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Tome 7 : Le cheval de fer
 

Blueberry, tome 7 : Le cheval de fer

 
 

Résumé

Blueberry, tome 7 : Le cheval de ferAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 7 : Le cheval de fer, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 7 : Le cheval de ferAprès le one-shot de "L'homme à l'étoile d'argent", Charlier et Giraud reviennent à un projet plus ambitieux et se consacrent à l'un des thèmes incontournables de la conquête de l'ouest : la mise en place du chemin de fer au moment de la révolution industrielle. Les amateurs de Lucky Luke ont déjà eu la version de Goscinny : il leur reste à découvrir celle de Charlier, forcément moins parodique.

J'ai déjà eu l'occasion de chroniquer plusieurs tomes de Blueberry et de vanter les qualités de conteur de Charlier. Rien ne change avec ce septième épisode : densité du récit, goût des petites scènes qui en disent long sur le caractère d'un personnage (Blueberry et Skinny), sens de l'action (scène des bisons), qualité des personnages secondaires (le fameux Steelfingers fait ici son apparition, histoire de remplacer le fourbe Quanah du premier cycle).

Lire un Blueberry, c'est donc découvrir un scénario rigoureux et bien construit, qui ne se gêne pas pour faire du bon vieux western. Sans doute y aura-t-il des allergiques au genre ou des hyper-modernes qui jugeront que le western est dépassé à l'ère des clés USB et des blockbusters. Gageons qu'il y aura aussi de nombreux bédéphiles qui seront happés par ces histoires viriles et aventureuses ; pour ma part, j'ai découvert Blueberry sur le tard et mon grand intérêt pour cette série n'a donc rien de nostalgique. Preuve de la qualité persistante de cette oeuvre, malgré les décennies écoulées depuis sa parution.

Et puis, il y a le dessin de Giraud. Plusieurs cases sont sacrément belles, et l'ensemble est à un niveau de maîtrise qui fera bien des jaloux. Dans le genre réaliste, il y a peu de signatures qui pourraient prétendre faire mieux.

Ce nouveau cycle s'annonce passionnant. Le huitième tome s'intitule "L'homme au poing d'acier" : Blueberry n'en a décidément pas fini avec son nouvel adversaire, le fascinant Steelfingers. Il est évident que l'on sera au rendez-vous de leur prochaine confrontation.


Chronique rédigée par Jean Loup le 15/02/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Janvier 1970

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 7 : Le cheval de fer, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

L’épopée du « Cheval de Fer »…. Et en plusieurs tomes. Ca promet !
Ouverture du premier album : déjà, on en prend plein la vue avec un grand dessin et un « petit » résumé de Charlier qui plante bien l’action. Et il y en aura !
Rapidement aussi, mise en place de Red Neck, lequel épaulera bien Blueberry dans les albums qui suivent.
Hormis les premières pages qui mettent la situation générale en place, et ensuite qui prêtent à (sou)rire, on entre dans le vif du sujet. Et là, bardaf, un « méchant » plus vrai que nature qui va tout faire pour que la ligne « nordiste » perde le trajet qu’elle se crée dans les plaines et diverses facéties et dame nature. « Steelfinger » -c’est son surnom- est un « méchant », et un vrai.
Qui plus est, ce dernier joue sur plusieurs tableaux ; ce qui permet à Charlier d’ici concocter une histoire à tiroirs sans que l’on sache exactement lequel va s’ouvrir ET sur quoi. On passe ainsi d’un décor à un autre, d’une action suivie d’autres sans que l’œil du lecteur ne se repaisse une seconde.
Du grand art de la narration avec, de sus, un dessin de plus en plus ferme ; aux intervenants bien « tenus » tant au repos que tiraillant à toute volée. A nouveau une grosse documentation « couvre » les divers sites, les mentalités diverses, le modus vivendi de l’époque.
Un très bon album !

13 3 2014
   

Le chemin de fer est un des thèmes majeurs au cinéma. Avec cet album et le suivant, le train joue le rôle principal, il est au centre des passions que déclenche l'installation de la ligne transcontinentale. Le train est là pour être attaqué, que ce soit par les Indiens qui résistent comme ils peuvent à l'annexion de leur territoire, ou par des bandits qui veulent s'emparer de ce qu'il transporte ; Charlier mêle les 2 thèmes dans ce nouveau cycle consacré aux guerres indiennes, tout en évoquant brièvement les enjeux financiers colossaux qui excitent les spéculateurs, les politiciens et les hommes d'affaires aux méthodes condamnables. Mais au-dela de cet aspect, Charlier choisit avant tout le divertissement en mettant au service du lecteur son formidable talent de feuilletoniste.

