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Tome 20 : La tribu fantôme
 

Blueberry, tome 20 : La tribu fantôme

 
 

Résumé

Blueberry, tome 20 : La tribu fantômeAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 20 : La tribu fantôme, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Blueberry, tome 20 : La tribu fantômeLa couverture de l'album, magnifique, en dit long sur la qualité de ce que l'on trouve à l'intérieur. Sur un soleil couchant, quelques cavaliers que l'on devine Navajos, ou pour le moins indiens, évoluent à travers les cactus, symbole de la terre promise Mexicaine. A l'intérieur, Charlier et Giraud sortent une fois de plus le grand jeu. Scénario en béton, immages sublimes, décors somptueux, un exemple du genre à montrer dans toutes les écoles.

Et pourtant, le lecteur blasé qui a déjà lu tant de merveilles s'étonne: pourquoi tant d'inégalité aux fil des pages ? Le scénario en béton s'effritte sous l'examen attentif. Par exemple, lors de l'évasion de Cochise, tous les soldats de garde sont assomés au moyen d'une massue au bout d'une flèche, tirée par un arc, donc. Non seulement aucun guerrier ne rate sa cible, mais toutes les sentinnelles sont assomées sur le coup. Bien pratique lorsqu'on veut laisser le héros propre de tout bain de sang.... Et lors de la confrontation finale, le chef de guerre Navajo s'égosille: "les chevaux ! Tsi-na-pah à dit: visez les chevaux!" . Donc, si un Indien tue un blanc, ce ne sera pas la faute de Blueberry. Un peu manichéen, tout ça, non ?

Et pourquoi aussi tant d'inégalité dans les plans ? Giraud semble avoir baclé les plans rapprochés, les personnages devenant plus une caricature qu'autre chose, alors que les vues de loin sont toujours aussi fouillées, détaillées ....

Quand au scénario général, le lecteur ne pourra s'empêcher de penser qu'il aura fallu trois albums pour en arriver là: Blueberry enfin libre de parcourir le Mexique à la recherche de Vigo, le seul homme qui puisse l'innocenter, ou, en fait, lui donner des preuves de son innocence, mais ça, Blueberry ne le sait pas encore ......


Chronique rédigée par Mike2a le 10/07/2005
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.71
Dépôt légal : Mars 1982

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 20 : La tribu fantôme, lui attribuant une note moyenne de 3,71/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

27 3 2016
   

Ce 3ème album qui clôt ce cycle de "la Fin de la nation Apache" pourrait sembler le moins intéressant des 3 qui le composent, il y a encore des épisodes auréolés d'une chance incroyable, quelques facilités scénaristiques, ou encore des scènes peu crédibles, comme celle du vol de l'argent par une bande d'outlaws ; comment 2 vieux briscards comme McClure et Red arrivent-ils à se faire piéger ainsi ? Certes, ça restera comme un cycle moins fort que ceux des guerres indiennes, mais à y regarder de plus près, je trouve finalement qu'il n'est pas si mal que ça, Blueberry y fait encore preuve de sa science du stratagème, et l'album comporte de bonnes séquences, dont celle du canyon où il piège tous les gars de Hicock est l'une des meilleures avec celle de l'évasion de San Carlos. Cochise trouvera une mort digne d'un grand chef, et Blueberry a tenu son serment qu'il lui avait fait, à savoir mettre la tribu en lieu sûr au Mexique. Toutes ces péripéties font que Charlier comme à son habitude arrive à une dernière page encore un peu rapide où le héros cesse la chasse aux crapules de Hicock, trouve cette vieille saloperie d'Eggskull crevée et punie par la nature, et fait ses adieux à Vittorio et à Chini satisfait du devoir accompli, avant de filer vers le Mexique aussi en sens opposé escorté de ses 2 vieux compagnons pour retrouver Vigo. Ouf !

De son côté, Gir qui déjà dans l'album précédent avait bousculé sa mise en page et tenté de nouvelles expériences graphiques, poursuit dans cette voie, cet album étant la continuation directe des dernières pages de la Longue marche, mais le découpage s'est assagi et les bulles ont retrouvé des proportions plus normales. Côté dessin, il n'emploie pratiquement plus les aplats noirs, il modèle les rochers et les paysages à la plume (c'est flagrant dans l'épisode du canyon) qui donne un rendu plus délicat, une stylisation de l'image qui rappelle à l'évidence le travail qu'il faisait à la même époque sous son pseudo de Moebius, mais il peut aussi utiliser un mix des 2 techniques (comme dans la superbe grande image de la première page). L'album comporte aussi un nombre assez important de panoramiques et de cases très larges où les personnages sont noyés par le décor, notamment pages 5, 6, 9, 13, 15, 23, 24.

