46 508 Avis BD |20 168 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 9 : La piste des Sioux
 

Blueberry, tome 9 : La piste des Sioux

 
 

Résumé

Blueberry, tome 9 : La piste des SiouxAfin d'acceder au résumé de Blueberry, tome 9 : La piste des Sioux, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Blueberry, tome 9 : La piste des SiouxSuite de la saga du chemin de fer. "L'homme au poing d'acier", le huitième tome, était excellent (l'attaque du convoi, quel régal !). "La piste des Sioux", s'il est moins exceptionnel, ne démérite pas par rapport au reste de la série qui est une valeur sûre du western.

On retrouve dans ce volume tout ce qui rend la série attachante : qualité et densité du scénario, sens de l'action, personnages soignés, méchant haïssable à souhait (encore Steelfingers, une des figures marquantes de la série), suspense et rebondissements. Il n'y a pas de scène d'anthologie comme l'attaque du convoi du tome huit ou le raid dans la mine du "Cavalier perdu", mais l'ensemble est prenant, haletant même : on ne s'ennuie pas et on attend avec impatience le dixième tome.

Rappelons qu'au dessin se trouve le pinceau quasiment légendaire de Jean Giraud, qui, par son réalisme et sa qualité, a fait de son auteur une des figures incontournables du neuvième art. Très différent de ce qu'il a réalisé sous son pseudonyme de Moebius (la série "L'Incal", notamment), le trait de Giraud devrait satisfaire les plus exigeants.

Encore un bon album pour une série dont la qualité générale est assez bluffante.


Chronique rédigée par Jean Loup le 27/02/2005
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de Jean LoupReflet de l'avatar de Jean Loup
Statistiques posteur :
  • 1313 (63,80 %)
  • 390 (18,95 %)
  • 355 (17,25 %)
  • Total : 2058 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 11,40 11,40 11,40
Acheter d'occasion : 6,40
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.56
Dépôt légal : Janvier 1971

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Blueberry, tome 9 : La piste des Sioux, lui attribuant une note moyenne de 4,56/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 1 2016
   

Dès l’ouverture de ce tome : paf, plein la figure, avec ce déferlement de « rouges ».
Et, suite à un retournement de situation dont Charlier a le secret, c’est la fuite de « Steelfingers », et ce qui reste de sa bande, devant les Indiens médusés.
Ensuite ?... ben… un western « normal » avec le lieutenant qui s’en va, sa nouvelle arrestation par Jethro ans co., de l’argent sudiste sur lui trouvé..
MAIS : la grande trouvaille est l’interception de Steelfingers (après que sa bande ait été liquidée) par Sitting Bull et ses braves ET, surtout, la main d’acier ensuite pendue au cou comme un trophée.
Le lecteur que je suis croit à la fin de l’histoire : les Peaux-Rouges se retirent, l’argent est rendu aux Nordistes par Sitting Bull. On se dirige vers un « happy-end ». Que nenni !
Charlier sort alors une carte dont il a le secret : une forte troupe, bien armée, mené » par un « casseur » d’Indiens est en route.
Et c’est reparti pour un nouveau tome qui, lui, sera « explosif ». Une fois de plus, tout est ici détaillé, les faits se tiennent et –grand conteur- le scénariste parvient –grâce au dessin de Giraud-à faire rebondir une action dans laquelle nombre de pages sentent la poudre.
C’est tout bon, une fois de plus, et surtout bien amené. On se prend littéralement au jeu, dans le véritable imbroglio créé et je sors content de cette lecture.
Un bon tome dans lequel Blueberry a VRAIMENT des traits et une posture adultes. Que c’est –encore- bien fait !