L'un de ses atouts, c'est de gommer l'impression de déjà-vu, tout dépend de la sauce qu'on met autour, car ici, ce cycle fabuleux sur les guerres indiennes peut rappeler le premier cycle aussi fabuleux qui avait ouvert la série sur Fort Navajo. Or, Charlier étend son récit sur plusieurs albums (ici 4) en articulant l'intrigue autour de ce qu'on peut appeler le but lointain ; il s'agit de nouer une intrigue très vague, mais à longue portée dont l'idée de départ est suffisamment ouverte pour permettre d'étirer l'histoire à l'infini, d'introduire digressions et rebondissements tout en ne perdant pas de vue le but lointain (ici, ramener la paix, tout en permettant au progrès d'avancer). Et Charlier y parvient merveilleusement en se servant du contexte historique (le chemin de fer et les tensions avec les Indiens), en impliquant des chefs indiens prestigieux comme ici Red Cloud et Sitting Bull, et surtout en organisant encore son récit savamment de façon à créer une sorte de situation inextricable, comme dans le premier cycle.

Pour animer tout ça, il introduit de nouveaux personnages : le pisteur Red Neck Wooley (qui va s'attacher aux pas du héros à l'instar de Jimmy McClure), et surtout un méchant de taille avec Jethro Steelfingers, qui remplace Quanah, même s'il n'est pas aussi empli de haine que celui-ci, mais presque aussi vicieux. Le récit est donc très dense, bourré de scènes d'action et de moments tendus et à suspense qui procurent un plaisir rare au lecteur embringué avec délice dans cette histoire.
De son côté, j'ai trouvé McClure moins agaçant et moins attiré vers l'alcool, se révélant même déterminant dans certaines séquences : il sauve la mise de Blueberry dans le saloon, et a une bonne idée dans la passe de Thunder Creek avec les bâtons de dynamite dans les arbres.

Au dessin Gir va se révéler avec ce cycle ; il parviendra à la maturité graphique au cours de ce cycle et on identifiera bientôt une image signée Gir, démarquée enfin du style de Jijé. Les 3-4 premières pages de l'album ne sont pas terribles, le trait est changeant et épais, pour retrouver ensuite sa vigueur dès l'attaque cheyenne où Blueberry retrouve McClure. Gir utilise tantôt la plume ou l'encrage au pinceau, ce qui occasionne ces différences, notamment dans le traitement des hachures qui aboutit parfois à une surcharge et qui rend parfois l'image difficilement lisible ; Gir s'en aperçoit et son trait redevient plus aéré, de même que ses gros plans de visage du héros sont excellents, j'apprécie particulièrement celui du bas de page 14.

Voici donc un album d'exception qui ouvre un cycle aussi passionnant que celui de Fort Navajo, et qu'on déguste avec délectation en se jetant sur la suite.

29 4 2011
   

Après un tome qui me semblait un peu étriqué pour le personnage de Blueberry, voilà que l'on renoue selon moi avec la qualité des premiers tomes. Charlier nous offre ici une belle synthèse de ce qui a été fait jusqu'à présent, en reprenant l'idée d'un Blueberry s'opposant à des civils un peu récalcitrants (trame du tome 6), et en réintégrant un fonds de guerre indienne (trame des tome 1 à 5). La coexistence de ces deux éléments est assez bien vue, amène une grande variété des situations, même si on peu craindre en fin d'album un certaine redite avec le premier cycle.

Les personnages qui s'opposent à Blueberry sont véritablement travaillés, tout comme ses alliés d'ailleurs, et le contexte de la création du chemin de fer dans l'Ouest est également une bonne idée et le sujet est plutôt exploité brillament. Encore une fois, le rythme imposé par Charlier est exigeant, le récit est dense et sans temps mort. C'est une très bonne introduction à une situation complexe qui est ici développée, avec ce qu'il faut de tricherie, de bagarre, d'affrontement au révolver, et de manigances pour la rendre particulièrement intéressante. On retrouve par hasard un McClure égal à lui-même et assurant cette légéreté qui manque parfois à Blueberry.

Encore un album qui ne fait pas son âge...