Un bon album, contrairement à l'idée première que j'en avais, et de toute façon, comme je l'ai dit ailleurs, aucun "Blueberry" n'est d'un niveau passable, tous sont excellents, avec parfois quelques faiblesses, tandis que certains sont exceptionnels.

8 1 2016
   

Curieux album car le dessin des premières pages est totalement différent de ce que j’avais connu.
Le trait de Giraud est comme épuré.
Modus vivendi, costumes et –surtout- hommes semblent ici réduits à une simple expression. Curieux MAIS j’ai devant les yeux une autre vision de ce qu’a pu être l’univers de Giraud ; et TOUT s’y retrouve.
L’ensemble n’est pas fait pour me déplaire, que nenni MAIS : c’est comme s’il « manquait » un petit quelque chose.
L’album ?.. une énième fuite de Blueberry, des Apaches où le dessin de Giraud donne sa pleine mesure dans les décors MAIS pour un scénario qui se traîne un petit peu.
La fin est quand même dantesque et les dernières pages « éclatent » réellement sous l’œil ravi du lecteur.
Une véritable et grande bagarre va se déployer, sous des tons chauds qui mettent vraiment « le feu » à ce qu’on lit.
On y apprend aussi la mort d’Eggskull et, une fois de plus, ce n’est pas lors d’un duel ou d’une confrontation avec le héros ; ici ce sont des éléments extérieurs qui vont provoquer la fin de ce terrible tueur.
Bien aimé le tome MAIS : Charlier y a été ici d’une sorte de « détour » qui n’est pas fait pour me déplaire, loin de là, mais qui n’apporte pas grand- chose aux débuts de l’histoire narrée. L’épisode « indiens » semble ici se terminer.
Album bien réalisé, c’est vrai, mais il y a comme un manque de prouesses scénaristiques auxquelles Charlier m’avait habitué.

25 5 2011
   

Le début de cet album est assez bien construit et prenant : il faut dire que cette ambiance de réserve indienne embrumée et obscure y est pour beaucoup. C'est sur cette première partie d'ailleurs que le titre de l'album prend tout son sens, la seconde correspondrait plus à "la longue marche" annoncée dans le titre précédent. L'évasion depuis la réserve indienne est bien prenante même si on y trouve quelques longueurs, notamment dans les efforts déployés par Blueberry pour envoyer toutes les armées vers une mauvaise direction.

J'ai bien aimé que McClure et redneck reprennent une part active dans le récit : ces deux personnages ont eu du mal, dans le tome précédent, à réaffirmer leur rôle dans la série. Ici, ils assurent le ravitaillement du convoi d'Indiens, et je trouve que ce rôle leur convient bien. En revanche, l'attaque dont ils font l'objet me semble un peu déplacée et un peu parachutée dans l'histoire.

Le rôle d'Eggskull est de même difficilement cernable dans l'histoire, seul contre tous, il a compris le plan de Blueberry. Idem, l'enchaînement avec le train de Hicook est un petit peu laborieux.

Malgré ces quelques éléments, on passe un agréable moment de lecture, Charlier sait y faire avec cette histoire de course poursuite qui n'est pas sans en rappeler d'autres de la série. Les situations tendues sont toujours bien amenées et finalement on se prend au jeu.
Les dessins font toujours mouche, ce réalisme dans les détails étant toujours aussi poussé.

On sent qu'avec la fin de cette histoire, les aventures de Blueberry vont reprendre leur cours normal : notre héros doit toujours retrouver Vigo qui doit l'innocenter du vol du trésor des confédérés. Si ma compréhension est exacte, ce qu'il reste d'Angel Face, ou encore Kelly peuvent l'innocenter de la tentative d'assassinat du général Grant. revenir à ces intrigues ne sera pas pour me déplaire, le triptyque présenté ici, bien qu'ayant apporté son lot d'actions et de suspens (et aussi de réconciliations), a eu du mal à s'inscrire dans la trame générale. En effet, on peut toujours se demander pourquoi Blueberry est resté 2 ans auprès de Cochise plutôt que de se carapater rapidement au Mexique pour prouver son innocence.