14 3 2014
   

3ème segment de ce cycle exceptionnel sur les guerres indiennes, l'album s'ouvre par une très belle pleine page sur une charge indienne et un texte abondant de Charlier qui résume les 2 épisodes précédents ; c'est encore un album fabuleux où Charlier donne libre cours à ses dialogues pléthoriques, mais ça n'handicape pas du tout le récit dont l'intensité ne faiblit jamais, et avec toujours le procédé des situations inextricables à la Charlier. Ici, Blueberry parvient après bien des embûches à négocier une paix qu'on devine précaire dès l'entrée en scène d'un personnage tête de mule : le général Allister, qui arrive dans les dernières pages et qui révèle déjà son caractère haineux et raciste, décidé à casser du Rouge ; cette promesse de paix n'a donc pour lui aucune valeur, et cette entrée conditionne pour l'album suivant.

Charlier insiste sur le rôle déterminant de Red Neck qui s'avèrera à l'avenir comme un personnage essentiel de la série, à l'égal de Jimmy McClure. Il accentue la fourberie de Jethro qui ici n'est plus l'homme de main de la compagnie rivale de l'U.P. mais qui en est réduit à n'être qu'un vulgaire voleur avide d'argent, et qui en plus a l'âme noire du tueur qui descend tous ses complices pour garder le magot ; je regrette que les auteurs ne nous montre pas sa mort face à Sitting Bull, comme dans Tonnerre à l'Ouest, lorsqu'ils avaient occulté la mort de Bascom.

Gir s'essaie un peu à un nouveau style, adoptant un style plus aéré, enlevé, plus nerveux, où les décors sont simplifiés, le dessin gagne en vigueur et colle à l'action rapide et trouve une sorte de désinvolture maîtrisée ; ses visages d'Indiens sont toujours aussi nobles et beaux, et j'aime particulièrement le gros plan de Blueberry à la page 38.
Enfin dernier détail : "Blueberry" est issue de la tradition réaliste franco-belge, les histoires sont longues. Jusque vers les années 70, la BD devait jouer un rôle éducatif pour être une lecture considérée comme acceptable par les parents et les éducateurs ; on trouve donc dans cette bande (et c'est flagrant dans cet album) de nombreuses notes d'érudition et de repères historiques, notamment sur les chefs indiens. Charlier est toujours resté fidèle à cet esprit, c'est ce qui fait l'un des charmes de ses séries qui ont souvent plus de 40 ans d'âge.

1 5 2011
   

Charlier et Giraud mettent une fois de plus dans le mille. Cette réminiscence des guerres indiennes aurait pu sentir le déjà vu, mais cette trame est agrémentée par d'autres éléments de scénario tout aussi importants et qui donnent toujours cette impression de densité et de richesse. La confrontation Blueberry/Steelfingers, ou encore toute cette intrigue autour des dollars disparus (mettant davantage en difficulté notre héros) permettent à ce western de ne pas rester uniquement sur le sentier de la guerre. Pour moi, dans cet album, le seul regret vient sans doute du fait que le chemin de fer n'apparaît plus. Pour le reste, je suis conquis.

Red Neck prend vraiment de l'envergure avec ce tome, avec cette idée initiale qui permet un renversement de situation, une inversion du rapport de force entre Indiens et Tuniques Bleues. Que l'on s'amuse nous, lecteur, connaissant le fin mot de l'histoire, à découvrir les conséquences de cette nouvelle sur tous les protagonistes. Red Neck devient indispensable dans l'histoire, faisant le lien entre Blueberry et McClure : rusé et droit comme le premier, fidèle et parfois retors comme le second.

Bon, je dois vous laisser, car là, je repars pour le Far West....

12 5 2010
   

Le troisième album du cycle "Cheval de Fer" et suite de "L'homme au poing d'acier". Une petite remarque concernant le titre : l'album précédent et celui-ci reprennent le même début de titre que deux anciens albums qui se suivaient également dans leur date de parution : "La piste des Navajos" et "L'homme à l'étoile d'argent". Peut-être un manque d'inspiration mais finalement aucune importance.

La couverture est splendide. Blueberry est habillé style purement cow-boy, dans une position de combat très réussie sur un décor blanc que je trouve magnifique car ça colle bien avec la forêt en arrière plan.

