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Tome 16 : Le Hors la loi
 

Blueberry, tome 16 : Le Hors la loi

 
 

Résumé

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Planche de Blueberry, tome 16 : Le Hors la loiGasp ! Comment décrire ce chef d'oeuvre ? Nous sommes certainement là dans les meilleurs tomes de Blueberry, le sommet des artistes que sont Jean Giraud et Jean Michel Charlier. Non contents de nous avoir tenus en haleine pendant trois épisodes menés tambour battant, l'action rebondit dans de multiples directions pour donner lieu à cette nouvelle série consacrée à la réhabilitation du Lieutenant Blueberry.

Pour les connaisseurs, ce tome est le dernier paru en épisodes dans "Pilote" (Matin, quel journal !) les suivant paraîtront dans "Le nouveau Tintin", puis dans "Super As".

On peut signaler quand même une faiblesse dans le scénario. Tout d'abord, l'attaque du train par Blake ne peut réussir que si Blueberry intervient, ce qui n'était pas sûr au départ. Ensuite, toute l'histoire repose sur le fait que Blueberry, une fois évadé, va retrouver Guffie Palmer à Santa fé, alors qu'il pourrait tout aussi bien tenter de gagner le mexique par ses propres moyens. Mais bon, je chipote, d'accord.

Curieusement, les dessins de Giraud sont nettement meilleurs que dans "Ballade pour un cercueil", ils ont certainement changé de coloriste, ce qui n'est pas un mal. Les passages de Blueberry souffrant au bagne, comme les clairs obscurs des nuits de Santa-Fé sont admirables.

Blueberry a encore changé, on le sent beaucoup moins pétri d'idéal, c'est maintenant un fauve traqué, qui n'hésite pas à pointer son colt sur des innocents pour se faire obéir. C'est un héros beauxcoup plus mur, plus dur, quelque part plus viril, surtout quand on le compare à "Marmaduke O'Saughtnessy" (quel nom !!), alias "Angel Face".

Donc en fait, Charlier et Giraud nous présentent à la fois un changement radical de leur Héros, en même temps qu'une nouvelle histoire où les points d'interogation s'accrochent aux pages les uns après les autres, et pour une fois, la fin n'est pas torché en quatre cases, défaut que j'avais déjà relevé dans d'autres albums.

Au contraire, on sent que toute la machination qui avait pour but de faciliter l'évasion de Blueberry s'est mise en place, chaque acteur est à son poste, le rideau se lève, et .... à suivre dans : Angel Face.


Chronique rédigée par Mike2a le 27/06/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 448 (93,33 %)
  • 26 (5,42 %)
  • 6 (1,25 %)
  • Total : 480 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.44
Dépôt légal : Octobre 1974

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 16 : Le Hors la loi, lui attribuant une note moyenne de 4,44/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 1 2018
   

Ce 16e "Blueberry" bénéficie d'une notation moyenne très élevée sur le site, vous l'avez sans doute constaté. On va se désolidariser de la majorité de nos camarades d'écriture pour aller dans le même sens que la chronique de gdev : ça reste du "Blueberry" (donc un album au-dessus de la moyenne) mais c'est moins bluffant que les tomes précédents.

L'idée de faire débuter l'intrigue dans le pénitencier est très bonne. Vance la reprendra dix ans plus tard dans sa série "XIII". Charlier, ayant chassé Blueberry de l'armée à la fin du 15e album, place son personnage entre les mains d'un directeur de prison antipathique. Et fait du fameux lieutenant le jouet d'une machination qui le dépasse.

C'est notamment là-dessus que cet album pourra être un peu frustrant pour l'amateur de "Blueberry" : le personnage principal y est manipulé de bout en bout et paraît subitement d'une envergure nettement moins ample que lors de ses précédents exploits. Le procédé a l'avantage de l'originalité mais l'inconvénient d'occulter une facette importante du succès de la série. Par ailleurs, malgré l’introduction du personnage réussi d'Angel Face, l'intrigue elle-même est moins convaincante que la qualité exceptionnelle à laquelle Charlier nous a habitués depuis de nombreux volumes à ce stade de la série.

Cela reste évidemment un bon western, et on se demande comment le héros va pouvoir déjouer la diabolique machination dans le 17e épisode. Mais "Le Hors la loi" nous semble un ton en-dessous des merveilleuses heures d'aventure que la série nous a fait passer. Que cela ne vous empêche pas de le découvrir : qui aime bien châtie bien, et cette lecture reste hautement recommandable à tout amateur de bande dessinée aventureuse.

