, il est un vieillard, et comme dans ce premier cycle, son autorité est contestée par un guerrier du nom de Vittorio qui rappelle fortement Quanah, en un peu moins fourbe et surtout moins haineux. S'agit-il du véritable Vittorio qui fut chef des Apaches Mescaleros ? Cochise étant chef des Apaches Chiricahuas, il mourut en 1873, et son action fut continuée par Geronimo, tandis que Vittorio était une sorte de dissident qui mena des actions d'embuscades avant de mourir en 1880 tué par les Mexicains. Toujours est-il que le personnage fait figure ici de "mauvais Indien" qui veut redéclencher une guerre indienne en attaquant Fort Bowie. Les temps ont changé, c'est les Blancs qui sont devenus les mauvais, mais lorsque Blueberry doit choisir son camp et la paix, il va prévenir Fort Bowie, quitte à être arrêté.

Le début de ce cycle comprend 3 albums : Nez cassé, la Longue marche, la Tribu fantôme. Les Indiens sont donc acculés à la guerre, mais la structure de ce récit tarde un peu à se mettre en place, tout le début d'album n'est guère intéressant, l'intrusion de la diligence dans le trading post, menée par Tsi-na-Pah dont Gir masque le visage dans l'ombre (mais dont on devine vite de qui il s'agit) n'est pas une péripétie très intéressante, si bien que le récit démarre vraiment et devient réellement captivant dès l'intrusion de Vittorio dans le camp. Toute la seconde partie avec la tentative d'encerclement du pueblo puis l'évasion par le ravin sont vraiment captivantes, ainsi que par la suite et le rôle joué par Chini qui délivre Blueberry d'une mauvaise situation, la succession d'événements (avec notamment Eggskull et ses molosses) dans tout ce laps de temps est tellement dense que Charlier est obligé encore une fois de terminer sa dernière page dans l'urgence avec un final un peu expédié, préfigurant une suite passionnante.

Au chapitre des petites erreurs dont Charlier était coutumier, je l'ai déjà signalé dans d'autres avis (parce qu'il ne prenait pas de notes), on peut relever l'utilisation de Wild Bill Hickcock, personnage réel qui à ma connaissance était bien du côté de la loi, mais qui n'a jamais exercé la fonction de chasseur de primes ; son rôle ici est secondaire mais permet à Charlier de se faire plaisir en faisant évoluer une légende de l'Ouest. De plus, il présente page 14 une affichette de récompense de 50 000 $ pour Blueberry, et plus loin, on entend dire qu'elle est de 10 000 $. Il y a aussi le cas où Wild Bill relate la tentative d'assassinat sur Grant qui a eu lieu il y a 1 an, et plus loin, Blueberry dit que ça fait 2 ans qu'il vit parmi les Apaches. Enfin, j'ai trouvé un peu limite le retournement trop brusque des Indiens qui oublient trop vite qu'ils ont été sauvés du pueblo par Blueberry/Tsi-na-Pah, et qui sous l'influence de Vittorio, le traitent de "langue fourchue" et l'abandonnent sans problème dans le désert.

A part ça, c'est un album remarquable, moins bien construit que ceux du cycle intermédiaire précédent, mais bien tourné quand même, avec de bons personnages bien dans leur rôle, et avec un dessin d'une finesse de trait inégalée et un rendu sur les matières absolument somptueux, même en scènes nocturnes ; les hachures ont envahi les roches et les visages en gros plan. Et cette couverture, quelle merveille ! Bref, des retrouvailles avec une Bd de légende dont j'ai hâte de découvrir la suite.