11 5 2010
   

Le premier album du troisième cycle de la série nommé "Cheval de Fer". Le one-shot "L'homme à l'étoile d'argent" étant considéré comme un cycle sous le nom de "Blueberry Shériff".

La couverture parle d'elle même, en accord parfait avec le titre. La locomotive est très belle, très détaillée et les indiens la poursuivant annoncent de nouveaux problèmes pour Blueberry, une fois de plus. Une couverture réussie.

Le scénario invite Blueberry dans une nouvelle aventure sous un cadre historique : l'avancée technologique grâce au "cheval de fer". Le scénario est bien construit mais possède quelques faiblesses et lenteurs dans sa progression. L'album vaut surtout pour ses scènes d'action qui sont vraiment époustouflantes et qui font la grande force de ce tome. Globalement, la lecture est très agréable et on retrouve Blueberry plus en contact avec les siens que dans le premier cycle "Les Premières Guerres Indiennes".

Le dessin est toujours très bon même si on est encore au début de la série. Les plaines et les forêts de l'ouest sont superbes et les couleurs bien choisies, correspondent parfaitement à l'album.

De nouveaux personnages apparaissent pour ce début de cycle. Rien de véritablement innovant à part le retour de McClure et l'apparition d'un protagoniste qui deviendra récurrent par la suite, le génial Red Neck. On note également la venue d'un nouveau méchant très bien pensé, Jethro "Steelfingers" Diamond qui donnera son surnom au titre du prochain tome.

Un bon album qui, même s'il est très satisfaisant, est à mon avis le moins bon du cycle. Attention je ne dis pas qu'il est au mauvais bien au contraire ! Je vous conseille d'ailleurs de le lire ça en vaut très largement la peine.

A suivre avec "L'homme au poing d'acier"...

19 12 2009
   

Début du 2ème gros cycle de la série, centré cette fois sur la construction du chemin de fer.
C’est bien sûr excellent, comme nous y habituent les deux auteurs. Et là encore, on chevauchera aux côtés de Blueberry pour éviter un désastre annoncé. Un drame indien inévitable puisqu’historique.
Un nouvel ennemi mortel fait son apparition : Jethro Steelfinger, l’homme au poing d’acier du prochain tome. Et pour l’occasion, un autre compère se joint à Mike et Jimmy : Red neck Wooley, un coureur de pistes plus fiable que le vieux Mac, même si ce dernier reste encore très efficace.
Mike rencontre aussi Sitting-bull et Red Cloud, célèbres chefs Sioux. Eh oui, il a quitté le territoire des Apaches de Géronimo pour celui de ces magnifiques indiens des plaines.
Nouvelles têtes et nouveau décor, donc, pour le meilleur, pas pour le pire.

Par contre, côté construction de l’histoire, ça sent le réchauffé !
D’abord, la façon dont Red Neck sort Mike de fort Navajo rappelle furieusement ce qu’à fait Mc Clure dans « l’homme à l’étoile… ». Ensuite on retrouve des indiens censés être en paix victimes d’une énième injustice, (on enrage, on enrage !) et poussés à la guerre par des blancs idiots ou calculateurs. Mike se propose pour aller négocier avec les peaux rouges pour « éteindre l’incendie » en mettant vie et honneur en jeu.
Là dessus, il y a quelques facilités et hasards heureux : Red et Mike devinent un peu vite les motivations des tueurs de bisons. Et tomber sur Jimmy par hasard dans l’immensité de l’ouest c’est un peu fort.
Mais c’est quand même un régal de lecture classique et efficace.

Je trouve le dessin un peu irrégulier d’une page à l’autre. Trait épais/trait fin. Tons clairs/tons sombres. Couleurs parfois fades. Textes explicatifs difficilement lisibles. Gir (qui commence à signer Giraud) semble être dans une période ou il se cherche. En tout cas il s’éloigne de plus en plus du style Jijé.