L'histoire se poursuit toujours un peu lentement dans ce tome mais rien de grave. Blueberry est mêlé essentiellement dans une histoire d'argent dans ce tome. On peut même penser que ce tome est un exercice voir un indice sur la situation "Blueberry recherché" que plusieurs tomes traiteront plus tard. Le scénario qui se déroule presque intégralement en forêt de conifères crée une ambiance extra qui change du désert omniprésent du cycle "Les Premières Guerres Indiennes". On sent que Giraud et Charlier sont en accord parfait dans ce cycle. Le scénario fait intervenir beaucoup de dialogues notamment grâce aux Indiens mais ça ne dérange absolument pas et les situations sont parfois vraiment bien trouvées. C'est une fois de plus du très bon western.

Le dessin est une fois de plus très bon et atteint le sommet du style décors verts avec les nombreuses scènes en forêts du tome et une touche de désert pur ouest.

Même personnages que précédemment, peut-être à mon avis moins bien utilisés mais dont certaines scènes sont particulièrement savoureuses grâce à eux. On joue sur la carte des personnages "contre Blueberry" et "défense de Blueberry" qui reviendra plus tard en plus intense dans le fameux "multi-cycle".

Un très bon tome qui conclue le cycle du "Cheval de Fer"...ou presque, car c'était sans compter sur l'arrivée à la fin de l'album d'un personnage à fort caractère qu'il ne faut pas contredire...

A suivre avec l'album final du cycle, "Général Tête Jaune"...

23 12 2009
   

Attention ! Les chefs-d’œuvre de la série s’enchainent.
On doit ces frissons de lecture au grand talent de scénariste de Charlier qui se surpasse dans cette série. Les ennuis de notre héros vont crescendo et les accusations qu’on lui porte lui vaudraient la corde s’il ne pouvait s’en dépêtrer. Même ses amis Jimmy et Red Neck doutent de lui !
Il faut dire que Jethro a fait fort dans le machiavélisme et Mike a trouvé en lui son pendant négatif. Et encore, à peine s’en est-il débarrassé qu’un ennemi encore plus terrible s’avance : Le général Allister, dont on comprend à sa 1ere apparition que Mike (et les indiens) n’a pas finit d’en baver.
Charlier a aussi le génie de faire un cycle de 4 albums sur la construction du chemin de fer en laissant ça en toile de fond. Chaque album a donc un sujet principal différent qui prend le dessus et redonne un intérêt neuf a sa lecture. Le 1er volet, c’était les chasseurs de bisons du rail qui déclenchent la révolte indienne ; le second l’attaque d’un train de ravitaillement. Ce 3ème volet est cette fois axé sur le vol de la paye des ouvriers et les tentatives de négociations avec les indiens pour arrêter la guerre. Mais le 1er thème prend plus d’importance, ce qui évite le « déjà-vu » avec le cycle de « fort Navajo ». Bravo M. Charlier !
Il faut noter que dans cet album, Blueberry, dont on peut se demander pourquoi il reste dans l’armée, tente de poser sa démission ! Mais, en situation de guerre, c’est impossible ou c’est le peloton ! Et un aspect très important du personnage se révèle alors : la loyauté qui pour lui, passe avant tout. Il est militaire et en respectera les règles quoi qu’il en pense. Et on le verra toujours régler ses problème dans le respect des règles ; ce qui lui compliquera souvent la vie.
Ah ! j’ai pas parlé du dessin…excellent ! Et pourtant ça va encore s’améliorer !

un bdphile :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
Avatar de Reflet de l'avatar de
16 11 2008
   