8 1 2016
   

Un très bon album, différent de ce que l’on a lu jusqu’à présent.
Un opus « calme » -du moins au début- où j’apprends que Blueberry a pris un nom indien et vit chez eux maintenant.
Une fois de plus, le scénario s’étoffe de nouveaux venus MAIS, si l’on croit que c’est Vittorio qui va devenir le « mauvais » de l’album, c’est à une véritable trouvaille que l’on a droit : Eggskull –grand chasseur d’indiens- et ses 2 molosses.
C’est une véritable trouvaille et, l’air de rien, cet opus va « tourner » autour de cet homme, laissant même Wild Bill Hicock comme un faire-valoir.
Un album assez curieux qui met deux « clans » face à face, les Indiens et les Tuniques Bleues, dans un face à face orchestré, non pas par les hommes, mais par leur environnement.
Et là, c’est à nouveau du grand Giraud qui nous en met plein la vue. Le modus vivendi des uns et des autres est plus que bien respecté, sans oublier Chini, fille de Cochise, laquelle est également un élément important du tome.
J’en reviens à ce dernier : même s’il comporte son lot « habituel » de coups de feu, de poursuites, d’attaques, de mises en place, de fuite, etc… Blueberry, ici, n’a pas le premier rôle. Il est fortement effacé par tout ce qui se passe autour de lui et, même s’il prend quelques décisions, il est plutôt acteur que participant.
La fin du livre, une fois de plus, laisse à Charlier un retournement de situation dont il a le secret : notre Lieutenant est DE NOUVEAU prisonnier après avoir sauvé Fort Bowie et ses occupants de l’attaque de Vittorio et de ses apaches.
J’aime beaucoup cet album où le dessin est plus hachuré, où le scénario met en exergue les indiens ; ce sans oublier ces quelques pages muettes où Blueberry se bat contre un aigle, ce dans le seul but d’en ramener une plume.
Ces trois pages font l’objet d’une intensité rare dans le dessin ; sans compter une colorisation de l’ensemble du plus bel effet.
J’aime beaucoup le tout.

24 5 2011
   

Après de si bons albums, après de si bons cycles, cet album semble moins abouti selon moi. Pour sûr, on retrouve toutes les qualités de la série, à commencer par un dessin d'exception, qui allie luminosité et obscurité avec talent. On retrouve également des situations à risques désamorcées par les astuces de Blueberry, comme cette évasion terrible de tout un village indien depuis un nid d'aigle inexpugnable mais sans vraie sortie de secours. On introduit enfin de nouveaux méchants atypiques, comme Eggskull et ses chiens, ou plus conventionnels, comme Vittorio, qui me semble être un Quanah réincarné. On retombe dans cette ambiance indienne qui a fait les beaux jours de la série et qui a été un peu mise de côté pendant toute la recherche de l'or des confédérés ainsi que pendant cette tentative d'assassinat du président Grant : on revient un petit peu aux fondamentaux. Rassurant, on ne peut que craindre une certaine répétition.

Mais là où cet album m'a vraiment déçu, c'est toute cette histoire de deux prétendants qui, comme des adolescents, cherchent les faits d'armes pour conquérir le coeur de la fille de Cochise, Chini. Que ce soit l'attaque seule du fort par Vittorio ou que ce soit le combat de Blueberry à mains nues contre un aigle, tout cela est un petit ridicule et ne cadre pas vraiment avec l'âge supposé des protagonistes... Je trouve aussi que les sentiments des deux prétendants pour Chini ne sont pas véritablement palpable. Il est vrai qu'il faut attendre ce tome pour que Charlier décide de faire naître des sentiments amoureux chez son héros (jusqu'alors un machiste qui avait autre chose en tête) et que ces sentiments semblent superficiels. Toute cette partie de jeunes coqs qui gonflent le torse pour impressioner la belle indienne m'a vraiment déçu.

Heureusement, pour se rattrapper, il y a tout ce passage sur l'évasion du village indien, il y a toute cette introduction un peu énigmatique, il y a toute cette tension finale, et surtout, il y a le personnage de Chini, qui relève drôlement le niveau : ses réflexions font mouche et son courage donne une grande ampleur au personnage.

Si les situations ne sont pas toutes à la hauteur de la série, les nouveaux personnages et l'évasion du camp indien permettent de sauver un récit en grande partie centré sur une romance peu crédible et un peu adolescente.

12 5 2010
   

Un nouveau départ pour Mike Blueberry avec cet album qui commence un nouveau cycle au nom accrocheur de "Blueberry Fugitif".

La couverture est parfaite. Dans le même style que celle de "Général Tête Jaune", Blueberry observe depuis un sommet, un apache à ses côtés avec en arrière plan un magnifique canyon. Les couleurs sont superbes et bien choisies. De par son bandeau, on conclut que Blueberry a choisi de devenir un rebelle aux yeux de ses frères de peau. Je trouve que le visage de Blueberry sur cette couverture ressemble énormément à celui de Tom Cruise.