22 3 2016
   

Charlier, quel artiste ! il élabore un de ses plus brillants scénarios. Et Gir, quel talent ! Son dessin m'a stupéfait ici, je l'ai trouvé d'une force incroyable, encore meilleur, enrichi par une foule de détails dans des cases extrêmement chargées par endroits ; c'est un véritable festival d'images d'une beauté et d'une composition incroyables : cette première case en ouverture sur la prison de Francisville, le découpage de l'attaque du train pages 12 et 13, le panoramique du milieu de page 14, les 2 cases du bas de page 20, celle superbe de la page 22, la maison de Guffie en scène nocturne page 24, l'enchainement de plans de la page 36, le détail fouillé des cases des pages 40 et 41, jusqu'à la dernière vue d'ensemble sur Durango à la dernière page... bref c'est un régal de prendre son temps pour scruter tout ça.

Cet épisode est un véritable chef-d'oeuvre scénaristique mis au point par Charlier avec une adresse diabolique, où tout s'enchaîne comme une mécanique parfaitement huilée. Il fut le dernier diffusé dans le journal Pilote à partir du n° 700 en 1973, sous le titre L'Outlaw ; c'est Dargaud qui le retitra Le Hors-la-loi pour l'édition en album en 1974 (peut-être parce que l'équivalent anglais de "hors-la-loi" n'était pas encore assez connu en France à cette époque ?). C'est comme on le voit la continuation du cycle du "Trésor sudiste", bien que officiellement ce cycle n'est composé que des 3 albums précédents ; en fait, Blueberry subit les conséquences de l'échec de sa mission qui était de récupérer l'or des Confédérés, sa déchéance se confirme puisqu'il a été condamné à 30 ans de bagne, et l'intrigue enchaine sur celle du "Trésor sudiste", mais le propos est tout différent, il s'agit d'un cycle dans le cycle puisque le sujet principal reste le complot contre Grant.

L'évasion de Blueberry va lui permettre de retrouver une ancienne connaissance, Guffie Palmer qui conserve ici une sorte d'affection maternelle pour le beau gosse qu'elle a toujours admiré, mais surtout Blueberry s'aperçoit qu'il a été choisi comme bouc émissaire dans un projet d'assassinat du président Grant. La structure du récit est remarquable, même si on peut se poser quelques questions : les comploteurs Kelly et Blake avaient-ils vraiment tout prévu ? Il est vrai qu'ils ont l'air bien sûrs d'eux et des réactions de Blueberry, car si celui-ci n'avait pas essayé de s'évader lors de l'attaque du train, leur joli plan tombait à l'eau ; mais je crois quand même qu'ils connaissaient suffisamment Blueberry et son désir d'évasion pour tenter de se réhabiliter, c'était un risque minime. Quant à Guffie Palmer, Blueberry aurait pu filer vers le Mexique direct, mais l'envie de revoir cette brave femme et le désir de se poser un peu avant de repartir pouvait sembler logique.

En tout cas, le héro ici est un homme aux abois qui s'en remet au destin, plusieurs fois il se dit qu'il a été naïf de s'être laissé manipuler, il ne décide de rien, il est déchu une fois pour toutes de son statut, devenant un simple pion piégé dans le complot contre Grant. Le seul espoir est d'être peut-être sauvé par Guffie si elle peut parler à Grant qui fut 20 ans auparavant son amant alors qu'elle était jeune et belle; c'est une chance très faible.

J'ai donc adoré cet épisode qui en plus fait complètement sortir Blueberry du contexte de l'armée, il n'est plus un soldat mais un proscrit qui est confronté à des cerveaux diaboliques qui ont décidé de le sacrifier à leurs intérêts, et le personnage de Marmaduke alias Angel Face, qui va prendre toute sa stature ambiguë et machiavélique dans l'épisode suivant, se révèle déjà ici comme quelqu'un de trouble malgré son physique androgyne qui lui permet de se déguiser en femme sans problème. C'est du grand, du très grand western que nous avons là.