13 5 2010
   

Troisième et dernier album du cycle "Blueberry Fugitif". Il est la suite de "La longue marche".

La couverture est superbe. Le crépuscule s'abattant sur le champ de cactus et sur la terre obscure représente le statut des indiens dans cet album qui s'était à peu près confirmé depuis le début du cycle : ce sont des fantômes préférant le noir pour agir. Les couleurs sont réussies.

Le scénario suit son cours et cette fois-ci, c'est bien plus rythmé que dans le précédent tome. Il se passe plus de chose, on sent un peu plus d'émotion. Ca revient au même ton que "Nez Cassé". On sent tout de même quelques lenteurs assez inutiles dans quelques situations. Mais ces dernières sont à mon avis plus amusantes que précédemment. On alterne entre scènes indiennes et autres plus western servies en particulier par les personnages secondaires. Ces scènes là donnent un "plus" très appréciable à l'album. Il reste quelques petits défauts dans le déroulement de l'histoire mais ça reste acceptable et jouissif. Bref une histoire qui marche et qui défoule bien d'après moi.

Le dessin est toujours très bon. Cette fois les couleurs sont meilleures que dans "La longue marche" et c'est plus varié, on a un peu de tout et c'est très beau. Pour une fois ce sont les couleurs qui sont la grande force de l'album. Bref rien à redire c'est parfait.

Les personnages sont toujours les même avec quelques situations qui font intervenir des personnages très secondaires mais ça ne change rien à la qualité. On obtient de certains ce qu'on voulait qu'ils accomplissent dans ce tome. On reste presque ému devant la disparition d'un protagoniste en particulier...

Un album un ton au-dessus du précédent qui conclut bien le cycle et qui annonce une nouvelle aventure prochainement pour Blueberry...

9 1 2010
   

Suite de l'évasion de la tribu Navajo orchestrée par Blueberry. Le dessin de Giraud est toujours magnifique de précision et de clarté. La couleur : superbe aussi. Mais on notera un début d'évolution dans son graphisme (encore), particulièrement les 3 premières pages (était-ce juste un essai?) où le style Moebius ressort. Ensuite on revient au style précédent.
Cet album est plus optimiste, Mike arrive enfin à se faire entendre par les jeunes indiens fougueux et son plan semble se dérouler sans accrocs. Il arrive à rouler tout le monde, sauf Eggskull qui s’accroche comme une teigne. Mais il faut reconnaitre que l’on se perd un peu dans son plan d’intox. Entre les différentes villes, les directions prises, les armées en mouvement….Je crois bien que Charlier lui-même s’est mélangé les pinceaux à la boussole ! Ce ne serait pas la 1ere fois.
Wild Bill Hickock, qui est absent une bonne moitié du récit n’aura pas été aussi redoutable qu’on aurait put le craindre. Les auteurs on préféré le ridiculiser.
Il y a aussi des noms qui reviennent (par facilité) : un vieil indien Little snake quand il y avait déjà un Petit serpent dans le tome précédent. Et un Bascom qui poursuit Jimmy et Red pour les détrousser : rappelez vous, c’est un Bascom qui a voulu piéger Cochise dans le tome 1 et qui a provoqué une guerre indienne. (Faits authentiques dans les moindres détails !)
Bon, le sentiment qu’on a à la fin de cette lecture c’est que la boucle est en train de se boucler. Mike va retourner au Mexique où tout à commencé pour retrouver Vigo et se faire innocenter.
Cela reste très bon, mais je sens qu’on s’éloigne album après album des sommets atteints quelques tomes plus tôt.

18 12 2006
   

Dernière partie du cycle de Blueberry indien ; un bon album, comme le précédent qui permet de mieux définir la personnalité du lieutenant.
Ce cycle peut paraître, pour certains, moins bon que les précédents ; il n’en est pas moins à mon avis fondamental. Blueberry semble avoir trouvé l’apaisement auprès de la tribu apache.
Il est cependant très attaché à son honneur qu’il veut à tout prix défendre. Blueberry sort de ce cycle grandi, il a sauvé le peuple apache de la menace de l’homme blanc. On est loin des premiers albums qui montraient des luttes entre Indiens et Blancs beaucoup plus classiques.