Le scénario est lié à la dernière aventure de notre héros, "Angel Face". Blueberry est toujours recherché et s'est tourné vers ceux qu'il a toujours défendu dans le passé, les indiens. Le scénario est plutôt réussi pour un nouveau début, on retrouve un Blueberry non sauvage mais qui a décidé de vivre parmi les apaches et d'adopter leur mode de vie. Ici, Mike Blueberry n'est plus Mike Blueberry. Il est Tsi-Na-Pah ce qui veut dire Nez Cassé. Et c'est ça qui fait la force de cet album. Cochise et sa tribu sont à l'honneur et l'intrigue qui tourne autour d'eux est captivante. On observe cependant quelques lenteurs dans la progression de l'histoire qui met beaucoup de temps à démarrer. On regrette aussi que ce soit finalement un prétexte peu crédible qui lance cette nouvelle aventure. Mais il faut un commencement à tout. Le charme de la série est toujours là et il y a des très bonnes idées dans ce tome comme celle de faire intervenir un personnage historique ou mieux, de se concentrer plus profondément sur les apaches.

Le dessin est toujours très bon, comme d'habitude. Je trouve que les couleurs sont un peu trop souvent unicolores, à l'instar de "Ballade pour un cercueil" mais ici ça colle mieux à l'esprit du tome et on reste satisfait.

De nouveaux personnages apparaissent. Parmi les indiens on retrouve Cochise et on rencontre sa fille ainsi qu'un autre jeune indien qui aspire au bien mais un peu trop orgueilleux. Une sorte de gentil Quanah, personnage du premier cycle de la série. On trouve parmi les blancs un personnage historique : "Wild" Bill Hicock qui aurait pu être mieux exploité. L'accompagnant, on trouve un nouveau méchant, pas aussi bon que Angel Face ou "Steelfingers" mais tout de même très efficace, Gédéon "Eggskull" O'Bannion, qui est très intéressant car son passé avec les apaches est presque touchant. Un bon casting.

Un nouvel album assez réussi après cinq ans d'attente. Sans être extraordinaire, la lecture de ce tome est vraiment agréable et on passe de bons moments avec un Blueberry en situation très originale.

A suivre avec "La longue marche"...

9 1 2010
   

Le dessin est toujours plus réaliste, et d’une beauté ! On ne peut qu’admirer la finesse des détails et des paysages. Et les couleurs ne sont pas en reste.
Blueb. s’est donc retiré du monde civilisé pour se cacher mais aussi par écœurement, depuis plus d’1 an, (ou de 2 ans), les 2 durées sont citées dans l’album : erreur de l’auteur ou d’un personnage ? Il vit donc parmi ses « frères » Navajos, mais a-t-il pour autant choisi son camp ? On verra à la fin que non et qu’à force de ménager la chèvre et le chou on comprend qu’il passe pour traitre des 2 côtés.
Charlier attaque ici un cycle lui permettant de nous parler un peu plus du sort des indiens à cette époque. Et comme à son habitude, il émaille tout ça de faits réels : la très dangereuse Apache pass avec fort Bowie à son embouchure, L’inexpugnable cachette de Cochise dans les montagnes appelée fort Cochise, Les magouilles des responsables es affaires indiennes, les prétextes pour expulser les indiens toujours plus loin et récupérer leurs terres….Tout ça a bel et bien existé.
On ne peut donc lire ça qu’avec un goût amer, sachant que les indiens seront finalement les grands perdants.
Mike croise aussi un nouveau perso historique : Wild Bill Hickock, célèbre pistolero qui joue ici les chasseurs de primes contre Blueberry, mais je ne suis pas sur qu’il ait déjà joué ce rôle là en réalité.
Je parlais plus haut d’une erreur de Charlier, mais j’en ai relevé plusieurs autres, d’étourderie, qui gâchent un peu l’ensemble : parler de pow pow au lieu de pow wow. (un indien qui va au pow pow ça prête plutôt à rire) ; Hickock qui montre une affiche à 50.000$ de prime et qui parle d’empocher 10.000$ ; et le capitaine de Williams (p.8) qui devient «Bunch à partir de la p.11 alors que c’était le nom du toubib de fort Bowie (p.3).
Cet album est émaillé (encore un) de moments d’anthologie qui en rendent la lecture indispensable, voire hautement recommandée.

un bdphile :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
Avatar de Reflet de l'avatar de
8 1 2009
   