7 1 2016
   

Un très bon album. Un de plus.
J’y découvre un Blueberry sale, hirsute, les cheveux quasi ras, la barbe naissante, soumis aux vices d’un chef de pénitencier qui –lui aussi- est attiré par l’or. Je me doute bien que le héros va s’échapper mais les conditions de cette « fuite » semblent orchestrées (j’en aurai raison peu après). Et qui est là par la suite : cette bonne vieille Guffie Palmer dont j’apprends –BADABOUM- qu’elle a été fiancée à celui qui est devenu maintenant le président Grant. Aie, qu’est-ce les deux « lascars » vont contacter ?
Tout simplement l’assassinat de Grant par une très fine gâchette. D’action en action, Charlier va alors placer ses personnages dans diverses situations.
La main de Giraud est infaillible et une colorisation de très bon ton fait ressortir les divers intervenants.
Quasi tous sont ainsi réunis pour une grande confrontation dans l’album suivant. On peut admirer ici le ressenti des intervenants lesquels se dirigent quasi tous vers Durango, mangée par le soleil. Blueberry, ici, est vraiment un homme buriné au regard et à la mâchoire sombre –il me fait souvent penser à Lone Sloane, de Philippe Druillet- qui se sent comme « emporté » par la grande machination.
Mais, tout comme le lecteur, il pense qu’un « wait and see » pourra mieux éradiquer la menace.
Du grand art, distillé par petites touches, par un scénariste hors normes dont l’histoire est vraiment mise en valeur par un Giraud en très grande forme.
On pourrait penser cet opus « un peu plus calme », mais à bien y regarder, il offre une fois de plus au lecteur ce que ce dernier attend : une bonne histoire où l’on trouve… une bonne histoire. Vraiment bien fait.

23 5 2011
   

Après l'excellent triptyque précédent, ce nouvel album (qui s'inscrit tout de même dans la continuité de la série) me semble moins bon et moins bien construit.

Graphiquement, les premières pages de cet album sont irréprochables : la prison dans laquelle évolue Blueberry, le visage de Kelly en clair-obsucr, l'intérieur de Guffie, et jusqu'à Guffie elle-même... tout est travaillé, tout est atrocement réaliste. Jusqu'au physique de Guffie lui-même, personnage sympathique que l'on est content de retrouver, et pour qui "le poids des années" est une expression qui prend tout son sens.

Et pourtant, malgré cette introduction d'une efficacité imparable, j'ai trouvé que le scénario était moins bien construit que précédemment, et que Charlier avait sans doute imaginé un nouveau piège trop élaboré pour Blueberry. Un nouveau piège tellement compliqué que certains éléments le rendent moins crédible. Car si les méchants arrivent à leur fin dans les dernières pages de l'album, le déroulement du scénario repose sur trop de hasards pour qu'il soit crédible : même orienté par Cartridge, pourquoi Blueberry va-t-il chez Guffie, pourquoi cette dernière de le met-elle pas au courant directement, pourquoi les méchants ont-ils voulu "utiliser" ce personnage, pourquoi fallait-il que Blueberry soit impliqué (on aurait pu imaginer exactement le même attentat en faisant porter le chapeau à bien d'autres personnage) etc... le plan imaginé était très aléatoire et le fait que les choix de Blueberry le conduisent dans la gueule du loup est un peu compliqué à avaler. Jusqu'à cette relation intime entre Guffie et Grant, qui est un peu tirée par les cheveux.

Charlier est un admirable conteur, et on suit tout de même ce nouveau tome avec un intérêt croissant, mais le scénario, toujours très dense, souffre ici d'un manque de crédibilité.

11 5 2010
   

Un nouvel album qui commence le très bon cycle "Complot contre Grant". Il est en rapport direct avec le précédent cycle car Blueberry subit les conséquences de sa dernière aventure.

La couverture est réussie. Blueberry quitte son habit de soldat et son grade de lieutenant pour désormais se fondre dans la "faune" de l'ouest. A mon avis, le statut de hors la loi de Blueberry se caractérise par le rocher qui occupe la moitié de la couverture que Blueberry utilise pour se cacher. Il est harcelé, recherché, traqué et on le sent bien.

Le scénario, lié au précédent tome, met notre héros en très mauvaise posture. Blueberry est ici maltraité par ses anciens "amis". Accusé de bien des choses, c'est dans cette situation que le tome commence. Le début de l'histoire est déjà fort et éprouvant. On en vient à plaindre ce vieux Blueberry. Le scénario est une fois de plus très bien construit et le suspense est de retour dans ce tome. Même si il est en soit assez simple, il prend toute son ampleur dés le début et s'intensifie de plus en plus par la suite, mais on remarquera quelques petites lenteurs dans certaines situations. Le tout est jouissif, on prend un étonnant plaisir à lire cette aventure. L'ambiance est encore plus western que d'habitude et ça fait du bien de le ressentir à travers cette lecture.