EXCELLENT !! L'intrigue est totalement tordue, sans pour autant être lourde, et prend tout d'abord comme fil conducteur un élément que l'on pensait anodin du tome 8 (j'ai d'ailleurs dû refeuilleter l'album pour savoir qui était ce Sharp). De plus, le fait que les Sioux et les Cheyennes se retirent dans les Black Hills uniquement à cause du sabotage de Red Neck et Jimmy est génial !! Et en plus, tous les personnages sont dupes, même Blueberry !!
Steelfingers, quant à lui, monte un cran au-dessus dans la méchanceté, et on en redemande !! Bon, l'ennui, c'est qu'il meure au milieu de l'album, tué par Sitting-Bull. J'ai d'ailleurs particulièrement apprécié ce passage : on se croirait devant un film, assistant aux dernières minutes de vie du grand méchant, grâce aux cadrages et aux dessins parfaits de Giraud, mais aussi grâce à la narration de Charlier, elle aussi parfaite !
Enfin, Charlier fait prendre un virage à 180° à son intrigue 7 pages avant la fin, pour lancer le cliffangher annonçant le tome 10, qui sera à contre-pied de tout ce qu'on a pu voir jusqu'alors dans la série !!
Bref, un excellent album, qui m'a fait devenir définitivement fan de "Blueberry" !!

4 8 2007
   

Jimmy Mc Clure et Red Neck ont rejoint JulesBurg, alors que Blueberry s'est sacrifié en entraînant derrière lui Steelfinger et les Apaches. Mais Sharp, le chef de poste de l'Union Pacfic, ne croit pas à leur histoire et accuse tout bonnement le Lieutenant d'avoir gardé les trois cent mille dollars de la paie des ouvriers pour lui. Jimmy et Red Neck lui filent une bonne raclée pour lui faire ravaler ses insultes, mais pendant ce temps, Blueberry a été retrouvé par Jethro et ses alliés indiens. Comme il ne veut pas leur dévoiler la cachette de l'or, il est attaché au poteau de torture .....

Voilà un bref résumé du scénario qui nous rappelle bien des choses, et qui en annonce aussi beaucoup. Encore une fois le scénariste revisite ses propres thèmes sous un angle nouveau pour en tirer une histoire originale, mais qui continue de plaire aux amateurs de Western. Cette fois, les indiens sont sur le pied de guerre, et l'irréparable a été commis. Rien ne pourra plus ramener la paix, sauf Blueberry, bien sûr, mais comment ? Par contre, le rôle de Jethro Steelfinger est beaucoup plus ambigu, parce qu'au départ, il était censé freiner l'avancée du chemin de fer, côté Union Pacific, et il se transforme en un hors-la-loi seulement attiré par l'appât du gain. Il faut dire, que bon, 300,000$, c'est pas tous les jours, hein ? Et même au moment du partage, on n'échappe pas au classique règlement de compte entre les bandits qui ne veulent pas partager. Un grand classique.

On ne décrit plus le talent de Giraud, qui nous brosse les grandes étendues sauvages de l'ouest comme si on y était, qui dessine des peaux-rouges comme il en est seul capable, des ambiances de jour, de nuit, dans la plaine ou au bord d'une rivière, du haut de la montagne ou en pleine ville, qui sont un plaisir pour la lecture. Quand on sait qu'en plus le prochain épisode se déroule en plein hiver dans la neige, on en salive d'avance. Le dessin est aussi au service de l'humour, comme par exemple la scène où le barman, un métis indien, vole un cheval pour aller prévenir ses "frères" de l'arrivée de l'armée, sous les yeux ébahis du garçon d'écurie noir qui parle sans les "r", comme le vigie du bateau pirate dans "Asterix" . Malheureusement, mon édition, qui date de 74, est desservie par une exécrable qualité de papier, mais nul doute que les éditions plus récentes auront réglé ce problème.

Encore une fois, cet album vient ajouter une pierre au mythe de la série. Blueberry, figure incontournable du Western en bande dessinée, ajoute une marque à la crosse de son revolver pour notre plus grand plaisir.

4 7 2005
   

Il y a de quoi se rejouir !
effectivement, je pense que c'est l'un des meilleurs de la série...
De l'intrigue, de l'action, des personnages toujours aussi attachants, des dessins sublimes...Je fais peut être vite, mais il est vrai que Blueberry me laissera toujours bouché bée....