Certes, les dessins sont magnifiques, on a du plaisir à retrouver Cochise et Blueberry, dont on sentait la future amitié à la fin du tome 5. On trouve aussi de nouveaux personnages, dont Vittorio, Wild Bill Hicock et Chini, le second amour de Blueberry, beaucoup plus sage que Pearl. Mais voilà, l'histoire ne m'a pas plus emballé que ça. Il est en effet interressant de voir Blueberry protéger clairement les Indiens, mais je trouve l'histoire moins halletante et moins passionante que dans les précédents tomes. Et le final n'est pas très spectaculaire. Heureusement, on sent qu'il y a matière à faire une excellente suite, ce qui a été confirmé pour ma part à ma lecture du tome 19.

4 8 2007
   

Un album étrange et spécial à plus d'un titre. Certaines particularités sont dues aux changement de parution de la série, qui a quitté le mensuel Pilote après l'album "Le hors la loi" (annoncé et publié d'ailleurs dans ce magazine sous le titre l'Outlaw), pour raconter l'épisode "Angel Face" dans l'hébdomadaire "Le nouveau Tintin". Cinq ans après, le 13 février 1979 exactement, on avait enfin des nouvelles du plus célèbre lieutenant de cavalerie de l'Ouest de la bande dessinée grâce à l'hebdomadaire Super-As (qui publiait également "Michel Vaillant", "Tanguy et Laverdure", "Barbe-rouge", et un peu plus tard "Jeremiah"). Deux pages de résumé ont été offertes aux lecteurs du magazine qui n'ont jamais été publiée dans l'album.

Autre particularité qui nous fait découvrir un Gir au mieux de sa forme, Blueberry se met en tête de capturer un aigle à mains nues (l'épisode est fabuleux), et si le scénariste prévoit cette péripétie en deux pages, le dessinateur décide d'en rajouter une troisième (la page 21, en principe), sans aucun dialogue, uniquement basée sur le combat entre l'homme et le rapace. C'est magnifique. Mais le hic, c'est que la parution ne peut excéder 46 pages, aussi faudra t-il tronquer un maximum la première page pour y caser les mentions obligatoires (dépôt légal, achevé d'imprimer le, et autres), là où d'ordinaire on a une magnifique page blanche.

Nez Cassé, c'est le nom indien de Blueberry, Tsi-na-pah. C'est un album exceptionnel qui relance la série avec de nouveaux personnages (Chini, Vittorio, et surtout le célèbre "Wild" Bill Hicock), et surtout qui renoue avec la trame principale, qu'on avait perdue de vue. Maintenant, non seulement Blueberry est recherché pour le détournement des 500,000$ des confédérés, mais de plus pour tentative d'assassinat sur le président Grant. Et puis, enfin une histoire de coeur pour le Lieutenant, on attendait un peu ça depuis "L'homme à l'étoile d'Argent". Cet album enfin est le tournant qui va obliger Blueberry à sortir de sa retraite au milieu des indiens, et se lancer à la poursuite de son honneur perdu et des vrais coupables de l'attentat contre le président sur encore une dizaine d'épisodes.

Il serait donc dommage de découvrir Blueberry avec ce tome, si ce n'est pour en apprécier la qualité du dessin et la richesse du scénario. Mais il ne peut que vous donner envie de prendre toute la collection par le début, ce qui est tout le malheur que je vous souhaite.

18 12 2006
   

Après 5 ans d’absence, Blueberry ressurgit dans le mensuel Métal Hurlant. On ressent donc fortement l’influence de Moebius au dessin.
A la même époque Charlier et Giraud avaient lancé dans le même magazine la série Jim Cutlass se déroulant dans le Sud des Etats-Unis.
L’histoire semble marquer un temps d’arrêt, Blueberry s’est caché chez les Apaches de Cochise. Encore une fois, on notera l’influence du cinéma américain chez Charlier qui change de regard sur les Indiens. Blueberry, le paria, choisit de s’allier avec les Apaches. De nouveaux personnages font leur apparition que ce soit Chini ou Vittorio, chez les Indiens. Mais aussi, un personnage ayant réellement existé Wild Bill Hickock qui se retrouve à la poursuite des Indiens. Un bon tome qui marque le début du cycle Indien, peut-être un peu moins dynamique que les précédents. La couverture est très belle.