Le dessin est toujours très bon voir peut-être un peu plus élaboré que dans le précédent tome. Les couleurs sont bien choisies et donnent une certaine vivacité à l'album.

Nouveau cycle, nouveaux personnages, c'est bien le cas ici. Beaucoup de nouveaux bonhommes apparaissent. Et ces personnages contribuent beaucoup à la qualité de cet album, même si la totalité de ces nouveaux venus sont tous d'odieux bandits mais très charismatiques.

Un excellent album aussi bon que le précédent excellent album et qui précède un autre album toujours aussi excellent !

A suivre avec "Angel Face"...

4 1 2010
   

Cet album met en place l’intrigue du nouveau cycle de Blueberry. Dois-je préciser que c’est du tout bon ? Même s’il se lit plus vite (moins dense ?) que les précédents.
Le hors-la-loi en question c’est notre héros. Car tout en attaquant une nouvelle intrigue, on est dans la continuité logique du cycle précédent qui plane sur toute cette histoire. Blueberry n’est pas encore lavé des dernières accusations qu’il se met encore une sale affaire sur le dos. Seule la touchante Guffy Palmer pourrait le faire réhabiliter et ce personnage réapparait en prenant toute son ampleur, au sens propre comme au figuré.
Le ton comme le dessin devient plus dur. Comme l’âme de Blueberry profondément marqué par sa dernière aventure.
Les auteurs arrivent à nous faire ressentir le côté sombre de ce récit, et à instaurer un malaise tout à fait adéquat. Blueb. subit plus qu’il ne maitrise (et c’est la 1ere fois) et ce n’est que lorsqu’il comprend dans quoi il est tombé (dernier ¼) qu’il commence à peine à reprendre les rênes.
Mais jusque là, comme lui, on sent que quelque chose se trame, que Kelly à un truc en tête mais quoi ? Il a fait en sorte que Mike soit transféré mais a-t-il prévu aussi son évasion ? Et l’attaque du train en fait-elle partie ou est-ce une coïncidence ? Kelly suit un plan personnel ou pour le gouvernement ? L’or des confédérés (ép.13, 14 et 15) en est-il le motif ou est-ce autre chose ? On est tenus en haleine de bout en bout.
Là dessus, le dessin de Giraud, encore plus réaliste est irréprochable. Ses décors sont à tomber par terre (ex : p.22 et le superbe nocturne p.24), d'autant plus que le choix des couleurs est en net progrès par rapport à "ballade pour...."
La suite s’annonce donc passionnante.

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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7 1 2009
   

UN CHEF-D'OEUVRE !!! Pour ma part (et pour l'instant (je n'ai pas terminé la série^^)), ce tome 16 se place 4ème sur la liste des meilleurs "Blueberry", derrière le 12, le 15 puis, enfin, tout en haut, le 17, album auquel toute l'histoire de ce 16ème opus mène !! La colorisation est en effet enfin de qualité tout au long de l'album, ce qui rend les dessins de Giraud encore plus magnifiques que dans les 15 premiers albums !!
J'ai pour ma part adoré l'ambiance de cet album, pesante et inquiétante, plus que dans "Le Spectre Aux Balles d'Or", et pourtant cette ambiance sera encore accentuée dans le tome 17 !!
En effet, les 2 seuls personnages déjà connus avant cet album (et aussi les 2 héros de l'histoire), à savoir Blueberry et Guffie Palmer, sont bien mal en point, et on ne sait qui est le mystérieux chef de la Conspiration dont Blueberry est le jouet (même si j'ai ma petite idée sur le sujet^^). Le plan de Blake et Kelly est en plus bien ficelé (même s'il y a une petite faiblesse, comme on l'a remarqué plus bas) et le personnage d'Angel Face est somme toute assez terrifiant (voir la séquence de son entraînement).
En bref, un excellent album, très professionel !

17 12 2006
   

Les deux albums qui viennent marquent, à mon avis, l’aspect paroxystique de la série. Dans le hors-la-loi, Blueberry est suspecté d’avoir volé l’or des confédérés. Il se retrouve libéré en tombant dans une embuscade tendue par des truands.
Blueberry est vraiment seul contre tous, dans ce tome. On est content de retrouver Guffie Palmer qui essayera d’aider Blueberry. Mais de nouveaux personnages inquiétants font leur apparition, notamment le dénommé Angel Face.
Décidément Charlier a le don de créer des personnages tout à fait atypiques. Une nouvelle fois, Blueberry est au cœur d’une grande machination. On en vient à se demander quand ses ennuis s'arrêteront.