Malgré toutes ces remarques négatives de chicaneur, je ne peux que recommander la lecture de ce classique et je me jette illico sur la suite.

un bdphile :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,50
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16 11 2008
   

Ce 7ème tome de Blueberry nous plonge dans un nouveau cycle, encore meilleur que le précédent, car ce sera ici un sans-faute (pour ma part, je trouve que ce tome 7 est le moins bon du Cycle II, c'est dire !). On a au départ l'impression que ça fait redite par rapport aux 5 premiers tomes, mais cette impression sera bien vite balayée dans le tome 8 : l'excellent "Homme Au Poing d'Acier".
Blueberry rencontre son 2ème grand ennemi, Jethro Steelfingers, dont le machiavélisme sera développé dans les 2 albums suivants. En effet, ici, l'ingénieur Lewis, son commanditaire, le traite souvent d'idiot, ce qui nuit à son personnage de méchant du Cycle.
Bref, la situation ne demande qu'à exploser dans ce tome 7, et elle explosera, pour notre plus grand plaisir.
Au dessin, Giraud nous fait des merveilles (mention spéciale à l'évasion de Steelfingers), mais ce n'est encore rien comparé à ce qu'il va nous faire à partir du tome 10, le sublime "Général Tête-Jaune", qui bouclera ce Cycle II en beauté !!

26 7 2007
   

Encore un excellent album de la série, où les auteurs racontent donc à leur manière l'épopée du cheval de fer. C'est parfait au niveau scénario comme au niveau dessin, le seul bémol étant peut-être l'encrage, qui est désastreux dans certaines éditions, dont la mienne. Il est navrant de constater à quel point Blueberry passe de simplement mal rasé à complètement barbu, et certaines bulles sont illisibles (mais on arrive quand m^me à deviner le sens général) faute d'impression correcte des caractères.

Ce qui est particulièrement interessant dans cet album, c'est qu'il initie un cycle en quatre tomes, dont le dernier n'est autre que le fameux "Géneral Tête Jaune", un must de la série. C'est donc une occasion particulièrement bonne de découvrir la série si besoin est. Pour ceux qui connaissent déjà, il est interessant de remarquer à quel point le scénario renoue avec le premier cycle des guerres Indiennes, tout en renouvelant le genre. En effet, dans ce premier cycle, les Indiens étaient vraiment coupables, les soldats se sont trompés de tribu. Ici, les Indiens sont non seulement innocents, mais en plus spoliés, broyés par la machine infernale du progrès. On y apprends même que certains ont tentés d'attraper une locomotive au lasso. Pauvres sauvages victimes de la civilisation.

Et puis il y la première apparition de "Red Neck" Wooley (nom à retenir pour les concours, il n'est cité qu'une fois au début de l'album, et jamais plus dans toute la série), qui deviendra, avec Jimmy Mac Clure, le compagnon inséparable du cycle de l'or des confédérés. C'est même étonnant de voir à quel point ce personnage vieillira vite alors qu'on aurait pu le croire du même âge que Blueberry dans cet album. Il faut croire que non.

Le personnage de Steelfinger aussi est interessant, car il monopolise l'attention du lecteur qui voit en lui un rival du héros. Sa main d'acier lui donne un avantage certain, que Blueberry aura bien du mal à surmonter. Mais il n'est pas seul, et le scénario nous laisse présager bien des rebondissement que l'on déguste comme une mise en bouche dans un restaurant de grand standing.

Donnons aussi quelques lauriers aux dessins qui les méritent amplement. Giraud nous campe des décors hallucinant, des détails criant de vérité, entre une charge de bisons et un pont suspendu en flammes qui n'attends que le passage de la locomotive pour s'écrouler, tout est là pour nous faire vivre l'action, à tel point qu'on croirait visionner un film, et j'éxagère à peine. Complètement débarassé, ou presque, de l'empreinte du maître Jijé, on a enfin le plaisir de découvrir les vraies "gueules" de l'ouest, notamment Comstock, grand rival de Buffalo Bill, qui s'illustrèrent tous les deux dans le massacre - stupide - des bisons.

Un album que l'on peut qualifier d'indispensable, surtout parce qu'il ouvre l'un des meilleurs cycle de la saga Blueberry.

15 12 2006
   

Début du très bon cycle du cheval de fer qui raconte la rivalité qui opposa les compagnies de la western et de l'union Pacific pour la construction du rail vers l'ouest.
On y découvre un Blueberry de plus en plus à la limite de l'insubordination qui fait face à un ennemi redoutable Jethro Steelfingers, l'homme à la main d'acier. Ce personnage est une très belle création de Charlier et Giraud. Autre personnage important : le général Dodge qui sera un des fidèles alliés de Blueberry dans des situations délicates.
La série commence à atteindre sa maturité ; autant le premier cycle pouvait paraître un peu répétitif, autant celui-ci est efficace. On ne s'ennuie pas une minute, Charlier plonge à chaque fois Blueberry dans des situations très compliquées et le suspense joue à fond.